vendredi 14 juin 2013

Sassaigne, Drouelle, Gardet, Vion.

 Mes remerciements, DasPasKunst pour ce partage.

DasPasKunst, amateur d'instruments à vent, me transmet l'estampille d'un saxophone alto signé Prima-Gardet- 12 R. Chaussée d'Antin- Paris. Ce saxophone pourvu d'un système d'octave automatique, d'un fa frontal, d'un mi de résonance, dispose des clés de si et sib graves de chaque coté du pavillon, un type conçu autour de 1930. Nous nous sommes demandés les raisons de signer Gardet, un saxophone Gras; je ne sais pas s'il était employé de ces établissements, nous savons par contre que M. Gras était successeur de Vion et Rousseau ainsi que M. Vion était successeur de M. Gardet.

Sassaigne François Félix Marie: né à Rennes le 24 mai 1802, serrurier lors de son mariage avec Angélique Caroline Adélaïde Chenuette, le 3 avril 1823 à Rennes; serrurier en cette ville le 2 avril 1824, lors de la naissance de sa fille, Adélaïde Caroline Angélique; une autre de ses filles, Marie Angélique Françoise fut l'épouse de Jacques Christophe Labbaye et je n'ai pas trouvé trace de cette naissance sur Rennes autour de 1826, elle était âgée de 56 ans en 1882.
Il apparaît sur l'Agenda musical de 1836, rue Saint Spire, 6 bis à Paris, en qualité de mécanicien. Décédé le 28 mars 1862 à Paris 11ème ardt , propriétaire. Déclaration en présence de son frère, Sébastien Drouelle (fils). 
François Sassaigne fabriquait les pistons "Périnet" issus de son brevet de cinq ans de 1838 pour plusieurs facteurs de cuivres.
Almanach bottin du commerce de paris 1842: source Gallica- B.n.f.
Sassaigne, mécanicien, fab clefs d'instruments en tout genre, flûtes, clarinettes, flageolets, hautbois, bassons, trompettes, basses, fait pistons, envoie en prov. et à l'étranger, r. du Fg-St-Martin, 60. 
Agenda musical (Paris. 1836): source Gallica- B.n.f.
Sassaigne, mécanicien, fabricant de clés d'instrumens en tout genre, rue Saint-Spire, 6bis. 
Agenda musical (Paris. 1837): source Gallica- B.n.f.
Sassaigne, mécanicien, clefs en tous genres pour instruments de bois et de cuivre, faub. Saint-Martin, 60. 
Almanach des commerçants de Paris 1833-1841: source Gallica- B.n.f.
FABRICANTS DE CLEFS D'INSTRUMENTS. 
Sassaigne, Faub. St Martin, 60. 
Annuaire musical. Contenant les noms et adresses des amateurs, artistes et commerçants en musique de Paris, des départemens et de l'étranger par une société de musiciens 1845. Source Gallica- B.n.f.
CLEFS. Sassaigne, rue du Faubourg-Saint-Martin, 60. 
Acte de décès de Angélique Caroline Chénuette décédée à la Celle Saint-Cloud (Seine et Oise) le 14 juillet 1878: archives des Yvelines.
L'an 1878, le dimanche 14 juillet...la Celle St Cloud...sont comparus Messieurs Jacques François Rousselet, rentier,  âgé de 62 ans demeurant à Neuilly, avenue de Neuilly n°146, Seine, gendre de la décédée et Charles Sébastien François Sassaigne, employé, âgé de 42 ans, demeurant à Paris rue D'Aubervilliers, n°20, fils de la décédée...Caroline Adélaïde Chenuette, rentière, âgée de 76 ans, demeurant en cette commune, née à Rennes le 5 juin 1802...
Note: "née à Rennes le 14 Prairial an 10 (3 juin 1802)"sur acte de mariage?

Drouelle Sébastien: né le 4 février 1818 à Rennes (Ile et Vilaine), fils de Sébastien Drouelle, domicilié en 1846 au 60 rue du faubourg Saint Martin à l'âge de 28 ans, mécanicien, époux de Héloïse Augustine Guichard, 25 ans, sans profession. Marié à Guichard Augustine Héloïse le 10 juin 1845 dans le 3ème ardt, à Paris. Décédé le 5 octobre 1880, âgé de 62 ans, mécanicien, au domicile conjugal, 56, rue du Faubourg Saint Martin.
Note: Sébastien Drouelle travaillait avec son demi- frère, François Sassaigne  et éventuellement, Frédéric Jahn, aussi. 
Annuaire du commerce 1850:
Drouelle, ancienne maison Sassaigne, fab. de pistons, clefs et garnitures d'instruments de musique en cuivre, Faub.-St-Martin. 60. 
Almanach Bottin du commerce 1854: source Gallica- B.n.f.
56, rue du faubourg Saint Martin. Drouelle mécanicien.
Annales de la propriété industrielle, artistique et littéraire 1860 à 1869: source Gallica- B.n.f.
La spécialité de cet établissement était la fabrication de jeux de pistons pour les plus grandes maisons, Besson, Raoux, Halary, Labbaye , Martin, Roth et autres; de 1855 à 1858, il a fabriqué et vendu 3287 jeux, outre la facture d'autre parties d'instruments à vent, il commercialisait des pavillons qu'il ne fabriquait pas. Les cuivres vendus par ces facteurs étaient des assemblages de parties produites par d'autres artisans, certains fabriquaient les pavillons, d'autres les tubes et lui entre autres fabriquait des pistons. Ces sous traitances le poussère à partir de 1858, dans la série de procès pour contrefaçon intenté par M. Sax au sujet de son brevet de saxo-tromba pris le 13 octobre 1845 et prolongé de 5 ans par une loi du 1 août 1860; en effet certains de ces facteurs ne bénéficiaient pas de l'octroi de la licence Sax. En procès déjà avec la Maison Courtois pour contrefaçon; Drouelle fût jugé en 1865 comme contrefacteur d' instruments ayant fourni des facteurs non licenciés pour l'usage des brevets déposés par M. Sax.
Bulletin des lois de la République française 01/06/1868. Source Gallica- B.n.f.
966° Le certificat d'addition dont la demande a été déposée, le 20 décembre 1865, 
au secrétariat de la préfecture du département de la Seine, par les sieurs Distin 
(Henry) et Dupont (Eugène), représentés par le sieur Drouelle, à Paris, rue du 
Faubourg-Saint-Martin, n° 56, et se rattachant au brevet d'invention de quinze ans 
pris le 15 mai 1865, pour perfectionnements apportés aux instruments de musique 
en cuivre.
967° Le brevet d'invention de quinze ans, dont la demande a été déposée, le 17 septembre 1856, au secrétariat de la préfecture du département de la Seine, par les sieurs Jahn (Frédéric) et Drouelle (Sébastien), à Paris, le premier, rue de Bondy n°74, le deuxième, rue du Faubourg Saint Martin, n°56, pour un système d'instrument de musique en cuivre, à pistons et à cylindres, avec pavillons à clef. 
Annuaire musical et orphéonique de France 1876: source Gallica- B.n.f.
Fabricant d'accessoires pour cuivres: Drouelle, fab. de pistons et clefs, 56, faub. Saint-Martin. 

Gardet Léon Paul Gabriel est né autour de 1837 à Paris et décédé le 10 mai 1894 à son domicile à l'age de 57 ans, mécanicien, il était domicilié au 56, rue du Faubourg Saint Martin, marié à Laure Marie Poitevin.
Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical: source Gallica- B.n.f.
1893- 1897: Gardet (Léon), 56, rue du Faub--Saint- Martin, Paris:  pistons, clés, boutons, fournitures pour instruments de musique à vent en cuivre.
Annuaire musical 1875: graveurs de musique sur étain. Gardet, 25, r. des Vinaigriers. (?)
Le rappel: source Gallica- B.n.f.
LE TRAVAIL 
Nous recevons la lettre suivante : Paris, 19 novembre 1881. Monsieur le directeur du Rappel, 
Je lis dans votre numéro de ce jour une affirmation que je dois démentir sans retard. 
Pas plus que M. Jarry (ainsi que moi fabricant d'accessoires et non facteur d'instru- 
ments de musique en cuivre), je n'ai consenti une augmentation de 10 pour 100, que 
nos ouvriers savent, aussi bien que nous, impossible. 
La vérité est que, de concert avec eux, nous avons consenti à revoir, à réviser, s'il y 
a lieu, le tarif aux pièces. 
Le groupe qui vous a renseigné a été trompé en ceci, je veux le croire ; mais sa déné- 
gation d'une mise en interdit notoire est chose regrettable et nuisible à tous les intérêts. For- 
mulée à midi, sans aucun préliminaire, avec intention hautement avouée d'y faire passer 
« tous » à tour de rôle, elle a amené les patrons, non à mettre leurs ouvriers en grève, 
mais à provoquer des explications et une entente que la bonne foi respective peut seule 
amener. 
Je réclame l'insertion immédiate de cette protestation et vous assure de toute ma con- 
sidération. 
LÉON GARDET. 
Paris, 22 novembre 1881. Monsieur le directeur du Rappel, 
Ma réponse sera brève. Je ne veux pas abuser de votre obligeance, encore moins envenimer un débat qui ne peut que nuire à tous. Il n'y a aucun mystère à éclaircir. Il m'est absolument impossible de supporter l'augmentation de dix pour cent, donc je n'ai pu la consentir. 
Je vous renouvelle l'assurance de ma considération. LÉON GARDET. Fournitures pour instruments de musique.
Bulletin - Société de protection des apprentis et des enfants des manufactures 1888. Source Gallica- B.n.f.
DEHEYER (M. Clément), apprenti chez M. Léon Gardet, fabricant d'accessoires de musique en cuivre, 56, faubourg Saint-Martin. 2e année. Très assidu à son travail. (Proposition de l'Inspection de la Seine). Livre. 
Remerciements DasPasKunst.
Publicité tirée du: Le Petit Parisien du 05/08/1923. Source Gallica.

Vion A.
Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical: source Gallica- B.n.f.
1905-1910: Vion A. , 4 et 6 rue Château Landon- Fournitures pour instruments en cuivre.
Archives commerciales de la France: source Gallica- B.n.f.
Paris. —• Formation. — Société en nom collectif A. VION et ROUSSEAU frères, fab. d'ins- 
truments de musique, 4 et 6, Chateau-Landon. — 9 ans et 8 mois —75,000 fr. — 31 oct. 1910.
Musique adresses universel 1913:
Vion A et Rousseau Frères, 4 et 6, rue du Château Landon (10è) métro Château Landon- Fab d'Instruments bois et cuivres et pièces détachées. Fond 1838.
Note: la date de 1838 ne correspond pas à l'origine du fond Sassaigne qui lui est antérieur, M. Drouelle était alors âgé de vingt ans. 

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