dimanche 22 juillet 2012


Maison Dolnet, Lefèvre et Pigis.

Document personnel, remarquez l'entre deux pavillon- corps, il n'est pas en forme de losange, ce qui indiquerait un saxophone de numéro de série inférieur ou égal à 27XXX, d'autre part la participation sur ce document de Mrs Combelle daterait de 1949. Document non daté édité à partir de 1949. Vu sur autre document identique annoté 1 avril 1949.

Dans le Journal de Mantes disponible aux archives des Yvelines, du 23 septembre 1908, j'ai extrait de l'article les passages suivants. Obsèques de M. Lefèvre. Ancien adjoint de Mantes la Ville. Dimanche dernier ont eu lieu à Mantes la Ville les obsèques civiles de Monsieur Jules- Louis- Ernest Lefèvre... Âgé de 60 ans, M. Lefèvre avait été conseiller municipal de Mantes la Ville pendant 27 années, adjoint pendant 16 ans... fondé en 1880 la fabrique d'instruments de musique Dolnet, Lefèvre et Pigis qui devint ensuite la maison Dolnet et Lefèvre puis Dolnet fils et Lefèvre... Au cimetière, les discours suivants ont été prononcés par M.M Morin, maire de Mantes la Ville, Vanlaucker. directeur de l'Harmonie de Mantes la Ville, Goust, maire de Mantes, vice président du Comité, et A. Beaumont radical socialiste, président de la Société de Secours mutuels.
Discours de M. Morin: M. Lefèvre ...commune qu'il n'a jamais quitté que pour payer sa dette à la patrie en 1870...il devint d'abord l'ouvrier habile et, plus tard l'industriel actif... Aussi en 1892, ses collègues reconnaissant l'administrateur capable et honnête, lui confièrent les fonctions d'adjoint au maire... pendant 16 années consécutives... la terrible et cruelle maladie qui l'a frappé en pleine force l'année dernière, et qui l'a obligé à ne plus solliciter le renouvellement de son mandat électoral au mois de mai de cette année...
Discours de M Vanlaucker:... au nom de l'Harmonie de Mantes la Ville, je viens apporter ici le dernier adieu à celui qui fut le fondateur de notre société. Directeur pendant 11 ans et ensuite membre du bureau...
Discours de M. Goust: ...il fut l'un des vaillants organisateurs du parti républicain à Mantes la Ville...
Discours de M. A Beaumont:...Ouvrier luthier, aimant passionnément son métier, sa joie était grande- elle était légitime- en constatant les progrès croissants de la maison qu'il avait fondé, il y a 28 ans, en association avec deux camarades... la supériorité des instruments issus d'une collaboration amicale des ouvriers et des patrons...27 années en le chargeant de gérer, comme conseiller municipal...(Extraits) .

Dolnet, Lefèvre et Pigis.
Archives commerciales de France:
Mantes. — Formation de la Société en nom collectif DOLNET, LEFÈVRE et PIGIS, fab. d'instruments de musique, à Mantes-la- Ville. — Durée : 9 ans. — Cap.: 1,500 fr. — Acte du 21 mars 1880.

Constant Pierre 1893: "MM. Dolnet, Lefèvre et Pigis, établis à Mantes, auteurs de perfectionnements à la clarinette Boehm (1885) et au saxophone (1888), qui obtinrent une médaille de bronze en 1889."

Acte de naissance de Henri Dolnet:
Du 26 juin 1876...acte de naissance de Henri Dolnet..; né hier le 25 juin...rue Royale 59...fils légitime de Eugène Adolphe Dolnet luthier...
Acte de naissance de Louis Jules Ernest Lefèvre: né le 9 mai 1849.
Acte de naissance de Jules Louis Pigis: né le 1 mai 1852 à Mantes.

Bulletin des lois de la République française:
189198. Brevet de quinze ans, 7 mars 1888; Couesnon et compagnie ( société) et Dolnet, Lefèvre et Pigis (société) représentées par Armangeaud jeune, à Paris, boulevard de Strasbourg n°23, système de saxophone.
243818. Brevet de quinze ans, 21 décembre 1894; Dolnet, Lefevre et Pigis
(société), représentée par Armengaud aîné, à Paris, boulevard Poissonnière, n° 21. Perfectionnement aux clarinettes, flûtes et hautbois de tous systèmes.
248734. Brevet de quinze ans, 8 juillet 1895; Dolnet-Lefèvre et Pigis (société), représentée par Armengaud aîné, à Paris, boulevard Poissonnière, n° 21. Perfectionnements aux saxophones, clarinettes basses, clarinettes altos, etc.

Recensement Mantes la Ville1881: Pigis Jules Louis 30 ans luthier.

Le Journal de Mantes:
Le 14 octobre 1891. Mantes-la-ville. Dans la nuit de lundi à mardi, la fabrique d'instruments de musique de MM. Lefèvre, Dolnet et Cie a été visité par un audacieux filou. Hier matin a la reprise de l'ouvrage, on s'apercevait d'un certain désordre dans l'atelier, un carreau du vitrage était cassé et la porte du bureau avait été forcé; toutefois cette porte avait résisté et le voleur avait abandonné un ciseau a froid dans la feuillure.
Visitant l'atelier, on reconnut alors que dans le grenier, un saxophone enveloppé dans sa gaine avait disparu ; on inspecta l'atelier et ses abords et l'on établit que les voleurs, après avoir escaladé la palissade du jardin, derrière les bâtiments, avaient pris une échelle qui leur avait servi à escalader le mur, puis étaient entrés dans l'atelier après avoir cassé une vitre donnant sur l'établi. Une inspection minutieuse des choses dut avoir lieu car tous les instruments en cours de fabrication furent dérangés de place ; les voleurs, jugeant sans doute qu'il leur serait impossible de se débarrasser d'objets non terminés, montèrent au grenier ou ils trouvèrent le saxophone dont nous venons de parler. Mais quel usage pourront-il tirer de cet instrument, marqué au nom de la société Lefèvre, Dolnet et Cie Mantes ; ce n'est pas un objet d'un placement facile, et tout porte a croire que si le vol a été commis par des maraudeurs ceux-ci ne tarderont pas a se faire pincer en voulant tirer argent du produit de leur vol.

Dolnet et Lefèvre.
Archives commerciales de France:
Mantes. — Formation.— Société en nom collectif DOLNET et LEFÈVRE, fab. d'instruments
de musique. — 9 ans. — 50,000 fr. —29 janv. 98.

Recensement Mantes la Ville1906:
Pigis Jules né en 1852 à Mantes propriétaire.

Le Journal de Mantes, le 29 août 1900.Un refus de récompense:
Nous avons reçu de MM. Dolnet et Lefèvre, fabricants d'instruments de musique, à Mantes-la-Ville, copie de la lettre suivante qu'ils nous prient de porter à la connaissance de nos lecteurs: A Messieurs les Membres du Jury de la Classe 17.
Après avoir pris connaissance du Palmarès nous avons le regret de vous faire savoir que nous refusons la récompense que vous nous avez attribuée.
Nous avons présenté des Flûtes, Hautbois, Cor anglais, Bassons, Clarinettes mi-bémol, si-bémol, Basses et Alto, déjà apprécies des artistes et qui devaient, nous le supposions, obtenir également votre approbation. Nous vous avons présenté aussi la série complète des Saxophones avec tous nos perfectionnements. Après essai du Soprano Un des Membres du Jury nous a demandé de ne pas faire entendre les autres, nous disant que l'instrument que nous venions de présenter, bien qu'étant le plus difficile à fabriquer, était de tous points irréprochable et que le Jury devait juger après l'audition de celui-ci que la famille Alto, Ténor et Baryton avait la même valeur. De plus ce Saxophone avait une nouvelle Clef d'octave à double effet; et ce même Membre du Jury nous a demande, "comme fabricant", si ce système était breveté afin de pouvoir en fabriquer. Le Jury ne considérait donc pas cette innovation comme sans valeur.
A l'Exposition de 1889, nous n'avions présenté que quelques instruments qui avaient été récompensés par une Médaille de Bronze, aussi cette année, après avoir soumis toute la série des instruments de bois et Saxophones avec les perfectionnements que nous n'avons cessé d'y apporter, nous pensions obtenir une récompense supérieure a celle qui nous avait été décernée précédemment.
Mais Messieurs les Membres du Jury n'ont pris en aucune considération les efforts que nous avons faits et les progrès que nous avons réalisés. C'est pourquoi nous avons l'honneur de vous informer, Messieurs, que nous allons placer dans notre vitrine la mention suivante: Médaille de Bronze refusée et la présente lettre pour motiver notre refus. Veuillez agréer, Messieurs les Membres du Jury, l'expression de nos sentiments respectueux.
Dolnet et Lefèvre.

Le 21 janvier 1903. Étude de M« PERAULT, notaire à Mantes.
Aux termes d'un acte reçu par Me PERAULT, notaire a Mantes, le treize Janvier mil neuf cent, trois, enregistré.
Monsieur Henri DOLNET fils, luthier, demeurant a Mantes-la-Ville, route de Houdan. D'une part.
Et Monsieur Jules-Louis LEFEVRE, luthier, demeurant, à Mantes-la-Ville, route de Houdan, numero 70. D'autre part.
Ont exposé et déclaré ce qui suit littéralement rapporté.
EXPOSE
Suivant acte reçu par M° COURTAIGNE, prédécesseur immédiat du notaire soussigné, le vingt-neuf Janvier mil huit cent quatre vingt dix huit, Monsieur Eugene-Adolphe DOLNET père, ancien luthier, demeurant a Mantes-la-Ville, et Monsieur LEFEVRE, comparant de deuxième part, se sont associes pour faire le commerce de fabrication et de vente d'instruments de musique. Sous l'article treizième des statuts de cette Société il a été stipulé ce qui suit:
Monsieur DOLNET se réserve spécialement le droit, au cas ou il voudrait se retirer avant l'expiration de la dite Société, de se substituer en son lieu et place son fils, Monsieur Henri DOLNET que Monsieur LEFEVRE s'engage des maintenant a accepter comme co-associé dans les mêmes conditions que Monsieur DOLNET père.
Aux termes d'un contrat reçu par M.PERAULT, notaire soussigné, le dix Avril mil neuf cent deux, contenant les clauses et conditions civiles du mariage alors projeté et depuis célébré entre Monsieur DOLNET fils comparant de première part et Mademoiselle Marthe-Estelle JANNOT, sans profession, demeurant a Neauphle-le-Chateau (Seine-et-Oise).
Monsieur Eugene-Adolphe DOLNET père, susnommé et Madame Marie-Josephine SOLAS sa mère, demeurant avec lui, ont donné et constitue solidairement en dot à Monsieur Henri DOLNET, leur fils, tous les droits mobiliers et immobiliers appartenant a Monsieur DOLNET père dans la Société en nom collectif existant entre lui et Monsieur LEFEVRE et sus énoncée et usant de la faculté à lui accordé par l'article treize des statuts de cette Société s'est substitue au lieu et place de la dite Société son fils, Monsieur Henri DOLNET, avec stipulation que ce dernier n'entrerait dans la Société comme successeur de son père et n'aurait la jouissance des droits sociaux a lui donnés par son père, que le premier Janvier mil neuf cent trois, jour ou ce dernier se proposait de quitter la Société.
DECLARATION
Les comparants déclarent qu'en vertu de l'article treize de l'acte de Société sus-énoncé et du contrat de mariage également sus- énoncé, Monsieur DOLNET fils est aux lieu et place de son père depuis le premier Janvier mil neuf cent trois. Ils conviennent en tant que de besoins que la Société se continuera sous la même raison sociale « DOLNET et LEFEVRE » et sous les mêmes conditions sans autre novation ni dérogation a l'acte de Société devant Me COURTAIGNE, notaire susnommé, du vingt-neuf Janvier mil huit cent quatre vingt dix-huit.
Pour l'exécution des présentes et suites, domicile est élu a Mantes, en l'étude du notaire soussigné.
« Deux extraits du dit acte ont été déposes conformément a la loi: l'un au Greffe de la Justice de Paix de Mantes, et l'autre au Greffe du Tribunal civil de Mantes, tenant lieu de Tribunal de commerce. »

Dolnet fils et Lefèvre.
Par voie de presse:
Le 13 janvier 1903, Monsieur Henri Dolnet fils demeurant à Mantes la Ville route de Houdan et Monsieur Jules Louis Lefèvre , luthier demeurant à Mantes la Ville, route de Houdan, 70 deviennent associés. Depuis le 1 janvier 1903 M. Henri Dolnet est au lieu et place de son père sous la même raison sociale "Dolnet et Lefèvre".
Le 29 juillet 1903.Concours Musical. SOUSCRIPTION... MM. Dolnet et Lefèvre, fabricants d'instruments de musique, un saxophone ténor...
Le 5 septembre 1906: Monsieur Henri Dolnet...aux obsèques de Marthe Dolnet née Jannot....(décès de la première épouse de M. Dolnet Henri).
Le 13 janvier 1907 prorogation pour 9 années de société en nom collectif Dolnet Lefèvre sous la même raison sociale. Siège social route de houdan n°66.
Le 23 septembre 1908: obsèques de M. Lefèvre.

Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique 1902, 1903, 1907, 1908, 1909:
Dolnet & Lefèvre, successeurs.
Nouveau système de saxophone n'ayant qu'une seule spatule pour les deux clés d'octave (breveté).
Nouvelle clarinette avec sol # à double effet (brevetée).

Dolnet Henri successeur.
Au décès de Monsieur Jules- Louis- Ernest (*) Lefèvre, le 17 septembre 1908, quels sont les accords liant les associés? Existe t-il un avenant à la prorogation de 1907 entre Henri Dolnet et Jules Lefèvre? Il y a changement de raison sociale entre les publicités parues dans l'Annuaire des artistes, en 1909: Dolnet & Lefèvre, successeurs; en 1910: Ancienne maison Dolnet, Lefèvre et Pigis. Dolnet Henri successeur. Fin 1911, ses neveux , les fils de Paul Léon Lefèvre contractent mariage avec deux filles Selmer...
(*) Ernest selon tables décennales et acte, Alphonse en place d'Ernest sur acte de naissance de son fils.

Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique:
Publicité 1910:
Manufacture spéciale d'instruments de musique-Usine à vapeur-Ancienne maison Dolnet, Lefèvre et Pigis. Dolnet Henri successeur.
A Mantes (Seine et Oise)-Maison fondée en 1880- Médailles aux expositions de paris 1889 et 1900, médaille d'or Arras 1904- Clarinettes, flûtes, hautbois, cor anglais, bassons, flageolets et saxophones.
Nouveau système de saxophone n'ayant qu'une seule spatule pour les deux clés d'octave (breveté).
Nouvelle clarinette avec clé de sol # à double effet permettant le démontage comme dans les clarinettes ordinaires (breveté).

Source Mlva gauche.org:
"L'entreprise Dolnet a été la 1ère à s'installer à Mantes-la-Ville avec 3 ouvriers. Les effectifs montèrent à 60 salariés avant le déclin qui aboutira à la fermeture de l'usine dans les années 1970. Henri Dolnet fut Maire de Mantes-la-Ville de 1919 à 1932."
Note personnelle. Source Société.com:
la société d'exploitation des établissements Dolnet avait son siège au 9 rue Eugène Grave à Mantes la Jolie, création de cette s.a.r.l le 01-10-1981 et radiation le 19-02-1988.

Expositions:
Médaille de bronze aux expositions universelles de Paris en 1889 et 1900.
Médaille d'or Arras 1904.
Médaille d'or Genève 1927.
Médaille d'or exposition internationale 1937.

Par voie de presse:
Le 7 juin 1911: Madame veuve Dolnet, Monsieur et Madame Henri Dolnet et leur fille, remercient bien sincèrement les personnes qui ont assistés à l'inhumation de leur regretté époux, père et grand père...
Le 22 mai 1912: M Henri Dolnet est élu adjoint au maire de Mantes...son regretté père fut longtemps adjoint au maire de Mantes la Ville.
Le 14 juillet 1926: décès en date du 1 juillet 1926. Pigis Jules Louis, 74 ans, rentier, 1 rue Ménard.
Le 22 aout 1928: nous avons appris avec plaisir les fiançailles de Melle Simone Dolnet fille de notre vieil ami Henri Dolnet, le sympathique maire de Mantes la Ville, avec M. André jumelin, industriel à Mantes.
Le 18 janvier 1939: Monsieur et Madame Henri Dolnet, Monsieur et madame André Jumelin, mademoiselle Gisèle Dolnet et toute la famille ont la douleur de faire part du décès de Madame veuve Dolnet née Marie Solas...
Adjoint au maire en 1941, Henri Dolnet.

Décès de Eugène Adolphe Dolnet, père d'Henri Dolnet le 31 mai 1911: source archives des Yvelines.
...sont comparus... Henri Dolnet...lesquels nous ont déclaré que Eugène Adolphe Dolnet, âgé de 63 ans, propriétaire, demeurant à Mantes la Ville, né le 11 février 1848 à Maule Seine et Oise...

Concernant leurs bureaux à Paris.
Dolnet, Lefèvre et Pigis 62, rue Turbigo.
Après 1913 Dolnet Henri successeur 13 rue de Berne (information sans véritable source, probablement fausse), adresse non présente sur Musique Adresses 1913.
1921 Henri Dolnet- Bureau à Paris 25 rue Beaurepaire. Musique adresses 1921.
1922 Henri Dolnet 25 rue Beaurepaire.
1929 Musique adresses universel, 25 rue Beaurepaire.
1930/12 nov. 25 rue Beaurepaire.
1932/9 mars. Idem 5 avril. 25 rue Beaurepaire.
1935/6 oct.  13 rue de Berne.
1936/16 avril. 13 rue de Berne.
1951 Dolnet 31 rue de Rome.

Généalogie. Archives des Yvelines.
DOLNET, Eugène Adolphe. 
Naissance : 11 février 1848 à Maule,78,Yvelines,Ile-de-France. 
Décès : 31 mai 1911 à Mantes. 
Mariage: 2 juillet 1874 à Mantes-la-Jolie,78,Yvelines,Ile-de-France- Profession luthier... les témoins ont étés... Pierre Goumas, fabricant d'instruments de musique, âgé de 47 ans demeurant à Paris, passage du Grand Cerf n°20...
Enfant(s):
DOLNET, Fernand  
Naissance : 14 septembre 1880 à Mantes-la-Jolie,78,Yvelines,Ile-de-France. (domicile: rue Royale n° 69).
Décès : 12 avril 1882 à Mantes-la-Jolie,78,Yvelines,Ile-de-France. (domicile: rue Porte aux Saints n°19).
DOLNET, Henri  
Naissance : 26 juin 1876 à Mantes-la-Jolie,78,Yvelines,Ile-de-France.
Mariage: 1 mai 1902 Neauphle le Château, 78, Yvelines, avec Marthe Estelle Jannot (1880-1906).
Mariage: le 6 février 1908 à la Haye Malherbe, 27, Eure, avec Jeanne Pauline Muniere
Décès : 20 août 1944 à Mantes-la-Ville,78,Yvelines,Ile-de-France. 

Concernant les directions et les essayeurs de l'entreprise.
Les directeurs artistiques:
En 1949: François Combelle- Ex-saxophone solo et président de la société des artistes de la musique de la garde républicaine. Né à Marcigny (Saône et Loire) le 26 juillet 1880, décédé le 3 mars 1953 à Paris 5 ème. Marié le 31 juillet 1909 à Paris 5ème.
En 1949: Alix Combelle- Saxophoniste, compositeur et chef d'orchestre. Né à Paris 5ème le 15 juin 1912 et décédé à Mantes le 26 février 1978. Marié à Courbevoie le 15 novembre 1938, divorcé le 30 octobre 1950, fils Philippe Combelle, remarié le 20 novembre 1962 à Paris 9ème.
Essayeur clarinettes:
Achille Grass- 1 er prix du conservatoire de Paris, clarinette solo des concerts Pasdeloup et de la radiodiffusion française. Né à Strasbourg le 11 novembre 1879, marié à Paris 2 ème le 25 mai 1907, décédé à Clamart le 17 janvier 1952, musicien. Il existe des estampilles en son nom sur clarinettes et saxophones de facture Dolnet. Vu sur publicité Dolnet de 1950, toutes nos clarinettes sont essayées par Achille Grass.
Le directeur commercial: André Jumelin, à partir du décès de Henri Dolnet mais date trouvée 1945. A partir de 1945: ets Dolnet. André Lionel Victor Jumelin, époux de Simonne Dolnet. 


Acte de naissance de André Lionel Victor Jumelin à Mantes la Jolie:
...né le 27 septembre courant (1904)...
En marge: a contracté mariage à la mairie de Mantes la Ville le 10 juin 1929 avec Dolnet Simonne...
Note: un fils, Jean Paul Victor Jumelin né à Mantes la Jolie le 26 avril 1932, décédé le 27 janvier 1982 à Paris 1 er, professeur de français, célibataire. 

Liste officielle ... des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande : nom, date et lieu de naissance, unité / Centre national d'information sur les prisonniers de guerre 1940-10-09 :
Jumelin (André), 27-9-04, Mantes (S.&-O.), 2' cl., 22' S.I.M. 122.
Dossier militaire non consultable en ligne: Archives des Yvelines.
Année 1924. Matricule 6443 reg 13.

Jumelin André est décédé le 28 décembre 1988 à Mantes la Jolie et aurait exercé jusqu'en 1973 (non vérifié).

Vu sur recensements Mantes la Ville:
Domicile de Dolnet Henri: ce ne sont pas les dates d'entrées.
1886, Eugène et son fils, Henri étaient au 114 route de Houdan.
1906, Henri était au 17. Les Lefèvre et Pigis étaient domiciliés route de Houdan.
1911, Henri au 41 route de Houdan.
1944, lors de son décès, au 42.

Pour le fond de commerce, en 1945, lors de la succession Henri Dolnet, il se trouvait au 66 route de Houdan . Il est stipulé sur cette succession, "l'immeuble où est exploité le fonds".

Index de stencils: Jean Cartier- Jules Revan- La Chambre-  Sonore-
A Lefèvres Paris: série 1. 

Remerciements Dave pour ces photos: Albert Lefèvres était un spécialiste de la clarinette, installé à La Couture Boussey autour de 1930 et 1950: 

Ce  lien, création de ce magnifique blog:

  
Sources: archives des Yvelines et Gallica b.n.f

Marques de fabrique. Source base Iremus. Malou Haine.
Société en nom collectif Dolnet Lefèvre & Pigis
Fiche N°: 81
Dépôt:: 04.11.1885
Spécialité: 
Fabrication des instruments de musique [à vent]
Adresse et mandataire éventuel: 
Mantes-la-Ville (Yvelines)
Greffe du tribunal de commerce: 
Paris, N° 10Cachet N° 60238
Description de la marque: 
Marque nominative avec dessin de marque : écusson surmonté d’une couronne. En-dessous, les initiales « D.L.P. »« Destinée à être gravée, apposée, imprimée à froid ou à chaud, en creux ou en relief sur les instruments de musique du déposant ».(peut varier de grandeur).

mardi 12 juin 2012

Maison Joseph et Charles GRAS, Lille.


Je vous présente dans cet article une recherche sur la facture lilloise évoquant les Maisons Joseph et Charles Gras successeur des établissements Vion, les domiciliations sont nombreuses et concernent les villes de Paris, Lille et Calais.
Bulletin des lois de la république française: source Gallica B.n.f.
237637. Brevet de quinze ans, 13 avril 1874; Gras, rue de Béthune, n°34, à Lille.
Trompette contre-basse monstre sans piston.
Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical: source Gallica B.n.f.
1893: Marchands de musique et instruments: Gras (J) Béthune , 24 Lille. Idem en 1894, 1895...
1909: Valenciennes: Gras (J.), 5, passage Broca.
Archives commerciales de France: source Gallica B.n.f.
1)Paris. — Formation. — Société en nom collectif A. VION et ROUSSEAU frères, fab. d'ins-
truments de musique, 4 et 6, Château-Landon. — 9 ans et 8 mois —75,000 fr. — 31 oct. 1910
2)Vendeur: Gras (Dlle) .Acheteur: Gras . Domicile élu: Martin, 11, Jacquemars - Giélée, à Lille -de suite- Droits dans une fabr. d'instruments de musique 1. 115,Paris, Bois-Colombes (Pub.du 23 sept 1912).





Musique adresses universel 1913: source J.L. Matte.
1)Vion A et Rousseau Frères, 4 et 6, rue du Château Landon (10è) métro Château Landon- Fab d'Instruments bois et cuivres et pièces détachées. Fond 1838.
2)COLOMBES (Seine)- Gras Ch. -E., 115, rue de Paris.- Manufacture d'Instruments de cuivre.- (Maison de vente à Lille.)
3)ROUBAIX- Gras Ch. -E., 48, Grande-Rue.- Musique et Instruments- (Maison principale à Lille). Note: adresse présente sur facture du 17 mai 1927.
4)LILLE- Gras Ch. -E., 32, rue des Ponts de Comines.- Mus. et Inst.- Manuf. et Inst. de cuivre et Edition Musicale.- Fond en 1868.- (Usine à Colombes.)- Succursales Roubaix, Valenciennes et Bruxelles.
5)VALENCIENNES- Gras Ch. -E., 5, Passage Boca.- Musique et Instruments.- (Maison principale à Lille. Note: vu sur facture du 17 mai 1927, 27 rue du Quesnoy...
LES SPECTACLES n°122 du 30 avril 1926 source Gallica.
Chronique Musicale
L'EFFORT ARTISTIQUE REGIONAL,
Peu de provinces peuvent, comme les Flandres, se vanter de pouvoir réunir autant de sociétés musicales. Chaque ville, chaque commune, chaque village a son orphéon ou sa chorale, sa fanfare ou son harmonie qui s'enorgueillit d'une bannière couverte par une constellation de médailles et de palmes aux reflets d'or. Chaque usine, chaque atelier, groupe ses ouvriers certains soirs pour en faire de futurs musiciens et, c'est merveille de voir ces mains habituées à manier le pic du mineur ou la broche du métier, s'exercer à battre les temps de la mesure que rythment ensemble les fronts gravement penchés sur les pupitres.
Ce résultat est. dû, le plus souvent, à des âmes désintéressées, philanthropes sans le savoir, qui sont heureux de faire profiter les autres des connaissances musicales qu'ils ont acquis eux-mêmes.
Dans de prochains articles, nous parlerons de ceux-ci en donnant l'historique de nos principales sociétés.
Aujourd'hui, nous envisagerons cette question d'un côté beaucoup plus matériel, mais, tout aussi digne d'intérêt. De même que nos élégantes ne pourraient faire valoir leurs gracieuses silhouettes sans les talents du couturier, les meilleurs des virtuoses ne sauraient extérioriser leur art s'ils n'avaient à leurs dispositions un instrument docile et de belle sonorité.
Peu de gens, même parmi ceux qui achètent un instrument, se doutent de ce qu'il a fallu d'études et de soins pour arriver à cette perfection qu'on rencontre aujourd'hui dès que l'on veut bien y mettre un certain prix.
L'émulation des luthiers de Crémone existe toujours et chaque artisan, chaque fabricant a son secret, qui lui permet d'obtenir certaine qualité recherchée par l'amateur.
Notre région peut, à juste titre, s'enorgueillir de posséder quelques-uns de ces artisans sans lesquels les qualités des virtuoses ne seraient plus qu'une abstraction. Loin de nous l'idée de faire l'apologie de telle ou telle maison ou de vanter les mérites d'une marque ou d'une autre. Nous chercherons simplement à établir combien l'effort accompli depuis un siècle est méritoire par les fruits qu'il a portés. Agissons donc comme un étranger qui descendrait dans notre ville et faisons notre petite promenade de reconnaissance. Naturellement, nous descendrons la rue Faidherbe, vaste tentacule qui enserre la gare dans une sorte de delta pour devenir le véritable exutoire de la ville.
Les brillantes devantures se pressent de chaque côté : le coiffeur côtoie le café somptueux, le libraire se resserre près de la modiste et le magasin musical serait réduit, à la portion congrue s'il n'avait absorbé à lui seul l'angle même de la rue. Rien ne le désignerait plus qu'un autre à votre attention si ce n'est le bel emplacement, le soin avec lequel les instruments sont présentés. Cependant, comme vous vous y êtes précisément arrêté en flânant, vous entendez les sons de la clarinette, puis succède un appel de trompette, alors qu'un apprenti semble vouloir rompre la peau d'âne d'un tambour. Ce n'est même plus du jazz band ; c'est de la cacophonie. Do, mi, sol, mi, sol, fait en glapissant la clarinette ! Coin, coin, coin répond le hautbois ! Ra-ta-pla-ta-pla-ta-pla interrompt le tambour pourquoi ne me ferais-je pas entendre dit soudain la flûte, et allez-y : turlututu, turluru, etc...
La curiosité vous fait entrer et sous prétexte d'acheter « Valencia » vous assistez non pas à une exécution de jazz, mais à l'essai consciencieux que font des gens très convaincus, des instruments qu'ils choisissent...
Sans le savoir, vous êtes entré, non seulement chez un marchand de musique, mais bel et bien chez le fabricant même de ces instruments dont vous entendiez tout à l'heure le discordant ensemble.
La « Maison Gras », chez laquelle vous êtes, existe en effet, depuis trois quarts de siècle.
C'est, en effet, en 1868 que M. Joseph Gras, ex-soliste à la musique du 1er Régiment de génie, à Montpellier et à Arras, eut l'idée, à sa libération, de s'installer en notre ville.
Comme il avait travaillé dans les meilleurs ateliers de Paris et de province, son chef de musique l'avait désigné d'office pour effectuer les réparations nécessaires aux instruments de son régiment. Tel piston dessoudé, tel ressort détrempé, tel pavillon abîmé, retrouvaient entre ses mains leur vitalité première.
Aussi l'atelier que M. Joseph Gras avait fondé boulevard Vallon, aujourd'hui boulevard Victor-Hugo, prit très vite une extension appréciable.
Pour un homme hardi, comprenant son métier, il n'y avait qu'un pas de la réparation à la fabrication. Ce pas fut franchi en 1884 et, sous sa direction, une vingtaine d'ouvriers furent occupés rue de Béthune à fabriquer les premiers instruments à pistons.
La clientèle, séduite par la qualité des instruments sortis de l'atelier de M. J. Gras s'étendit de plus en plus dans la France entière et comme de nombreux clients avaient besoin de pianos, la maison s'occupa, dès 1889, de la vente de ceux-ci, branche commerciale qui se développa au delà de toute espérance.
C'est en 1898 que M. Charles Gras succéda à son père, 1 er prix du Conservatoire, il avait, sous l'égide paternelle, et par de nombreux stages en France et à l'étranger, acquis tous les secrets qui président à l'élaboration et à la construction des orgues et des instruments de musique en général.
Des conceptions nouvelles, une excellente mise au point, lui permirent, en 1910, de lancer la fameuse fabrication « Prima », recherchée avec beaucoup de raison pour les plus grands artistes de France et de l'étranger. Actuellement, le monde musical entier vante les qualités de ces instruments qui joignent, à leur belle présentation, une sonorité exceptionnelle.
Un des rares mérites de la maison Gras est d'avoir eu l'idée de joindre à des occupations déjà lourdes, en 1895, un fonds d'édition. Malgré les risques d'une telle entreprise, qui doit être secondée par une réelle habileté et que la faveur d'un public peut réduire à. rien du jour au lendemain, M. Charles Gras, donna un si bel essor à cette branche que sa maison d'édition est actuellement placée parmi les plus importantes de France.
Bien des compatriotes lui doivent d'être aujourd'hui connus par leurs œuvres qu'a lancées la maison Gras, grâce à un effort pécuniaire personnel des plus intéressants puisqu'il vient rehausser et faire valoir les mérites d'efforts nés dans notre région.
La fabrication, des instruments ne fut pas pour cela ralentie puisque la nouvelle industrie, établie définitivement dans la ville natale de ses fondateurs, occupe, 20 rue des Augustins, une centaine d'ouvriers.
Puisque vous êtes entrés dans le magasin, écoutez un instant et vous serez peut-être surpris, indépendamment de tout ce qui s'expédie en France et dans le continent, de voir : une clarinette pour Tampico, un bugle pour Touranne, deux hautbois pour Chicago, un piston pour Vancouver, un cor pour Philadelphie, deux saxos pour Birmingham, etc., et c'est toujours comme cela, nous a dit un indiscret, en ajoutant sous le sceau d'un secret que nous violons sans crainte, que bientôt les ateliers, s'agrandiraient considérablement et qu'il faudra 3 ou 400 ouvriers pour contenter tout ce monde de musiciens désireux de jouer sur une bonne marque.
Comme nous le disions; au début de cet article, nous ne voulons pas ici préconiser plutôt une marque qu'une autre; mais n'avons-nous pas le droit d'être fiers lorsqu'un enfant des Flandres, héritier des qualités inhérentes à cette race, à l'effort tenace, porte au loin le nom de notre contrée et nous crée peut-être, des envieux mais aussi des sympathies.
A côté du développement industriel de la région, il est d'autres initiatives qui méritent, d'être mises en relief et celles qui touchent l'art musical ne sont pas des moins intéressantes. Nous continuerons donc dans notre prochain article de nous promener à travers Lille et, plus d'une fois, il faudra nous arrêter !
Marcel DIARD.
LES SPECTACLES n°113 du 26 février 1926. source idem.
Organographie générale des instruments à embouchure .
La maison Ch. Gras, de Lille, vient d'éditer un important ouvrage de M. Henri Séba, professeur au Conservatoire royal de Bruxelles, traitant .de tous les instruments à embouchure. L'auteur dit, avec raison, dans son avant-propos, que, jusqu'ici, l'étude théorique des instruments à embouchure
n'a pas été complète, et que son exposé, résultat de nombreuses années d'observations et d'expériences, est susceptible de combler une lacune dans l'enseignement des conservatoires et écoles de musique, ainsi qu'à tous les instrumentistes en général, amateurs et professionnels.
C'est l'avis, d'ailleurs, de plusieurs de nos confrères, dont l'autorité est établie en matière musicale, et qui ont écrit des notes très élogieuses sur cette remarquable étude.
C'est, dit l'un d'eux, un ouvrage considérable, où les instruments de cuivre à embouchure sont minutieusement étudiés, tant au point de vue de la sonorité qui leur est propre lorsqu'ils sont, établis sous leur forme primitive (c'est-à-dire sans pistons), qu'au point de vue des perfectionnements qui leur ont été successivement apportés ; notamment l'adjonction des coulisses et des pistons.
Chaque instrument fait l'objet, d'une étude très détaillée, dans laquelle l'auteur fait ressortir les raisons techniques sur lesquelles l'exécutant doit se baser pour obtenir des sonorités plus belles ou plus justes.
Des tableaux théoriques et des tablatures complotent cette magistrale étude, qui est précédée d'un résumé d'acoustique contenant les notions qu'il est indispensable de posséder pour comprendre la théorie des instruments .
L'organographie de M. Séba est un livre susceptible d'intéresser tous les musiciens, et sa place est marquée dans la bibliothèque de chaque société instrumentale.
Dédié à M. Paul Gilson, inspecteur de l'enseignement musical en Belgique, cet ouvrage a été édité par M. Ch. Gras, 32, rue des Ponts-de-Comines, à Lille, 12, rue de la Chaussée-d'Antin, à Paris.
Vu sur facture du 20 mai 1913:
Manufacture générale d'instruments de musique- J GRAS- fournisseur de l'armée-24 bis rue Faidherbe- 32 rue des Ponts de Comines- Usines électriques Lille & Colombes (Seine)- Succursales à Roubaix, Valenciennes et Bruxelles- Nouveaux instruments "PRIMA"- adoptés par les solistes de la musique de la garde républicaine.
Vu sur catalogue juin 1922:
Paris 12, rue de la chaussée d'Antin, 12- J. Gras- Lille 24 bis, rue Faidherbe- 32 rue des Ponts de Comines-
Vu sur catalogue 1923 août:
Expositions universelles: Lille 1920 grand prix- Diplôme d'honneur pour les expositions: Roubaix 1911, Tourcoing 1912, Gand 1913.
Maisons: A Paris, 12 rue de la Chaussée d'Antin- A Lille, 24 et 26 rue Faidherbe, 32 rue des Ponts de Comines- A Valenciennes, 27 rue du Quesnoy- A Roubaix, 48 Grande Rue.
Usines: A Paris, 4 et 6 rue de Château Landon- A Lille: 32 rue des Ponts de Comines, 20 rue des Augustins.
Publicités de 1923-1924:
Pianos Pleyel, Herard, Gaveau- J. Gras- 24 bis rue Faidherbe- Lille.
Annuaire international de la musique 1925: source luthiers-mirecourt.com.
Gras Ch., 12, chaussée d'Antin. -Paris.
Musique adresses universel 1929:
Gras Ch, 12 rue de la Chaussée- d'Antin (9è) métro Opéra- Manufacture générale d'instruments de musique- Éditions-
Gras Ch. E., 32 rue des ponts de Comines.-Usine: 20 rue des Augustins. Inst, Musi.- Manuf. d'instruments de cuivre et Editions musicales.
Vion A (Gras Ch succ) , 4-6 rue du Château Landon (10è) métro Château Landon- Manufacture de pièces détachées d'instruments de cuivre. Fond 1838.
Vu sur carte postale publicitaire "Delcampe":
Manufacture générale d'instruments de musique- J Gras- Ch Gras successeur- Lille 36 rue Faidherbe- Paris 12 chaussée d'Antin- Seul fabricant de la célèbre marque Prima.
Vu sur catalogue juin 1933:
4 grands prix: Lille 1920- Gand 1923- Genève 1927- Francfort 1927- manufacture générale d'instruments de musique- ch gras- Paris 12, chaussée d'Antin, 12- Lille 36, rue Faidherbe, 36- nouvelle série R. A.- Becs ébonites surchoix pour clarinettes et saxophones signés F. Capelle- Becs numérotés par degrés d'ouverture. N°5: fermé. N°6: Moyen; N°7: ouvert.
Vu sur publicité:
Lille 36 rue Faidherbe- Garantie: série A. L. 10 ans- Série GSB et PRIMA 12 ans. Cette garantie est mentionnée sur un certificat accompagnant l'instrument.
Vu sur publicité:
1920-Grand prix-Lille. 1923-Grand prix-Gent. 1927-Grand prix-Genève. 1927-Grand prix-Francfort. 1935-Grand prix-Bruxelles.1950-Hors concours-Haïti.
Vu sur publicité de mai 1937:
Fabrication entièrement artistique- J. Gras- Fondée en 1868- PRIMA Marque déposée- Grands prix Lille 1920- Gand 1923- Francfort 1927- Genève 1927- Bruxelles 1935- Commission, exportation-
Ses nouveaux bugles et trompettes perce rationnelle- Usines LILLE- PARIS- Ch. Gras- Paris. 12 rue de la Chaussée d'Antin- Lille. 36 rue Faidherbe.
Vu sur publicité février 1954:
Gras Frères. Exposition internationales: 1950 Hors concours Haïti- 1951 Concours international des fabricants La Haye, la plus haute récompense, médaille de la reine- 1952 Hors concours exposition  internationale Madagascar.

Au fil des ans, des fonds:

A droite de l'image, rue des Ponts de Comines. Le magasin était situé à l'angle des deux rues.
Lille: 1868-"M. Joseph Gras avait fondé boulevard Vallon".
1874 avril- Rue de Béthune, n°34, à Lille.
1884- " sous sa direction, une vingtaine d'ouvriers furent occupés rue de Béthune à fabriquer les premiers instruments à pistons."
1888- rue de Béthune.
1889- Commercialisation de pianos.
1893- Gras (J.), Béthune, 24.
1895- Fond d'édition. Gras (J.), Bethune, 24.
1896- Pont de Comines.
1909-Lille 24, rue Faidherbe- 32, rue des Ponts de Comines.



1910 Image ci-dessus: annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical. Source Gallica B.N.F.
1913 mai- 24 bis, rue Faidherbe- 32, rue des Ponts de Comines.
1922 juin- J. Gras- Lille 24 bis, rue Faidherbe- 32, rue des Ponts de Comines.
1923 août- 24 et 26, rue Faidherbe- 32, rue des Ponts de Comines- 20, rue des Augustins.
1923-1924: J. Gras- 24 bis, rue Faidherbe- Lille.
Circa 1926: 20, rue des Augustins.
1926:32, rue des Ponts-de-Comines, à Lille.
1927 mai: 32, rue des Ponts de Comines- 24 bis rue Faidherbe. Usines à Paris: 4 et 6 rue de Château Landon, Lille: 20 rue des Augustins.
1929-  32, rue des Ponts de Comines. Usine: 20, rue des Augustins.
1933 juin- Lille 36, rue Faidherbe, 36.
1937 mai- Lille. 36, rue Faidherbe.
1938 janvier- Création Gras frères (Sarl)- Série AL, garantie 10 ans contre tous défauts de fabrication, porte la marque "J. Gras, Lille".
1938 estampille barbe et Fils av du Dr Quettier Berck.


Janvier 1953
Février 1950.

1940 estampille sur bugle, Barbe & Co Berck plage.
1940-1944- Mise en sommeil.
1944 estampille sur trompette Barbe Frères Etoile du Nord Berck Plage.
1944 du 21 janvier 1944 au 9 février 1944 Barbe Frères à Berck.
1944 du 3 avril Barbe frères à La Couture Boussey.
1946 estampille trompette Barbe Etoile du Nord 36 rue de la goutte d'Or Paris.
1947 juin- J Gras 17, Parvis St Maurice.
1950 février- 17, Parvis St Maurice.
1953 janvier- 14, rue des Augustins.
1954 février- Gras Frères, 14, rue des Augustins.
Paris: 1912 septembre- 115, Paris- Bois-Colombes (Pub.du 23 sept 1912).
1913- 115, rue de Paris.
1922 juin- Paris 12, rue de la chaussée d'Antin, 12.
1923 août- 4 et 6 rue de Château Landon.
1926- 12, rue de la Chaussée-d'Antin, à Paris. 
1927 mai: 4 et 6 rue Château- Landon.
1929- 12 rue de la Chaussée- d'Antin (9è).
1933 juin- Paris 12, chaussée d'Antin, 12.
1937 mai- Paris. 12 rue de la Chaussée d'Antin.
1938 janvier- Création Gras frères (Sarl)- Séries GBS et Prima, garanties 12 ans contre tous défauts de fabrication, portent la marque "J. Gras, Paris". 
1940 circa- Nouvel atelier rue Ramponneau- Magasin 4, rue de la Rochefoucault.
1945- 15 rue de la Tour des Dames.
1950 février- J. Gras 15 rue de la Tour des Dames.
1954 février- Gras frères, 15 rue de la Tour des Dames.


Saxophone soprano Prima J. Gras:


Remerciements à Denis pour sa participation.

Photo Denis.

Les essayeurs pour la maison Gras:
1) Hannart professeur au conservatoire, soliste à l'opéra de Lille- Clarinette en sib, modèle Libérator.
2) Chevert- Ex basse solo de la musique de la garde républicaine- Tuba de l'opéra et de l'orchestre Lamoureux- Barytons et basses séries Prima et Gsb- 24bis et 26, rue Faidherbe.
3) E. Portré- Flûte solo à l'opéra comique et à la musique de la garde républicaine- Premier prix du conservatoire de Paris- Flûtes Prima- 24bis et 26, rue Faidherbe. 
4) Vu sur ophicléide.fr, remerciements: Letellier R.- 1 er prix de conservatoire de Paris et soliste à la musique de l'air- Saxophone alto Libérator Gras série Prima n°12114. Grand prix Bruxelles 1935- 15 rue de la Tour des Dames.
5) R. Ceugnart 1er prix conservatoire de Paris, saxophoniste à la musique de la garde républicaine. Certificat d'essai daté du 29 septembre 1947.  

Vu sur saxophones et autres:
Avec numéros de série:
1) Vu sur CLARINETS & CO: J. Gras Saxophone Soprano Curved- Joseph Gras- Paris-ca 1930- n°1914– bee logo-Prima- Brevete S.G.D.G. J. Gras- Fournisseur de L´Armée-12. Rue De La Chaussée D´Antin- Silver plated.
2) Vu sur Ebay: saxophone Alto de J. Gras en métal argenté, portant le numéro de série : 3770 situé sous crochet de pouce- Breveté s.g.d.g. dans banière- J. Gras- 12 chaussée d'Antin- Paris. Si et Si b à gauche du pavillon, double fa aigu.
3) Vu sur Ebay: saxophone alto argenté n°7965. Estampille: J. Gras- Fournisseur de l'armée- 15 rue de la tour des Dames- Paris- Etoile- Libérator. Gardes tôles, ancien modèle type Beaugnier. Gravure art déco.
Note: il existe des stencils Gras Libérator fournis par Beaugnier.
4) Vu sur Ebay:
Saxo alto argenté. Dans banière: breveté sgdg- J. Gras- Fournisseur de l'armée-12 rue de la  chaussée d'Antin- Paris-Etoile 5 branches. n°11064. Si et Si b à gauche du pavillon, pas de double fa aigu, pas de fa # coté. Sol # simple, palonnier sol # rectangulaire avec 2 rouleaux. Non gravé.
Note: stencil Guénot avec numéro de série Guénot.
5) Reçu sur ma boite:
Saxo alto J.GRAS "Prima" argenté- 4 Rue de la Rochefoucauld- Paris- N° de série 10941Gardes fils- Si et si b des deux cotés du pavillon. Trille ré mi b grave, trille sol #, fa # coté avec spatule en goutte d'eau, double fa aigu, palonnier sol # type Super série 34.
Note: (*) atelier commun et sous traitance Jouan et Guesdon. Liste de numéros commune avec numéros ci-dessous.
6) Vu sur Leboncoin:
Sax alto J.GRAS "Prima" argenté- 4 Rue de la Rochefoucauld- Paris- N° de série 11255. Gardes fils. Si et sib du coté droit. Double fa aigu.
7) Reçu sur ma boite:
Saxo alto argenté J.GRAS- 4 rue de la Rochefoucauld- Paris- Prima- N° de série 11275- Gardes fils- Si et si b coté droit. Trille ré mi b grave, trille sol #, fa # coté avec bouton de nacre, double fa aigu, palonnier sol # type Jouan et Guesdon- Gras avec spatule de sol # inversée. Acheté en 1948.
8) Vu sur la cave aux instrum: Saxophone alto J. Gras modèle Prima - n° 11440 - Argenté - Révisé - En étui. Si et sib graves coté droit, spatule sol# triangulaire, fa frontal (double fa aigu). Touche fa# coté: bouton rond garni nacre- Trilles main droite sol # et ré # (mi de résonance).
9) Saxo ténor J Gras Paris Lille prima (sans Libérator) N° 11851 certificat de garantie daté du 18 juin 1947
10) Saxo alto Gras prima Libérator N° 11586 essayé par R Ceugnart 1er prix conservatoire de Paris, saxophoniste à la musique de la garde républicaine. Certificat d'essai daté du 29 septembre 1947. Certificat avec un tampon violet au recto et un au verso marqué : Édition R. MARTIN Macon (S.-et-L.).
11) Vu sur Ebay: n°11891Saxophone alto J.Gras 15 rue de la tour des Dames- Paris- Prima dans portée- Libérator. Modèle argenté, gardes tôles situées à droite, barre "Jouan et Guesdon" sous bocal, fa # coté, double fa aigu, fa # aigu, gravure florale.
12) Vu sur Ebay: n°11934Saxophone alto J.Gras 15 rue de la tour des Dames- Paris- Prima dans portée- Libérator. Modèle argenté sans fa # aigu, gardes fils situées à droite pour si et si b, Fa # coté avec bouton nacre, double fa aigu. Barre sous bocal, non gravé.
13) Vu sur Ebay: n°12002Saxophone alto J.Gras 15 rue de la tour des Dames- Paris- Prima dans portée- Libérator. Modèle argenté avec fa # aigu.
14) Saxophone alto GRAS, modèle Professionnel prima Libérator, n°12008 argenté. Date du certificat d'essai 19 novembre 1949- Fa# aigu, double fa aigu, barre sous bocal. Garantie 12 ans. Gravure florale.
15) Saxophone alto GRAS, modèle Prima Liberator, n°12023 argenté. Date vraisemblablement des années 50  Fa# aigu, double fa aigu, barre sous bocal.
16) Vu sur Leboncoin:
saxophone alto- J. Gras prima libérator- Numéro: 12091.
17) Vu sur ophicléïde.fr: saxophone alto Prima Libérator- 15 rue de la Tour de Dames- n°12114, essayé par Letellier. Fa# aigu, double fa aigu, barre sous bocal.
18) Très beau saxophone ténor de la marque "Gras" en métal argenté, datant des années  50.
Porte la mention "Gras 15 Rue de la Tour des Dames Paris" et la mention "Prima"inscrite dans une portée avec une clé de sol. N° 13004.
19) Vu sur JF Sax Paris- Saxophone Ténor J.GRAS "Prima" n°13025-15 Rue de la Tour des Dames Paris. Fa frontal (double fa aigu). Touche fa# coté: bouton rond garni nacre- Trilles main droite sol # et ré # (mi de résonance).
20) Saxo soprano n°19142 Prima J. Gras, remerciements à Chris du 68.
21) Saxo baryton ci-dessous, 212XX. Libérator.

Notes: les numéros de série cuivres sont ils différends pour les bois? (*) Les instruments  flammés rue de la Rochefoucauld précèdent ceux flammés Tour des Dames, bien que les voies soient identiques.

Sans numéro de série:
1) Dans bannière: breveté SGDG-J GRAS- Fournisseur de l'armée-12, rue de la Chaussée d'Antin-PARIS- Pentacle- Portée et clé de sol.(Sol# à gauche et à droite, levier de fa# coté, cadence d'ut et sib, sib grave et fa aigu).
2) Breveté S.G.D.G , J.GRAS , fournisseur de l'armée , 15, rue de la Tour des Dames , Paris , 47 Parvis St Maurice , LILLE, avec sac en cuir d'époque .
3) J. GRAS, 16 Place d'Armes, CALAIS sur soprano deux clés d'octaves.
4) Breveté SGDG-J.GRAS-Fournisseur de l'armée-32, rue des ponts de Comines- Lille.
5) Vu sur wikisik:  alto descendant au si grave- Breveté S.g.d.g dans bannière-(J. Gras - Fournisseur de l'armée- Paris- Radaelli Hnos- Representantes en Buenos - Aires- Made in France- Tout en majuscule).
Musique Adresses 1929: Radaelli Hnos, 426 Entre Rios.- Inst., Musi. (Mayor y Menor)- Buenos Aires.
Succursale Buenos Aires vue sur publicité 1954.


Saxophone baryton Liberator proposé par André: Ce sax porte le numéro 212XX.




Tous mes remerciements à André pour ces magnifiques photos.

Saxophone alto Imperator:
la marque Impérator se retrouve sur des becs qui équipaient
les Super Série 1934 de chez Guénot à livraison.
Ce saxophone fut vendu par l'auteur des photos pour un stencil Gras.
La marque Imperator fut aussi diffusée par Couesnon pour des
flûtes traversières faites en Italie.
J'ai retrouvé ce palonnier sol # sur un Spezial Modell de chez Hug qui semblerait provenir de chez Julius Keilwerth. 
L'origine Julius Keilwerth pour ces saxophones signés Imperator paraitrait la plus pertinente, le système d'octave, la couronne sur l'estampille et la forme générale du clétage, remarquez les plots en formes de balustres et non en double cônes.  

Source Ebay jazzventure, tous mes remerciements.

Source Ebay jazzventure.

Source Ebay jazzventure.



Etat civil:
Mariage de Gras Joseph Désiré le 28 avril 1869 à Lille. Source archives du Nord.
L'an 1869, le 28 avril...Joseph Désiré Gras, chaudronnier cuivre, né le 22 août 1840 ...état civil de Cambrai (Nord)...demeurant à Lille depuis 8 mois...domicilié rue de Thumesnil n°3, majeur, fils légitime de Louis Gras décédé à Cambrai le 21 février 1856 et de Julie Daby, âgée de 66 ans, journalière, domiciliée à Cambrai...et Appoline Marceline Joseph Mas, couturière, née le 14 mai 1846...Moulin Lille, domiciliée à Lille rue de Thumesnil n°1, majeure, fille légitime de Noël Joseph Mas, décédé à Lille le 18 avril 1863 et de Fideline Marceline Joseph  Vanlerberghe, âgée de 42 ans, épicière, domiciliée à Lille...en présence de...François Gras, contre maître de tissage, frère de l'époux...

Acte de naissance de Gras Joseph Désiré à Cambrai le 22 août 1840.  Source archives du Nord.
...Louis Gras, âgé de 42 ans, journalier, rue de la porte de Lille à Cambrai...et de Julie Daby son épouse...

Acte de naissance de Charles Eugène Gras le 14 octobre 1875 à Lille.  Source archives du Nord.
...a comparu, Joseph Désiré Gras, chaudronnier en cuivre, âgé de 35 ans...domiciliés à Lille, rue Solférino n°330...
En marge: marié à Lille le 27 mai 1901 avec Belvat Marie Sophie Reine Josephe...

Vu sur blog de Christian:
Charles décède le 9 mai 1940.

État de service de Charles Eugène Gras.  Source archives du Nord.
Matricule 2873 classe 1895...résidant à Lille rue des ponts de Comines 3è...profession de luthier...engagé volontaire pour 3 ans à Lille le 7 octobre 1895...soldat musicien le 11 février 1897- Envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1898...réformé n°2 le 30 septembre 1910...Maintenu même mention le 10 mars 1915...

Notes tirées du blog ci-dessous: 
Emile Gras :
Emile Marie Joseph Gras naît à Lille le 13 septembre 1907.
 Vers les 16 ans, Emile, prix de solfège du Conservatoire de Lille quitte la classe de flûte de M. Bouillard pour devenir auditeur au Conservatoire de Paris de celle de Moyse "l'ange de la flûte".  
Un lien très intéressant, tous mes remerciements à Christian, par suite de la transmission de cette transcription:

Un bugle transmis par Jean Eric, tous mes remerciements:

Bugle Libérator n°15248.


Photos Jean Eric, mes remerciements.

Vu sur Trumpetmaster:

Pseudo ATrumpetDude, Bugle Gras Liberator n°19154, 
deux adresses sur cet instrument: 17 parvis St Maurice et 
15 rue de la Tour des Dames, circa 1950, antérieur à 1953.
Mes remerciements.

Pseudo ATrumpetDude, mes remerciements.

samedi 14 avril 2012

TROTTE

Voici une lignée d'ouvriers luthiers originaire de la Couture Boussey, ayant exercée aussi à Mantes et flamant Paris sur certains de leurs instruments. Par défaut, trois générations sont présentées, les origines de leurs apprentissages resteraient à compléter en préalable de leurs activités de luthiers chez Trotte, Martin, Julliot et Selmer. La lignée présentée est issue d'un ancêtre commun, Augustin Trotte 1810-1856 qui eu deux fils, Alexandre Isidore né en 1846 et Jules Edmond né en 1848.

De son union avec Marie Stéphanie Blery, le 17 mai 1873, le premier, Alexandre Isidore fut père de quatre enfants.
le 26 février 1874 naquit à La Couture Boussey Augustin Émile Trotte, fils de Trotte Alexandre Isidore, âgé de vingt sept ans, luthier ...en présence de Julliot Victor, âgé de trente sept ans , fabricant de clefs d'instruments de musique , et de Hama Eugène âgé de trente quatre ans , luthier...Sur les recensements de La Couture de 1901 et 1906, il y est inscrit comme luthier, patron.
Ambrosine Trotte est née le 6 avril 1878, fille légitime de Trotte Alexandre - Isidore, ouvrier en clés d'instruments de musique...Témoins: Trotte Jules âgé de 29 ans, ouvrier en clés d'instruments de musique et par Léon Baudet , âgé de 25 ans luthier, ami du père à l'enfant...
En marge: le 29 mars 1902 a contractée mariage avec Lafauche Emile Edmond...
Le 22 mars 1880, Auguste Alexandre Trotte naquit, ...fils de Trotte Alexandre Isidore, luthier âgé de trente trois ans ...en présence de Bléry Jules, âgé de vingt deux ans et de Trotte Jules, âgé de trente et un ans tous deux luthiers...oncles de l'enfant...
En marge: le 15 juillet 1908 marié avec Bobin Laurence Cécile Émilie...Sur recensement: en 1906 luthier chez julliot. Au service militaire du 16/09/1901 au 20/09/1904, soldat musicien, puis du 11/08/1914 au 7/03/1919; se retire à Ivry, le 27/10/1909 à Ivry la Bataille ainsi que le 30 mai 1925, rue de Garennes.

Le 25 mai 1882 Gustave Edouard Trotte naquit à Garennes, fils de Trotte Alexandre Isidore, luthier âgé de trente trois ans et de Bléry Marie Stéphanie...domiciliés en cette commune où ils se sont mariés le 17 mai 1873...en présence de Bléry Jules, âgé de vingt deux ans et de Trotte Jules, âgé de trente et un ans tous deux luthiers...oncles de l'enfant...
En marge: le 15 juillet 1908 marié avec Bobin Laurence Cécile Émilie...En 1901 à La couture il est luthier chez Martin Jean Baptiste. Service militaire de 1903 à 1905, profession luthier finisseur, le 17 novembre 1919, 2, rue de Metz à Mantes, le 1 décembre 1920, rue du Muret Mantes la Ville, le 11 octobre 1922, Ezy, rue Grande, le 16 janvier 1928, rue Raspail Ezy. Chez Julliot en 1906, chez Selmer en 1921.

Le deuxième frère, Jules Edmond (1848-1897) déclare être cocher le 28 juillet 1873 et ouvrier en clés d'instruments de musique le 6 avril 1878, marié le 22 octobre 1872 à Dampierre-en-Yvelines, avec Léontine Bargue 1851. Le 1 novembre1882 les témoins au décès de Léontine sont Vaquelin Ernest, âgé de trente neuf ans et de Djalma Julliot Eugène, âgé de vingt quatre ans , tous deux fabricants de clés, domiciliés en cette commune, amis de la défunte.

Le 28 juillet 1873 à Dampierre en Yvelines naquit Trotte Edmond ...né hier à 10 heures du matin (le 27)...fils de Jules Edmond Trotte, cocher et de dame Léontine Bargue...
En marge: marié le 20 novembre 1897. Décédé à Mantes la Ville le 16 novembre 1949.
Luthier chez Julliot en 1901-1906, chez Selmer 1921, chez Schaeffer en 1926, patron en 1931, chez Buffet Crampon en 1936.

Acte de naissance de Trotte Léon Alin le 10 août 1898:
...fils de Trotte Edmond luthier âgé de 25 ans et de Massin Marie Aline, ménagère âgée de 18 ans domiciliés à La Couture Boussey et mariés à Bueil le 20 novembre 1897...
En marge: marié à Grenoble le 26 août 1920 avec Léonie Césarine Joséphine Couvert.
Décédé à Mantes la Ville le 1 mars 1983. Luthier chez Selmer en 1921, chez Schaeffer en 1926, chez Trotte en 1931, chez Buffet Crampon en 1936.
Aline Trotte sœur d'Edmond naquit en 1881.

Musique adresses 1941:
Trotte L. Fils, 38, rue Pasteur.- Mantes (Seine et Oise).

Journal de Mantes:
Le 13 juillet 1932. Harmonie de Deuil (S.-et-O.), 60 exécutants, Directeur M. Levindrey (2° D.
2ème S. 1er prix lecture a vue, 1er prix ascendant exécution. Classée en 2° D. 1ère S. prime
de 150 fr. 1er prix honneur, prime 600 fr. prix de direction a M. Levindrey, prix spécial offert par M. Trotte, fabricant à Mantes-la-Ville, une clarinette métal argenté si bémol.

Tous mes remerciements à Claude pour ses photos.