samedi 12 novembre 2011

-COUSIN Jean Léon et Henri-
-PIHAN Henri et Marcel-
 -Facteurs vents LYON-

Une estampille de marchand et détaillant, le facteur, Pierret;
 le marchand, Pihan; le détaillant, Champel.


L'origine de cet article est inspiré des grandes maisons de facture instrumentale lyonnaise (voir article sur Couturier) ainsi que de la rencontre avec un saxophone alto au son étonnant.
Le sujet est important, il concerne plusieurs grands noms de l'histoire des instruments à vent et je vous propose de survoler les deux premiers facteurs, Messieurs Sautermeister et Muller, illustres luthiers, fabricants d'instruments et concepteurs d'avant garde.
Pierre Constant: source J.P. COGNIER- R. TERRIER.
"...fondée par François Sautermeister, à Lyon, en 1809. Ce facteur se signala en 1812 par l’invention d’un curieux instrument qu’il nomma basse-orgue. Il était parfaitement cylindrique jusqu’au pavillon et recourbé comme le basson, il avait pour embouchure un bec semblable à celui de la clarinette et produisait plus de 3 octaves par demi-ton. Le pavillon pouvait se remplacer par un globe ou par un tube percé de part en part. En 1827, Sautermeister imagina une basse d’harmonie ou nouvel ophicléide, à 11 clés, perce conique et pavillon évasé, dont le son tenait du buccin et du ((p 345)) serpent. Les instruments de ce facteur sont très rares, une seule clarinette en cuivre, à 9 clés, déjà signalée (La Facture, p. 168) nous est connue. Il mourut en 1830 et sa veuve continua avec son neveu Louis Muller pendant quelques années, après quoi, il resta seul jusqu’à son décès, qui survint en 1867 (Dans le Catalogue du musée du Conservatoire, G Chouquet a indiqué comme époques d’exercice de ce facteur 1835-55 (page 136) et 1830-60 (page 166).
Ce facteur fut très inventif ; en 1835, il donna aux pistons une perce plus forte ; en 1838, il fit un système de cor à 2 pistons percés de trois trous au lieu de quatre et actionnés par des touches ou boutons, à volonté ; en 1846, il construisit une clarinette-basse à deux corps parallèles en forme de basson, descendant à l’ut, qu' il proposa pour remplacer le basson, puis, une clarinette à 14 clés et 4 anneaux dont un spécimen est au Conservatoire (n° 539) ; en 1855, ce fut une contrebasse à anche à corps parallèle, également en forme de basson, descendant une octave au dessous de cet instrument, à perce cylindro-conique, pavillon en cuivre et disposition nouvelles des clés, qu’il appela muller-phone. Ses cornets à 2 et 3 pistons furent jugés les plus satisfaisants en 1855 (méd. De 2eme classe). Peu après la mort de Muller, M. Jean-Léon Cousin, né à Paris le 30 janv. 1843, se rendit acquéreur de son fonds (sept. 1868) ; il avait fréquenté les classes entretenues au conservatoire par le ministre de la guerre, alors qu’il était musicien au 2e génie, et obtenu un 3e accessit de clarinette au concours de 1863. M . Cousin ((p 346)) enseigne actuellement cet instrument à l’école de musique de Lyon, succursale du Conservatoire de Paris. Comme facteur, cet artiste a remporté deux médailles d’argent (1878-89) ; il a imaginé un système d’instruments à 5 piston sur lequel nous nous sommes étendu dans la Facture (p 138) ; il est encore l’auteur d’un entre-deux articulé, servant à monter et à démonter instantanément les instruments à pistons, faits avec un tube sans soudure."
Pour information, ces facteurs sont présents sur le blog de René Pierre:
http://rp-archivesmusiquefacteurs.blogspot.fr/search?updated-min=2013-01-01T00:00:00%2B01:00&updated-max=2014-01-01T00:00:00%2B01:00&max-results=1

Cousin Jean Léon et Henri:
Contrairement au texte ci-dessus, erreur répercutée sur le "Langwill" qui s'en est inspiré concernant la date et le lieu de naissance de M. Cousin père, j'ai consulté les recensements de population du quai Saint Vincent aux périodes intéressées.

Recensement de 1921: au 19 quai Saint Vincent.
Cousin Henri né en 1876 dans le Rhône luthier patron
Cousin Berthe née en 1874 dans le Rhône professeur épouse.
Cousin Jean né en 1843 B Pyr père industriel patron.

Recensement de 1926: au 19 quai Saint Vincent.
Cousin Henri né en 1876 dans le Rhône employé.
Cousin Berthe née en 1874 dans le Rhône épouse.

Acte de décès de Cousin Jean Léon:
"Le quinze novembre mille neuf cent vingt cinq à neuf heures: Jean Léon Cousin né le vingt janvier 1843 à Pau (Basses Pyrénées), fils des feus Pascal et Antoinette Renault, veuf de Alix Suzanne Renault, ancien industriel, est décédé en son domicile quai Saint Vincent numéro 19...Sur la déclaration de Charles Boquin, cinquante ans, employé domicilié rue Victor Hugo 51."
Remarquez le changement de statut professionnel de son fils Henri, luthier en 1921 et employé en 1926.
Sur l' acte de naissance de Jean Léon: son père, Pascal Cousin, âgé de 39 ans, était en garnison à Pau, chef de musique au 25 ème régiment d'infanterie en ligne.

Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical : source Gallica.
"1896-Marchands d'instruments de musique: Cousin, Quai saint Vincent 30.
Facteurs d'instruments de musique en cuivre: Cousin, Quai saint Vincent 30. 1910-Marchands d'instruments de musique: Cousin, Quai saint Vincent 30.
Président de la chambre syndicale des instruments de musique de Lyon.
Facteurs d'instruments de musique en cuivre: Cousin, Quai saint Vincent 30.
Luthier: Cousin, Quai saint Vincent 30. (cuivre)."

Participation aux expositions universelles: source Malou HAINE.
"Lyon 1872:
Médaille d'argent- Cousin Louis- passage Couderc- Lyon- Instruments de musique.
Paris 1878: catalogue. Cousin (L) 9 place des Célestins Lyon. Instruments de musique.
Instruments à vent en bois:
Médaille d'or- Cousin L- Lyon Rhône- Instruments à vent en bois et en cuivre.
Instruments à vent en cuivre et instruments à percussion:
Médaille d'argent- Cousin L- Lyon Rhône- Instruments à vent en bois et en cuivre, d’une bonne fabrication.
Paris 1889:
Instruments à vent en bois:
Médaille d'argent- Cousin Léon (anc Muller)- Lyon Rhône- Instruments à vent en bois et en cuivre.
Instruments à vent en cuivre et instruments à percussion.
Médaille d'argent- Cousin L- Lyon Rhône- Instruments à vent en bois et en cuivre."

Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical : source Gallica.
"1896-Marchands d'instruments de musique: Cousin, Quai saint Vincent 30.
Facteurs d'instruments de musique en cuivre: Cousin, Quai saint Vincent 30.
1910-Marchands d'instruments de musique: Cousin, Quai saint Vincent 30.
Président de la chambre syndicale des instruments de musique de Lyon.
Facteurs d'instruments de musique en cuivre: Cousin, Quai saint Vincent 30.
Luthier: Cousin, Quai saint Vincent 30. (cuivre)."

Musique adresses universel 1913:
Cousin L., 30 quai Saint Vincent- Instruments bois et cuivre. Fond en 1830 CSF Lyon.

Bulletin des lois de la république française: source Gallica.
159201, brevet de quinze ans, 17 décembre 1883; Cousin représenté par Delaj.. à Paris, rue Saint-Sébastien n°45, cornet à piston perfectionné.

Revue française de musique. Le 15/09/1906: Chronique Lyonnaise; Source Gallica.
HISTOIRE DE CLARINETTES 
M. Léon Cousin, facteur d'instruments de musique et professeur de clarinette au Conservatoire de Lyon, m'a adressé la lettre suivante. 
Monsieur le Directeur de la Revue Musicale de Lyon : 
"Il vient de me tomber par hasard entre les mains un numéro de votre journal dans lequel se trouve le compte rendu des concours du Conservatoire. La classe de clarinette n'a pas en l'avantage de mériter vos éloges. Je le regrette tout en tenant compte que les opinions sont libres et que l'appréciation des critiques n'a, en somme, d'autre valeur que celle que leur accorde le lecteur. Mais je me permettrai de compléter votre article en rectifiant une légère erreur. Il semblerait d'après vous que tous mes élèves se servent de ces clarinettes lyonnaises que je fabrique. Hélas! il n'en est rien. Vous pouvez attribuer sans crainte à l'infériorité du professeur les défauts de sonorité que vous avec si bien remarqués, car, malgré mes catalogues (à votre service d'ailleurs), et malheureusement pour moi, la plupart de mes élèves arrivent au Conservatoire déjà pourvus d'une clarinette que je ne leur ai pas vendue. 
Je suis donc moins favorisé que le critique qui, à défaut d'autres, peut au moins imprimer sa prose dans un journal à lui. 
Vous m'obligeriez en insérant la présente lettre afin de détromper les lecteurs qui pourraient supposer, d'après votre article, que j'use de ma qualité de professeur pour aider à la vente de mes clarinettes. 
Et, certain que vous ferez droit a ma demande, je vous prie d'agréer, etc. L. COUSIN."


Tous mes remerciements Mehdi pour cet échange concernant ce ténor en ut 
que faute d'agrandissements, nous n'avons pas pu avancer sur son origine.

Etats de service de Henri Auguste Cousin en 1896,  matricule 821 Lyon sud. archives du Rhône.
Henri Auguste Cousin né le 18 juillet 1876 à Lyon 2ème ardt, profession facteur d'instruments, fils de Jean Léon et de Suzanne Renault, domiciliés Lyon mée. Saint Barthélémy, 36 dans le 5ème ardt. Engagé volontaire du 17 octobre 1894 au 18 septembre 1897... Localités successives habitées: 
Le 27 septembre 1899 Quai Saint Vincent 20...
Le 16 avril 1909 Lyon 26 quai Saint Vincent...


Pihan Henri et Marcel:


Recensement de 1926: au 30 quai Saint Vincent.
Pihan Henri né en 1869 à Paris fabricant d'inst de musique.
Pihan Berthe née en 1871 à Paris épouse.
Pihan Marcel né en 1891 à Paris fils.
Pihan Berthe Annette née en 1893 à Paris fille.
Pihan Marcelle née en 1898 à Brasles. Belle fille.

Recensement de 1931:
Pihan Henri né en 1869 à Paris ouvrier inst de musique.
Pihan Marcel né en 1891 à Paris fils fabricant
Pihan Berthe née en 1893 à Paris fille.
Pihan Marcelle née en 1898 à Brasles.

Recensement de 1936:
Pihan Henri né en 1869 à Paris (IV) père ouvrier inst de musique.
Pihan Marcel né en 1891 à Paris (XI) fils fabricant
Pihan Berthe née en 1893 à Paris fille.
Pihan Marcelle née en 1898 à Brasles.

Note: la succession est éventuellement due à l'origine du décès de Jean Cousin, fin 1925. La famille Pihan est absente en 1921 et présente en 1926.

Annuaire Fournier de la Drome de 1926: source Gallica.
INSTRUMENTS DE MUSIQUE PIHAN, 30, quai Saint Vincent, Lyon.

Note: la demande de parution dans cet annuaire daterait de 1925, le décès de Jean Léon Cousin au 15/11/1925 déclare qu'il était ancien industriel. Le recensement de 1921 précise sa fonction d'industriel. Cela indiqueraient une succession établie du vivant de Jean Léon et en considérant que son fils, étant employé en 1926, ne désirait pas reprendre la tête de l'entreprise; Henri Pihan succédait déjà en 1925.  

Musique adresses universel 1924:

Pihan H, 30 quai Saint Vincent-

Musique adresses universel 1929:
Pihan H (Succ Cousin), 30 quai Saint Vincent- Fabricant d'instruments à vent, bois et cuivre et pièces détachées - Réparations- Fond en 1830.

Acte de naissance de Pihan Henri, Auguste:
Henri, Auguste est né le 22 mars 1869 à midi et déclaré le 23, au 4 rue de Birague (Paris) chez sa mère, Marie, âgée de vingt et un ans, blanchisseuse et de père non dénommé.
Décédé à Dormans (Marne) le premier février mille neuf cent quarante six.

Acte de naissance de Pihan Marcel, Henri:
Marcel, Henri est né le 9 mars 1891 à Paris (XI) et déclaré le 11, au 64 rue Fontaine au Roi chez ses parents, Henri, Auguste déclare être facteur d'instruments de musique, son épouse Berthe Mahussier est âgée de vingt ans, profession cartonnière. Mariés le 4 juillet courant.
Témoins: Victor Nez 35 ans facteur d'instruments de musique domicilié au 10 rue du Chalet.
Edmond Brishle 24 ans facteur d'instruments de musique domicilié 101 rue Saint Charles.
Marcel est décédé à Reims (Marne) le 9 mars 1985.

Journal officiel de la république française du 5 septembre 1949:
Pihan (Marcel-Henri) administrateur de section de la société mutualiste les médaillés militaires, à Dormans.



Exposition universelle de Paris 1900: source Malou HAINE.
"Médaille d'argent en tant qu'ouvrier de la maison Schoenaers H (anciennement Millereau) 66 rue d'Angoulême Paris: Pihan Henry Maison Schoenaers- Millereau (Bois, cuivres, divers). Instruments à vents en cuivre à pistons et à clefs, instruments à vents en bois, instruments à percussion, batteries, accessoires d'instruments en cuivre et en bois. "
Éventuellement une connaissance de Louis Pierret, ex ouvrier de Millereau, l'ombre d'une sous traitance en saxophone avec M. Louis Pierret se précise. Nous sommes en présence d'un "stencil" Pierret type "corps embouti" n°118X provenant de la rue Béranger et dans un état d'usure avancée.

Une sous traitance plus évidente est mis à jour avec les établissements Beaugnier (voir stencils), j'en parlerai en suite à cet article.


Etats de service militaire de Henri Auguste Pihan classe 1889:
...résidant à Paris, rue Fontaine au Roi, 64. Ouvrier en instruments de musique. 1890: ajourné, 1891: ajourné:1892: services auxiliaires.
Adresses successives habitées:
16 décembre 1895, 97,rue d'Angoulême Paris.
15 mai 1896, 29 rue Moret Paris.
23 août 1900, 62, rue Compans Paris.
7 mars 1907, 10, quai des Filoirs Château Thierry.
28 novembre 1910, Etampes (Con de Château Thierry) ouvrier d'usine.
3 septembre 1914, Paris XIè 56, rue Fontaine au Roi.
25 novembre 1914, Château Thierry, 68, r Carnot.

Vu sur documents:
Enveloppe à en tête: MANUFACTURE D'INSTRUMENTS DE MUSIQUE- Établissements Pihan- Lyon, 30, Quai Saint Vincent, 30- Lyon. Datée de 1932.

Vu sur Ebay:
Deux documents: 4 pages avec 2 photos de la manufacture et des modèles recommandés et un 8 pages de tarifs, les 2 datés de 1934 et 1935. Un catalogue avec note manuscrite vers 1936.

Annuaire industriel, répertoire général de la production française. 1935 et 1938. Source Gallica.
Clairons. Pihan (Henri), 3o, q. St-Vincent, Lyon, Rhône.
Note: il n’est pas sur les rubriques autres instruments à vent. Flûtes, saxophones et autres bois et cuivres. Ce document indique seulement une activité de facteur de clairons. Ce qui expliquerait la présence de "stencils" vendus sous cette enseigne.
Il resterait à concevoir l'année de disparition de l'entreprise, Marcel Pihan était âgé de soixante ans en 1951 et nous le saurons éventuellement par la suite. En remerciant vivement les auteurs des sources pour leur professionnalisme et leurs références.

Stencils: 
Alto Beaugnier:


Saxophone alto Beaugnier signé Pihan, mes remerciements à l'auteur, identité du photographe à préciser. Numéro de série difficilement lisible: 55XX.

Afin d'illustrer et de compléter cet article, si vous possédez un instrument de marque concernant ce(s) luthier(s), il serait louable de votre part de proposer (et d'envoyer!) des photos de celui ci afin de faire rebondir ce sujet en perpétuelle évolution. Toutes mes salutations musicales.

mardi 1 novembre 2011

-ANGOT ET DUBREUIL-
Ivry la Bataille est un village de l' Eure ayant eu une activité de fabricant de lutherie importante durant le dix neuvième siècle. Lors du recensement de 1891, on dénombre une cinquantaine de professionnels domiciliés dans le village, des deux sexes, certains en activités ayant dépassé soixante ans ainsi que des enfants luthiers âgés de moins de quatorze ans.

Voici une clarinette trouvée dans l' Allier cet été, l'estampille est usée et partiellement visible à la loupe, elle est signée Dubreuil - Ivry la Bataille - Eure.
ANGOT Louis Philippe est né le 2 avril 1839 à Ivry la Bataille- Décédé le 18 octobre 1901.
Mariage: Angot Louis Philippe, profession Limonadier, et Durvie Louise Nina Élise le 6 juin 1864.
DUBREUIL Romain Désiré né à Damville (Eure) le 14 avril 1838.
Mariage: Dubreuil Romain Désiré et Guignard Rose Olympe le 12 mai 1862, profession luthier,  demeurant à Ivry la Bataille. Témoin: Noblet Prudent âgé de 36 ans fabricant d'instruments de musique.
Enfants: Dubreuil Louis Eugéne née le 26 mai 1863. Profession du père à la naissance luthier. Dubreuil Louis Eugène marié à Lasse Juliette le 30 août 1887 est décédé le 19 mai 1899.
De cette union naquit Dubreuil Cécile Juliette Eugénie née le 28 janvier 1889. Fille de Louis Eugène (fabricant de lutherie).
Note de 2020: Romain Désiré Dubreuil était domicilié en tant que luthier sur la Chaussée d'Ivry, les tables décennales ne sont pas disponibles en ligne au delà de 1912; sur les listes électorales, il apparaît encore sur la liste de 1923 (un trait crayon gras biffe cette inscription) et disparaît sur celle de 1924. 
Les tables de successions et absences sont plus instructives, il était luthier et son décès date du 24 avril 1923, sur fond le 3 mai 1923, vente mob le 6 juin 1923.

Exploitation du fonds de 1873 à 1923.

Vu ceci: auteur de ce P.d.f. Elodie Biteau-Manufacture Angot et Dubreuil-Département de l'Eure.
"Active dès 1878"- Fonds en 1873. La production semble s’arrêter à la veille de la première guerre mondiale"-M. Dubreuil était luthier sur les listes électorales jusqu'à son décès en 1923. Domicilié dans l'Eure et loir.

Expositions universelles: source Malou HAINE.
Philadelphie 1876: Angot et dubreuil, instruments de musique à vent en bois. Ivry la Bataille. Paris 1878. 

Le département de l'Eure à l'exposition universelle de 1878 par Charles Fortier.
MM. ANGOT ET DUBREUIL, A IVRY-LA-BATAILLE: source Gallica.
Ces messieurs avaient envoyé des instruments à vent en bois, clarinettes, flûtes, etc. Leurs échantillons témoignaient des qualités générales de la fabrication du pays, le soin et l'habileté, et ils ont été très sérieusement appréciés des connaisseurs.
Outre les produits dont ils ont exposé des spécimens remarquables, MM. Angot et Dubreuil fabriquent encore toute la série des instruments a cordes: violons, altos, violoncelles, basses, etc., et les Instruments de cuivre. On voit qu'il y a là une fabrication multiple et très-complexe, et qui exige de la part des industriels qui la dirigent un travail assidu, une surveillance incessante, et une entente très approfondie du métier et de tout ce qui s'y rapporte.

Archives commerciales de France: source Gallica.
1)Angot et Dubreuil. — Fab. d'instruments de musique. — 7 ans: — 78.199 fr — Ivry-la-Bataille - Année 1886- Formation de société.
2)Evreux. — Formation de la Société en nom collectif ANGOT et DUBREUlL, fab. d'instruments de musique à . Ivry- la-Bataille. — Durée: 7 ans. — Gap. 78,199 fr. 55 c. — Acte du 6 avril 1886.

Vu sur lette datée du 8 février 1896:
 Ancienne Maison ANGOT et DUBREUIL Succ-Manufacture d'Instruments de Musique- Usine hydraulique- Mention honorable exposition internationale Paris 1875- Médaille d'argent Paris 1878- Ivry la Bataille (Eure).

"Vous avez parfaitement raison le prix de 120 frs a été fait pour vous par mon ancien associé et je vous l'avoue que je l'ignorais je rétablis le compte... signé Dubreuil".
Note: c'est en date du 6 avril 1893 que la formation de société Angot et Dubreuil expira.

Vu sur archive.org 1888 Instruments de musique en bois: Angot et Dubreuil 8, rue Dupuis.
Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical: source Gallica.
En 1893, 96 et 97 Angot et Dubreuil- Ivry la Bataille-En 1898-1899 ancienne maison Angot et Dubreuil, Dubreuil.
Publicité de 1903: Ancienne Maison ANGOT et DUBREUIL-DUBREUIL IVRY LA-BATAILLE (Eure)-Manufacture Générale d'Instruments de Musique-De tous genres et tous modèles- Solidité, Sonorité, Justesse, Garanties-
RÉPARATIONS PRIX MODÉRÉS-USINE HYDRAULIQUE - Demander Catalogue gratis.
1909: Angot et dubreuil (Dubreuil successeur).

Musique-adresses 1913: Ivry la bataille Seine: Dubreuil R.-D.- Instruments à vent en bois.- Fond. en 1873.
Maria José me transmet des photos de sa flûte, perce convergente, 5 clés, dernier quart dix neuvième siècle signée Angot & Dubreuil- Ivry la Bataille et tous mes remerciements.

Vu dans la presse:
Le XIXe siècle le 9 novembre 1889-Petite correspondance: Angot et Dubreuil 8 rue Dupois (erreur d'imprimerie), à Paris.
Le XIXe siècle le 11 janvier 1891-Petite correspondance: Angot et Dubreuil 8 rue Dupuis.

Afin d'illustrer et de compléter cet article, si vous possédez un instrument de marque concernant ce(s) luthier(s), il serait louable de votre part de proposer des photos de celui ci afin de faire rebondir ce sujet en perpétuelle évolution. Toutes mes salutations musicales.

lundi 10 octobre 2011

René GUENOT et Albert DOUCHET successeur.


L'évolution de cet article consacré aux facteurs René Guénot et Albert Douchet dépendra d'éléments rencontrés ultérieurement, archives menant à l'origine du fond, illustrations de modèles et période de production des saxophones et sera remanié en fonction des informations apportées. Le premier vecteur recherché sera l'identité de M. René Guénot, créateur de cette maison suivi de la période d'exploitation du fond originel.

État civil de René Guénot:
Le neuf novembre mille huit cent quatre vingt dix est enregistré René Guénot, né la veille, le huit novembre, à Etiveau, commune de Saint Boil, arrondissement de Chalon sur Saône (Saône et Loire) au domicile de ses parents. Son père, Philibert, agé de trente deux ans est employé de chemin de fer, son épouse, Marie Laroche est sans profession.
Le dix sept décembre 1912, son mariage avec Bordet Jeanne Marie Philiberte (née le 30 mai 1893 en cette ville) a été célébré a Chalon sur Saône.
Un second mariage est enregistré en marge, le vingt neuf octobre 1928 à Bagnolet avec Madame Lecouteux Lucienne Alice.
"Guenot" transmet en commentaire:
"Quelques précisions sur l'état civil de René guenot: 
- Sa deuxième épouse s'appelait Lucienne Lecouteux,, décédée en 1989 à Gaillac (81).
- Ils eurent un fils Maurice, né en 1930 à Neuilly/Seine et décédé en 2009 à Toulouse.
-La commune ou fut prononcé le divorce auquel vous faites allusion est plutôt en région parisienne qu'à Gap.
-Il eut auparavant une fille de son premier mariage : Suzanne.
-Il fut auparavant un célèbre coureur cycliste, vainqueur du tour de France des indépendants en 1910. (voir Wikipédia)".
Il participe une dernière fois au tour de France en 1918.
On peine à lire un divorce rendu le sept juillet 1942, enregistré le vingt janvier 1943.
René est décédé à Gap (Hautes Alpes) le six mai 1965.

État civil de Albert Douchet:
Concernant l'état civil de M. Douchet Albert, sur ce registre est inscrit, né le 1.4.1905 à Cambrun (P d C), est ce Cambrin dans le Pas de Calais?
Source archives du Pas de Calais:
Naissance en date du 1 avril 1905 de Douchet Albert commune de Cambrin:
...à comparu Douchet albert, âgé de 38 ans, brasseur, demeurant à Lens...
En marge: "Marié à Paris (19ème) le 25 juin 1943 avec Elisabeth Hetmanczyk." acte consultable en salle de lecture.
Note: décédé le 13 septembre 1975 à Béthune (62) et domicilié à Cambrin.

Vu sur sites, vente en ligne, divers:
1) Saxo alto argenté: au dessus un soleil, René Guénot, successeur Albert Douchet et Cie, 90 Rue Rébeval, Paris, étoile 6 branches, made in France.
2)J'ai aussi un sax alto René Guenot. Il date de 1930 : c'est à peu près l'époque où cette marque a été vendue. Elle a été reprise par A.Douchet 90 rue Rebeval Paris qui a signé des saxos de son nom.
3) Je possède un saxophone Alto de la marque René Guénot fabriqué par Albert Douchet avec l'annotation suivante : M. Roche- 30 rue Tapis Vert- Marseille.
4)I have just bought a Saxophone Alto at a local auction for £28. Made by Rene Guenot, 10, Rue Beaurepaire, Paris and stamped Essaye par L. Meyer, Garde Républicaine.
5)Saxo alto Essaye par MEYER Garde Républicaine- GUENOT RENE PARIS-FRANCE MODELE 1929-
6)René Guénot, 10 rue Beaurepaire, Paris
7)Saxo soprano RENE GUENOT - 10. Rue Beaurepaire - PARIS - Essayé par L. Meyer. Garde républicaine 659.
8)Saxophone ténor: soleil avec au centre caractères Art Déco R G- René Guénot- A Douchet & Cie- successeurs- 35 rue Clavel- Paris. (Fa croix aigu, si et sib graves coté gauche du pavillon. Virole de butée de bec sur bocal, barre sous bocal, pas de vis d'altère et située sur clé).
9)Saxophone ténor, flammé essayé par Meyer garde républicaine RENE GUENOT- PARIS-FRANCE MODELE 1929. Vu sur Sax on the web ressemblant à un Evette et Schaeffer série III.

Musique adresses universel 1929:
René Guénot successeur A Douchet manufacture de saxophones et sourdines pour instruments à vent- Inst (Commission- Exportation).90 rue Rébeval Paris 19ème, (métro Belleville).

Recherches 10 rue Beaurepaire: Xème .


Journal l'Intransigeant du 26 juin 1926 page 7 source Gallica.

Archives commerciales de la France: source Gallica.
Paris- Modification- Société René Guénot et Albert Douchet, successeurs, 10 Beaurepaire, Monsieur Guénot cède 225 parts à M. Douchet- 31 Décembre 1927-

Date de l'enregistrement au registre chronologique du commerce: Le 14.12.1927 Sté René Guénot- instruments de musique- 10 rue Beaurepaire 10ème- Capital social 550000fr- Ré limitée - 15.11.27 au 15.11.77-

Recensement de 1926 au 10 rue Beaurepaire:
Guénot René né en 90 S & Loire- P Commerçant..

Recherches 90 rue Rebeval: XIXème.


Journal l'Intransigeant du 4 août 1928 page 7 source Gallica.

Archives commerciales de la France: source Gallica.
PARIS. — Modification. — Soc. dite GÉRANCE IMMOBILIÈRE PARIS-BANLIEUE, 90, rue Rébeval. — Transfert du siège, 26, Annonciation. — M. Pacquet cède 5 parts à Mme Guénot. — 9 septembre 1929. — G. P.

Date de l'enregistrement au registre chronologique du commerce: Le 20.11.1928 René Guénot et Albert Douchet successeur- 90 rue Rebeval.
Acte de société déposé le 15-6-38- Cession nomination d'un 2ème gérant et modification.
Acte de société déposé le 7-5-48- Changement de gérant.

Recherches au 35 rue Clavel:
Vu sur J.P. COGNIER- R. TERRIER LUTHIERS:
Annuaire OGM 1956 Douchet A&C (guitares) 35 rue Clavel Paris 19ème.
Voir article Guenot (suite) sur une occupation éventuelle en 1939 de la rue Clavel.

Musique adresses universel 1941:
Douchet A. et Cie, 35, rue Clavel.- Paris (19è).- Nor 36-21.

Source archives de Paris:
Décès de 1943 du 19ème ardt., transcription du 18ème ardt.:
...le 8 août 1943...est décédé... Albert Robert Auguste  Douchet, né à Paris le 5 août 1943, fils de Albert Douchet, luthier et de Elisabeth Hetmanczyk, sans profession, son épouse, domiciliés 35 rue Clavel...

François me transmet cette coupure de presse:
rien ne précise de qu'elle usine il s'agit ?


Journal l'Intransigeant du 1 mai 1927 source Gallica.
Nord 36-21 est le numéro de téléphone de Guénot.

Trouvé ceci:
Archives commerciales de la France:
PARIS. — Formation. — Soc, à resp. limitée dite ETABLISSEMENTS René GUÉNOT, produits alimentaires, 26, Annonciation. — 50 ans. — 30.000 fr. — 13 septembre 1929 G. P.  

Informations tirées d'un catalogue Douchet "Notre dernière création le Super série 1934": non daté, domicilié rue Rebeval, approche sur la datation de ce tarif:
titre: marque René Guénot déposée- Albert Douchet & Cie- Successeurs.
1)Le bec "Jaseur" complet est au tarif Douchet, en soprano: 90fr, alto:110fr, ténor:145fr, baryton: 200fr.
2)Extrait tarif Renoux général avec modèle de saxophone le "Super Rex", brevet Drouet 1947-49, le détail concerne les becs et anches, Le Jaseur y est, complet, clarinette 1200fr, saxophones: 1200fr, 1500fr, 1980fr, 2600fr.
3)Calculateur d'inflation, 90 en 1935 donne 1157 en 1947. Vers 1935.
-Tous les modèles, avec ou sans saxophone basse sont conçus en ut et si b pour ce qu'il s'agit des sopranos et ténors, en mi b pour les altos et barytons

Extraits:
Manufacture d'Instruments de Musique- Fabrication artistique- Marque René Guénot déposée - Albert Douchet & Cie successeurs.
"Le saxophone Albert Douchet possède des qualités rares et précieuses: Sonorité moelleuse et homogène..." René Laurent professeur à l'École Normale de Paris.

Modèle 0:
descendant au si naturel, deux clés d'octave, cadences de si b et ut, sans rouleaux et sans nacres.
En suppléments au modèle: Clé automatique d'octave. Descendant au si b grave. Rouleaux et nacres. Vis d'accord au bocal.

Modèle n°1 "Simplimax":
descendant au sib grave, cadences de si b et ut index droit, clé d'octave automatique, 4 rouleaux, touches nacres.
Suppléments: vis d'accord au bocal.

Modèle n°2 "Standard":
descendant au si b grave, cadences de si b et ut, double sib par l'index et les 3ème et 4ème doigts droits, triple si b par l'index gauche permettant la trille si-ut- sol # articulé, double clé de fa #. double fa aigu par plateau spécial. Clé d'octave automatique. 5 rouleaux, touches nacres. Nouvelle forme perfectionnée des cadences de la main droite, garde de protection au fa#.
Suppléments: vis d'accord au bocal.
Il existe un basse au catalogue pour ce modèle.

Modèle n°4 "Professionnel":
descendant au si b grave, cadences de si b et ut, double si b par l'index et les 3ème et 4ème doigts droits, triple si b par l'index gauche permettant la trille si-ut- sol # articulé, double clé de fa #. double fa aigu par plateau spécial. Trille sol-sol #, double mi b par perce spéciale, clé automatique d'octave. 7 rouleaux, touches nacres. Nouvelle forme perfectionnée des cadences de la main droite, garde de protection au fa #.
Suppléments: vis d'accord au bocal.
Il existe un basse au catalogue pour ce modèle.

Modèle "Super Luxe":
même description que le modèle n°5 "Super série". Entièrement doré, corps sablé, clés et pavillon brunis. Pavillon richement gravé.

Modèle "Super Série" 1934:
sur la base du "Standard" avec les additions suivantes: trille sol-sol #, double mi b par perce spéciale, clé de trille de ré (perce spéciale) par l'index droit, clé spéciale de sol # à rouleau entraînée par les notes graves du petit doigt gauche permettant la liaison des notes ré b, si bécarre. Sib grave avec sol #. 8 rouleaux, touche nacre supplémentaire sur clé de fa #, plateau de sol- Sol # et clé d'octave automatique. garde de fa # et de double mi b, renfort et vis d'accord au bocal. Richement gravé.

Extrait:
"De même que le Standard, ce modèle soigneusement établi au point de vue du mécanisme et du réglage, s'adresse tout spécialement aux artistes de jazz leur permettant de faire face à toutes les difficultés instrumentales."

Informations tirées de photos illisibles représentant un catalogue René Guenot:
titre: René Guenot & Albert Douchet, successeur.
" Instruments de musique-Fabrication artistique-Agent pour la France: E Pichard, 13, rue Pierre Picard, Paris-René Guenot & Albert Douchet, succ...- Société à responsabilité limitée au capital de 550.000 frs-90, rue Rebeval, Paris 19è- Spécialité de saxophones, clarinettes, trompettes de jazz, Accessoires, etc...
Saxophones...ils sont essayés par M. L Meyer soliste de la garde républicaine...
Saxophones:Modèle n°1 dit "Simple"- Modèle n°2 dit "Courant"- Modèle n°3 dit "Complet"- Modèle n°4 dit "Américain"- Modèle n°5 dit "De luxe" concerne que les finitions traitements de surface.
Flûte et piccolo: existent en ébène ou grenadille avec clés en maillechort poli ou argenté- flûtes Boehm et piccolos à plateaux pleins ou creux en maillechort poli ou argenté avec patte d'ut ou si. Possibilités de clétage argent ou tubes et clés en argent. »
Le capital de 550.000 frs correspond au capital connu depuis la création 14.12.1927, les prix sont en francs et comportent 4 chiffres (une flûte Boehm argentée à patte de si au prix de 1500 frs, un alto n°4 argenté entre 2400 et 2500 frs), ces prix correspondent à des saxophones « pros » lors des années 30.
L’approche de datation de ce catalogue serait d’autour 1930 et sa sortie précéderait celui du Super série 1934. Sous réserves des conditions partielles et illisibles pendant la lecture.

Galerie.
Catherine nous propose des photos de son saxophone, voici ses observations: "Je joue du sax en amateur. Cet instrument marche très bien, puisque j'en jouais jusqu'à ce que je craque récemment pour un Buescher "True Tone", probablement plus ancien encore. Difficile de définir un son... Je dirais qu'il a plus de grain et de personnalité qu'un sax moderne, et qu'il est relativement juste. Il gagne beaucoup à être bien chauffé. Il est cependant plus difficile d'émission que le Buescher, moins puissant aussi."

Remerciements à Catherine pour cette initiative et ces belles photos.


Bas gauche: nouvelle forme perfectionnée des cadences de la main droite, touche de fa # sertie de nacre.
Au centre: une vue de trois quarts.
Bas droite: une vue partielle des huit rouleaux, les six dont le sol # du palonnier main gauche.

Becs:
Ébène 1er choix, ébonite, ébonite supérieur tablé, Steel ébonite tablé de 1 à 10, matière plastique avec diverses couleurs, Ébonite table argent, Jaseur complet ( Steel ébonite, tube intérieur métal), cristal, cristal (intérieur ébonite, cristal- rubber), métal "A. Douchet" complet avec table de 1 à 10 argenté.

Saxophone soprano Andrieu "StandardLuxe":
Ne connaissant pas les sopranos Guénot et devant le peu d'images disponibles sur le net, je vous propose les photos de cet instrument prisent par Dave que je remercie vivement. Il est entendu que pour l'instant la recherche est intuitive et nécessiterait une comparaison avec un soprano flammé René Guénot, un Douchet.



Remerciements à Dave pour ses photos.

Vu sur sax on the web: "The Rene Guenot soprano had the words "Modele 1928" engraved on it, soldered tone holes and a thumb ring like the Conn sopranos."
Vu sur Ebay, soprano René Guenot, essayé par L. Meyer- Garde républicaine- Modèle 1928- Cheminées apparemment soudées avec support de pouce main droite en crochet.
Visiblement, la forme du support de pouce, en crochet ou anneau importe peu quand à la détermination du facteur, nous retrouvons ces deux types sur des sopranos de même époque chez Guenot.
Il reste à poursuivre sur les cadences aigues, ré, mi b et fa et leurs conceptions, elles seraient de type soprano Mark VI sur les Guenot, charnières dans l'axe du corps; perpendiculaires sur les Drouet, avec charnière commune pour les clés de Fa et mi b.
Un autre soprano s'est vendu sur Ebay, estampillé Robert Drouet et faute de comparer ce StandardLuxe avec un Douchet, je trouve que les similitudes sont troublantes entre ce StandardLuxe et le Drouet. J'ai déplacé donc ce saxophone dans l'article Drouet en question, voir à comparaison Andrieu- Drouet actuellement en fin de texte.

Saxophone alto attribué à Guenot-Douchet estampillé Masspacher, numéro de série 49XX: voir article Masspacher instruments.

Remerciements à Skybloo pour ses photos.

Extraits de presse:
Faute de sources, je n'ai pas pris part à la distribution des rôles dans cette entreprise,  qui concevait et qui commercialisait chez René Guenot, Albert Douchet successeur?
Ce qui suit tend à montrer que M. René Guenot avait aussi un don et un sens du commerce particulier, voici des extraits d'articles parus dans la presse de 1921, six ans avant son inscription au registre du commerce.

Le Temps du 17/01/1921: source Gallica.
"Voleurs d'autos. En poursuivant de concert leur enquête contre les cambrioleurs des 
bijouteries Col à Paris et Aubertin à Lyon, les polices parisienne et lyonnaise ont découvert la trace d'une bande de voleurs d'automobiles internationaux qui opéraient en France et en Belgique. 
Ces malfaiteurs, dirigés par René Guénot, mécanicien, et Marcel Meslin, ingénieur diplômé de I'école supérieure de Cherbourg, avaient jeté leur dévolu sur la région lyonnaise depuis 1919. Les deux chefs avaient été mobilisés à Lyon pendant la guerre, comme métallurgistes et s'étaient créé certaines relations dans un monde de mécaniciens maquilleurs et brocanteurs de voitures..."

L'Ouest Eclair: source Gallica.

Édition du 14/02/1921:
"Voleurs de pneus. Marcel Meslin, 28 ans, ajusteur a Cherbourg, et René Guénot, demeurant à Paris, expédiaient en gare de Martinvast, plusieurs colis de pneus d'automobile, à destination de Paris. L'envoi ayant paru suspect. la police spéciale fit une enquête qui révéla que les pneus avaient été volés à l'armée portugaise. Les voleurs sont en fuite l'un à Bruxelles, l'autre à Barcelone. Ils sont compromis dans d'autres affaires de vol. En attendant l'extradition, le tribunal les condamne à un an et un jour de prison. "

Édition du 05/04/1921:
"GUENOT A CHERBOURG. Ce pilleur de bijouteries qui vient d'être arrêté à Genève à la demande du Parquet de Lyon est une vieille connaissance des policiers cherbourgeois. Avant d'avoir participé aux divers vols à Paris, notamment à celui de la rue Tronchet, Guenot possesseur d'une automobile était venu à Cherbourg et descendu dans un des meilleurs hôtels de la ville. Il réussit a se faire admettre dans l'intimité des Portugais eut accès au camp où, il s'empara d'un stock de pneus qu'il transporta à. Martinvast. Un jour la police découvrit dans son auto une certaine quantité du cuirs militaires et il fut reconnu que ce cuir avait été volé au camp portugais. Guénot, ancien cycliste du « Tour de France » comparut devant le Tribunal correctionnel qui le condamna à un an de prison."

Édition du 16/06/1921:Les cambrioleurs de bijouteries-
"Lyon, 15 juin. René Guénot, l'ancien champion cycliste, devenu propriétaire d'un garage à Barcelone, où il vendait des automobiles volées et camouflées en France, a été arrêté à Genève, comme étant l'auteur ou tout au moins le complice du cambriolage à main armée de la bijouterie Aubertin. de Lyon. Guénot. qui fut extradé, a été écroué aujourd'hui a Lyon. 
Cet individu est soupçonné d'avoir pris une part active à plusieurs cambriolages de bijouteries 
parisiennes commis fin 1920 et au début de cette année."

La Lanterne du 30/03/1921: source gallica.
"Arrestation à Genève d'un des cambrioleurs de la rue Tronchet. Lyon, 29 mars.  
Le parquet de Lyon a été avisé ce matin de l'arrestation à Genève, sur 
son mandat, de René Guénot, négociant en automobiles, habitant Genève depuis un mois, 
Guénot était recherché pour toute une série de vols d'automobiles par le paquet de Paris, 
ainsi que pour sa participation au pillage de la bijouterie de la rue Tronchet et une tentative de meurtre sur des agents... Guénot, avant de venir à Genève, habitait Barcelone où il avait monté un garage d'automobiles, mais les recherches de la police lui firent quitter cette ville pour Genève. Sa femme fut arrêtée aussi, mais presque aussitôt rendue à la liberté, aucune charge n'ayant été relevée contre elle..."

Le Cherbourg Eclair du 30 mars 1921: source Normannia- Presse ancienne.
ARRESTATION D'UN DEVALISEUR DE BIJOUTERIE
Lyon: On a arrêté à Genève le nommé René Guénot, courtier en automobiles, auteur du vol de la bijouterie Aubertin et d'autres vols importants.

Suite parue le 11 décembre 2014:
Plusieurs données sont apparues  depuis  la publication de ces extraits de presse et  j'ai tenté de poursuivre ces pistes afin de ne pas en rester là. La question posée était de définir la répartition des rôles dans cette entreprise avant et après la succession. 
J'aimerai vous faire part de l'intérêt partagé de cette recherche avec la publication sur: http://bassic-sax.info/blog/?p=43016, les nombreuses publications du "webmaster" sont incontournables et les données images conséquentes, je fais partie, comme vous certainement de ceux qui aiment s'y rendre malgré la barrière de nos langues.
Un saxophone basse flammé René Guénot- Paris apparaît sur l'article de ce blog et ce type de basse ne ressemble pas au basse présent en couverture du catalogue "super série 1934", il est plus simple mais deux modèles de basse sont sur ce catalogue, le "Standard et le Professionnel", s'agirait t'il d'un modèle Standard par le nombre de rouleaux?  Le catalogue précédent que j'ai daté arbitrairement autour de 1930, n'en comporte pas.  La société René Guenot fut enregistrée le 14 décembre 1927 et daterait officiellement d'un mois auparavant, la première référence à la succession date du 20 novembre 1928 et nous avons des cessions de parts de l'entreprise à son futur successeur, M. Douchet, le 31 décembre 1927. Il existe des transferts de parts au nom de Madame Guénot adressées au 30 rue Rébeval en date du  9 septembre 1929 qui incitent à concevoir que M. Guénot était encore en direction de l'entreprise et que M. Douchet était déjà successeur. Pour ce qui concerne la vente de l'entreprise de M. Guénot à M. Douchet en 1933, je découvre cette source par l'intermédiaire de ce blog: Ein Kompendium by Uwe Ladwig, je ne suis pas au courant faute d'autres sources concordantes et peu importe, nous savons que la cession avait commencé bien avant 1933. 
Pour la période précédant la déclaration au registre du commerce, reprenons cette recherche de profil, nous savons que René Guénot fut vainqueur du tour de France en 1910 et que son activité cycliste a perdurée jusqu'en 1918, nous n'avons absolument rien concernant une activité éventuelle de luthier vents sur Paris et ailleurs, seulement sa profession déclarée en 1910, mécanicien, qu'en est il de ses obligations militaires?

État de service militaire de René Guenot: archives de Saône et Loire. 1910. Extraits.
Annoté au bas de son état civil: "Industriel (1927 B. 29)- Sans prof. (1937)."

État se service: 
"Réformé n°2  par la commission de réforme de Macon le 30 septembre 1911 pour Endocardite......service armé...le 5 novembre 1914. Incorporé à compter du 9 novembre 1914- Arrivé au corps le 11 novembre 1914.
Détaché maison Schneider à Besançon le 1 décembre 1914.
Passe à la maison Lacour à Arc les Gray le 24 octobre 1915.
Passe maison Schneider à Chalon sur Saône le 10 juillet 1916.
Passe maison Berliet à Lyon le 18 décembre 1916.
Affecté au dépôt des métallurgistes le 18 avril 1917.
Détaché le 19 avril 1917 à l'usine Grammont 220 route d'Heyrieux à Lyon.
Passé au 158 è rgt d'inf. le 1 juillet 1917.
Reste détaché. Passé le 6 mars 1918 à l'usine Michelin à Clermont Ferrand- Passé le dit jour au 121ème rgt d'inf.
Passé à  l'usine Delaye à Courbevoie le 15 avril 1918. Passé le dit jour au 23ème rgt d'inf.
Mis en congé illimité de démobilisation  le 8 avril 1919...rentre à paris 137 rue Michel Bizot
Réaffecté au 148ème rgt d'inf. le 1 juin 1921.
Passé au 17ème rgt de tirailleurs algériens le 8 février 1922...
Passé au 21 ème rgt d'inf. le 1 janvier 1924.
Passé à la 7 ème section de commis et ouvriers d'administration le 1 avril 1926.

Localités successives habitées.
Novembre 1914- Chalons sur Saône- 6 rue Citadelle.
24 janvier 1923- Barcelone- 130 calle Fondablanca- Espagne.
17 février 1925- Paris, 12 rue Georges Berber (17ème).(éventuellement rue G. Berger).
26 décembre 1927- Paris, 10 rue Beaurepaire (10 ème).
18 avril 1935- St Gengoux le National- Hameau de la Chassagne- Macon.
25 juillet 1939- Paris, 33 rue Vitale (16ème)."

Après son arrestation à la fin du mois de mars 1921, nous le retrouvons réaffecté au 148 ème régiment d'infanterie, le 1 juin 1921 puis chez les tirailleurs algériens en février 1922. Il y a aussi une deuxième domiciliation à Barcelone en janvier 1923, un retour sur Paris, en date du 17 février 1925 et une confirmation de domicile au 10 rue Beaurepaire, à la date de création de son entreprise. Le profil du personnage est complexe, cheveux blonds clairs, yeux bleus; sportif, mécanicien, receleur, militaire, industriel et commercial, je vous proposerais une nouvelle question, qui fabriquait chez René Guénot?

Je vous transmet ce lien si vous ne l'avez déja: https://bassic-sax.info/pix/
Nous trouvons sur ce magnifique album de photos, un travail considérable et pour en venir à la question posée précédemment, vous avez différents saxophones Guénot- Douchet répertoriés, dont celui ci:
https://bassic-sax.info/pix/index.php?/category/1274
Ne serait on pas en face d'un saxophone ténor Dolnet fabriqué pour Guénot? Clé d'octave fourche avec levier de transmission sur plateau de clé de sol, viroles correspondantes, spatules de do et mi b graves, la ressemblance est troublante! Ce saxophone fut en son temps analysé au poids sur un forum lors de sa vente "Saxontheweb" et le principal vecteur était le diapason de l'instrument et non pas son origine.
Un profil de marchand se détacherait de toutes ces données antérieures, certains instruments estampillés "Renè Guenot - Paris" seraient des stencils, conçus autour de 1925-1927, observons que les polices, le type de flamme et l'orthographe ne sont pas les mêmes enfin il est peu probable qu'un petit facteur puisse concevoir d'entrée, de gros instruments comme un saxophone basse?

Je découvre un saxophone C- mélody estampillé Raymond Dubois avec numéro de série à 3 chiffres, les tiges de plateaux ne sont pas tournées, il possède le même système d'octave fourche Dolnet que le ténor ci-dessus, somme nous face à des sous traitances Guénot-Dolnet, Dubois-Dolnet ou une production commune Dubois-Guénot circa 1925. 

Pour un autre type de basse concernant la facture Douchet:
http://luthiervents.blogspot.fr/2015/05/rene-guenot-douchet-cie-successeurs-35.html

Afin d'illustrer et de compléter cet article, si vous possédez un instrument de marque concernant ce(s) luthier(s), il serait louable de votre part de proposer des photos de celui ci afin de faire rebondir ce sujet en perpétuelle évolution. Toutes mes salutations musicales.

jeudi 6 octobre 2011

Le Luth français, journal de la facture instrumentale (Paris 1856).


Je vous inviterais à consulter ces dix huit publications se trouvant sur Gallica, b.n.f.
Ce sont des articles issus des polémiques entourant M. A. Sax et autres avec certains facteurs parisiens et érudits de l'époque 1856-1857. Vous rencontrerez différends aspects sur la facture instrumentale des instruments en cuivre, des évolutions sur la justesse, des considérations acoustiques en marge des prises de position des protagonistes. L'objet de cette fiche est de vous guider pour ce qui concerne la facture de cuivre dans ces publications traitant de la facture en général.
1856/06/05-1856/06/19: premier article sur la facture de M. Besson.
RAPPORT FAIT A LA SOCIÉTÉ LIBRE DES BEAUX-ARTS, PAR M. J. MARTIN D'ANGERS,
Le 18 mars 1856, après expertise,
SUR LE NOUVEAU PROCÉDÉ DE M. BESSON,
Pour la construction des instruments de musique en cuivre.

....Voici les trois points de départ, ou plutôt les trois moyens ingénieux employés par M. Besson : ....
1856/08/20-1856/09/04: deuxième article sur M. Besson en deux volets et P.-S. destiné à M. Sax.
-CONSTRUCTION DES INSTRUMENTS DE CUIVRE.
EXPOSÉ D'UN PROCÉDÉ NOUVEAU QUI LEUR DONNE LA PERFECTION DES
INSTRUMENTS A CORDES, ET QUI, OFFRANT DE NOUVELLES ET
IMPORTANTES RESSOURCES AUX COMPOSITEURS ET AUX EXÉCUTANTS,
DOIT RÉGÉNÉRER LES MUSIQUES MILITAIRES ET LES ORCHESTRES.
-.... Cette note provoqua une lettre de M. Adolphe Sax, assurément l'une des plus singulières qu'il ait jamais écrite....
1856/09/05-1856/09/19:
Courrier du comte de Pontécoulant.
1856/09/20-1856/10/04:
Lettre de M. Besson en réponse au numéro précédent.
1856/10/05-1856/10/19:
Réponse de M. Sax à M. de La Fage, auteur des deux premiers articles.
1856/10/20-1856/11/04:
M.Adrien la Fage en réponse "AUX QUATORZE COLONNES ENVOYEES PAR M. SAX"
1856/11/05-1856/11/20:
Réponse de M. Besson au comte de Pontécoulant.
1856/11/20-1856/12/04:
Réponse de M. Kastner à M. de la Fage.
Réponse de M. Sax à M. de la Fage.
Réponse de M. Weber à M. Besson.
1856/12/05-1856/12/19:
Réponse de M. de la Fage à M. Sax.
1856/12/20:
Lettre de M. Besson à M. Adam ( président de la commission d'examen des chefs et sous-chefs de musique de l'armée) à propos d'une note de M. Sax.
1857/01/20-1857/02/05:
Lettre de M. Meifred.
1857/02/06-1857/02/19:
Extraits du rapport de M. Fétis. M. Trieberd.
1857/02/20-1857/03/05:
Article sur M. Alphonse Sax de M. Fétis.
Voici une selection de treize publications. Bonne lecture.