mardi 12 juin 2012

Maison Joseph et Charles GRAS, Lille.


Je vous présente dans cet article une recherche sur la facture lilloise évoquant les Maisons Joseph et Charles Gras successeur des établissements Vion, les domiciliations sont nombreuses et concernent les villes de Paris, Lille et Calais.
Bulletin des lois de la république française: source Gallica B.n.f.
237637. Brevet de quinze ans, 13 avril 1874; Gras, rue de Béthune, n°34, à Lille.
Trompette contre-basse monstre sans piston.
Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical: source Gallica B.n.f.
1893: Marchands de musique et instruments: Gras (J) Béthune , 24 Lille. Idem en 1894, 1895...
1909: Valenciennes: Gras (J.), 5, passage Broca.
Archives commerciales de France: source Gallica B.n.f.
1)Paris. — Formation. — Société en nom collectif A. VION et ROUSSEAU frères, fab. d'ins-
truments de musique, 4 et 6, Château-Landon. — 9 ans et 8 mois —75,000 fr. — 31 oct. 1910
2)Vendeur: Gras (Dlle) .Acheteur: Gras . Domicile élu: Martin, 11, Jacquemars - Giélée, à Lille -de suite- Droits dans une fabr. d'instruments de musique 1. 115,Paris, Bois-Colombes (Pub.du 23 sept 1912).





Musique adresses universel 1913: source J.L. Matte.
1)Vion A et Rousseau Frères, 4 et 6, rue du Château Landon (10è) métro Château Landon- Fab d'Instruments bois et cuivres et pièces détachées. Fond 1838.
2)COLOMBES (Seine)- Gras Ch. -E., 115, rue de Paris.- Manufacture d'Instruments de cuivre.- (Maison de vente à Lille.)
3)ROUBAIX- Gras Ch. -E., 48, Grande-Rue.- Musique et Instruments- (Maison principale à Lille). Note: adresse présente sur facture du 17 mai 1927.
4)LILLE- Gras Ch. -E., 32, rue des Ponts de Comines.- Mus. et Inst.- Manuf. et Inst. de cuivre et Edition Musicale.- Fond en 1868.- (Usine à Colombes.)- Succursales Roubaix, Valenciennes et Bruxelles.
5)VALENCIENNES- Gras Ch. -E., 5, Passage Boca.- Musique et Instruments.- (Maison principale à Lille. Note: vu sur facture du 17 mai 1927, 27 rue du Quesnoy...
LES SPECTACLES n°122 du 30 avril 1926 source Gallica.
Chronique Musicale
L'EFFORT ARTISTIQUE REGIONAL,
Peu de provinces peuvent, comme les Flandres, se vanter de pouvoir réunir autant de sociétés musicales. Chaque ville, chaque commune, chaque village a son orphéon ou sa chorale, sa fanfare ou son harmonie qui s'enorgueillit d'une bannière couverte par une constellation de médailles et de palmes aux reflets d'or. Chaque usine, chaque atelier, groupe ses ouvriers certains soirs pour en faire de futurs musiciens et, c'est merveille de voir ces mains habituées à manier le pic du mineur ou la broche du métier, s'exercer à battre les temps de la mesure que rythment ensemble les fronts gravement penchés sur les pupitres.
Ce résultat est. dû, le plus souvent, à des âmes désintéressées, philanthropes sans le savoir, qui sont heureux de faire profiter les autres des connaissances musicales qu'ils ont acquis eux-mêmes.
Dans de prochains articles, nous parlerons de ceux-ci en donnant l'historique de nos principales sociétés.
Aujourd'hui, nous envisagerons cette question d'un côté beaucoup plus matériel, mais, tout aussi digne d'intérêt. De même que nos élégantes ne pourraient faire valoir leurs gracieuses silhouettes sans les talents du couturier, les meilleurs des virtuoses ne sauraient extérioriser leur art s'ils n'avaient à leurs dispositions un instrument docile et de belle sonorité.
Peu de gens, même parmi ceux qui achètent un instrument, se doutent de ce qu'il a fallu d'études et de soins pour arriver à cette perfection qu'on rencontre aujourd'hui dès que l'on veut bien y mettre un certain prix.
L'émulation des luthiers de Crémone existe toujours et chaque artisan, chaque fabricant a son secret, qui lui permet d'obtenir certaine qualité recherchée par l'amateur.
Notre région peut, à juste titre, s'enorgueillir de posséder quelques-uns de ces artisans sans lesquels les qualités des virtuoses ne seraient plus qu'une abstraction. Loin de nous l'idée de faire l'apologie de telle ou telle maison ou de vanter les mérites d'une marque ou d'une autre. Nous chercherons simplement à établir combien l'effort accompli depuis un siècle est méritoire par les fruits qu'il a portés. Agissons donc comme un étranger qui descendrait dans notre ville et faisons notre petite promenade de reconnaissance. Naturellement, nous descendrons la rue Faidherbe, vaste tentacule qui enserre la gare dans une sorte de delta pour devenir le véritable exutoire de la ville.
Les brillantes devantures se pressent de chaque côté : le coiffeur côtoie le café somptueux, le libraire se resserre près de la modiste et le magasin musical serait réduit, à la portion congrue s'il n'avait absorbé à lui seul l'angle même de la rue. Rien ne le désignerait plus qu'un autre à votre attention si ce n'est le bel emplacement, le soin avec lequel les instruments sont présentés. Cependant, comme vous vous y êtes précisément arrêté en flânant, vous entendez les sons de la clarinette, puis succède un appel de trompette, alors qu'un apprenti semble vouloir rompre la peau d'âne d'un tambour. Ce n'est même plus du jazz band ; c'est de la cacophonie. Do, mi, sol, mi, sol, fait en glapissant la clarinette ! Coin, coin, coin répond le hautbois ! Ra-ta-pla-ta-pla-ta-pla interrompt le tambour pourquoi ne me ferais-je pas entendre dit soudain la flûte, et allez-y : turlututu, turluru, etc...
La curiosité vous fait entrer et sous prétexte d'acheter « Valencia » vous assistez non pas à une exécution de jazz, mais à l'essai consciencieux que font des gens très convaincus, des instruments qu'ils choisissent...
Sans le savoir, vous êtes entré, non seulement chez un marchand de musique, mais bel et bien chez le fabricant même de ces instruments dont vous entendiez tout à l'heure le discordant ensemble.
La « Maison Gras », chez laquelle vous êtes, existe en effet, depuis trois quarts de siècle.
C'est, en effet, en 1868 que M. Joseph Gras, ex-soliste à la musique du 1er Régiment de génie, à Montpellier et à Arras, eut l'idée, à sa libération, de s'installer en notre ville.
Comme il avait travaillé dans les meilleurs ateliers de Paris et de province, son chef de musique l'avait désigné d'office pour effectuer les réparations nécessaires aux instruments de son régiment. Tel piston dessoudé, tel ressort détrempé, tel pavillon abîmé, retrouvaient entre ses mains leur vitalité première.
Aussi l'atelier que M. Joseph Gras avait fondé boulevard Vallon, aujourd'hui boulevard Victor-Hugo, prit très vite une extension appréciable.
Pour un homme hardi, comprenant son métier, il n'y avait qu'un pas de la réparation à la fabrication. Ce pas fut franchi en 1884 et, sous sa direction, une vingtaine d'ouvriers furent occupés rue de Béthune à fabriquer les premiers instruments à pistons.
La clientèle, séduite par la qualité des instruments sortis de l'atelier de M. J. Gras s'étendit de plus en plus dans la France entière et comme de nombreux clients avaient besoin de pianos, la maison s'occupa, dès 1889, de la vente de ceux-ci, branche commerciale qui se développa au delà de toute espérance.
C'est en 1898 que M. Charles Gras succéda à son père, 1 er prix du Conservatoire, il avait, sous l'égide paternelle, et par de nombreux stages en France et à l'étranger, acquis tous les secrets qui président à l'élaboration et à la construction des orgues et des instruments de musique en général.
Des conceptions nouvelles, une excellente mise au point, lui permirent, en 1910, de lancer la fameuse fabrication « Prima », recherchée avec beaucoup de raison pour les plus grands artistes de France et de l'étranger. Actuellement, le monde musical entier vante les qualités de ces instruments qui joignent, à leur belle présentation, une sonorité exceptionnelle.
Un des rares mérites de la maison Gras est d'avoir eu l'idée de joindre à des occupations déjà lourdes, en 1895, un fonds d'édition. Malgré les risques d'une telle entreprise, qui doit être secondée par une réelle habileté et que la faveur d'un public peut réduire à. rien du jour au lendemain, M. Charles Gras, donna un si bel essor à cette branche que sa maison d'édition est actuellement placée parmi les plus importantes de France.
Bien des compatriotes lui doivent d'être aujourd'hui connus par leurs œuvres qu'a lancées la maison Gras, grâce à un effort pécuniaire personnel des plus intéressants puisqu'il vient rehausser et faire valoir les mérites d'efforts nés dans notre région.
La fabrication, des instruments ne fut pas pour cela ralentie puisque la nouvelle industrie, établie définitivement dans la ville natale de ses fondateurs, occupe, 20 rue des Augustins, une centaine d'ouvriers.
Puisque vous êtes entrés dans le magasin, écoutez un instant et vous serez peut-être surpris, indépendamment de tout ce qui s'expédie en France et dans le continent, de voir : une clarinette pour Tampico, un bugle pour Touranne, deux hautbois pour Chicago, un piston pour Vancouver, un cor pour Philadelphie, deux saxos pour Birmingham, etc., et c'est toujours comme cela, nous a dit un indiscret, en ajoutant sous le sceau d'un secret que nous violons sans crainte, que bientôt les ateliers, s'agrandiraient considérablement et qu'il faudra 3 ou 400 ouvriers pour contenter tout ce monde de musiciens désireux de jouer sur une bonne marque.
Comme nous le disions; au début de cet article, nous ne voulons pas ici préconiser plutôt une marque qu'une autre; mais n'avons-nous pas le droit d'être fiers lorsqu'un enfant des Flandres, héritier des qualités inhérentes à cette race, à l'effort tenace, porte au loin le nom de notre contrée et nous crée peut-être, des envieux mais aussi des sympathies.
A côté du développement industriel de la région, il est d'autres initiatives qui méritent, d'être mises en relief et celles qui touchent l'art musical ne sont pas des moins intéressantes. Nous continuerons donc dans notre prochain article de nous promener à travers Lille et, plus d'une fois, il faudra nous arrêter !
Marcel DIARD.
LES SPECTACLES n°113 du 26 février 1926. source idem.
Organographie générale des instruments à embouchure .
La maison Ch. Gras, de Lille, vient d'éditer un important ouvrage de M. Henri Séba, professeur au Conservatoire royal de Bruxelles, traitant .de tous les instruments à embouchure. L'auteur dit, avec raison, dans son avant-propos, que, jusqu'ici, l'étude théorique des instruments à embouchure
n'a pas été complète, et que son exposé, résultat de nombreuses années d'observations et d'expériences, est susceptible de combler une lacune dans l'enseignement des conservatoires et écoles de musique, ainsi qu'à tous les instrumentistes en général, amateurs et professionnels.
C'est l'avis, d'ailleurs, de plusieurs de nos confrères, dont l'autorité est établie en matière musicale, et qui ont écrit des notes très élogieuses sur cette remarquable étude.
C'est, dit l'un d'eux, un ouvrage considérable, où les instruments de cuivre à embouchure sont minutieusement étudiés, tant au point de vue de la sonorité qui leur est propre lorsqu'ils sont, établis sous leur forme primitive (c'est-à-dire sans pistons), qu'au point de vue des perfectionnements qui leur ont été successivement apportés ; notamment l'adjonction des coulisses et des pistons.
Chaque instrument fait l'objet, d'une étude très détaillée, dans laquelle l'auteur fait ressortir les raisons techniques sur lesquelles l'exécutant doit se baser pour obtenir des sonorités plus belles ou plus justes.
Des tableaux théoriques et des tablatures complotent cette magistrale étude, qui est précédée d'un résumé d'acoustique contenant les notions qu'il est indispensable de posséder pour comprendre la théorie des instruments .
L'organographie de M. Séba est un livre susceptible d'intéresser tous les musiciens, et sa place est marquée dans la bibliothèque de chaque société instrumentale.
Dédié à M. Paul Gilson, inspecteur de l'enseignement musical en Belgique, cet ouvrage a été édité par M. Ch. Gras, 32, rue des Ponts-de-Comines, à Lille, 12, rue de la Chaussée-d'Antin, à Paris.
Vu sur facture du 20 mai 1913:
Manufacture générale d'instruments de musique- J GRAS- fournisseur de l'armée-24 bis rue Faidherbe- 32 rue des Ponts de Comines- Usines électriques Lille & Colombes (Seine)- Succursales à Roubaix, Valenciennes et Bruxelles- Nouveaux instruments "PRIMA"- adoptés par les solistes de la musique de la garde républicaine.
Vu sur catalogue juin 1922:
Paris 12, rue de la chaussée d'Antin, 12- J. Gras- Lille 24 bis, rue Faidherbe- 32 rue des Ponts de Comines-
Vu sur catalogue 1923 août:
Expositions universelles: Lille 1920 grand prix- Diplôme d'honneur pour les expositions: Roubaix 1911, Tourcoing 1912, Gand 1913.
Maisons: A Paris, 12 rue de la Chaussée d'Antin- A Lille, 24 et 26 rue Faidherbe, 32 rue des Ponts de Comines- A Valenciennes, 27 rue du Quesnoy- A Roubaix, 48 Grande Rue.
Usines: A Paris, 4 et 6 rue de Château Landon- A Lille: 32 rue des Ponts de Comines, 20 rue des Augustins.
Publicités de 1923-1924:
Pianos Pleyel, Herard, Gaveau- J. Gras- 24 bis rue Faidherbe- Lille.
Annuaire international de la musique 1925: source luthiers-mirecourt.com.
Gras Ch., 12, chaussée d'Antin. -Paris.
Musique adresses universel 1929:
Gras Ch, 12 rue de la Chaussée- d'Antin (9è) métro Opéra- Manufacture générale d'instruments de musique- Éditions-
Gras Ch. E., 32 rue des ponts de Comines.-Usine: 20 rue des Augustins. Inst, Musi.- Manuf. d'instruments de cuivre et Editions musicales.
Vion A (Gras Ch succ) , 4-6 rue du Château Landon (10è) métro Château Landon- Manufacture de pièces détachées d'instruments de cuivre. Fond 1838.
Vu sur carte postale publicitaire "Delcampe":
Manufacture générale d'instruments de musique- J Gras- Ch Gras successeur- Lille 36 rue Faidherbe- Paris 12 chaussée d'Antin- Seul fabricant de la célèbre marque Prima.
Vu sur catalogue juin 1933:
4 grands prix: Lille 1920- Gand 1923- Genève 1927- Francfort 1927- manufacture générale d'instruments de musique- ch gras- Paris 12, chaussée d'Antin, 12- Lille 36, rue Faidherbe, 36- nouvelle série R. A.- Becs ébonites surchoix pour clarinettes et saxophones signés F. Capelle- Becs numérotés par degrés d'ouverture. N°5: fermé. N°6: Moyen; N°7: ouvert.
Vu sur publicité:
Lille 36 rue Faidherbe- Garantie: série A. L. 10 ans- Série GSB et PRIMA 12 ans. Cette garantie est mentionnée sur un certificat accompagnant l'instrument.
Vu sur publicité:
1920-Grand prix-Lille. 1923-Grand prix-Gent. 1927-Grand prix-Genève. 1927-Grand prix-Francfort. 1935-Grand prix-Bruxelles.1950-Hors concours-Haïti.
Vu sur publicité de mai 1937:
Fabrication entièrement artistique- J. Gras- Fondée en 1868- PRIMA Marque déposée- Grands prix Lille 1920- Gand 1923- Francfort 1927- Genève 1927- Bruxelles 1935- Commission, exportation-
Ses nouveaux bugles et trompettes perce rationnelle- Usines LILLE- PARIS- Ch. Gras- Paris. 12 rue de la Chaussée d'Antin- Lille. 36 rue Faidherbe.
Vu sur publicité février 1954:
Gras Frères. Exposition internationales: 1950 Hors concours Haïti- 1951 Concours international des fabricants La Haye, la plus haute récompense, médaille de la reine- 1952 Hors concours exposition  internationale Madagascar.

Au fil des ans, des fonds:

A droite de l'image, rue des Ponts de Comines. Le magasin était situé à l'angle des deux rues.
Lille: 1868-"M. Joseph Gras avait fondé boulevard Vallon".
1874 avril- Rue de Béthune, n°34, à Lille.
1884- " sous sa direction, une vingtaine d'ouvriers furent occupés rue de Béthune à fabriquer les premiers instruments à pistons."
1888- rue de Béthune.
1889- Commercialisation de pianos.
1893- Gras (J.), Béthune, 24.
1895- Fond d'édition. Gras (J.), Bethune, 24.
1896- Pont de Comines.
1909-Lille 24, rue Faidherbe- 32, rue des Ponts de Comines.



1910 Image ci-dessus: annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical. Source Gallica B.N.F.
1913 mai- 24 bis, rue Faidherbe- 32, rue des Ponts de Comines.
1922 juin- J. Gras- Lille 24 bis, rue Faidherbe- 32, rue des Ponts de Comines.
1923 août- 24 et 26, rue Faidherbe- 32, rue des Ponts de Comines- 20, rue des Augustins.
1923-1924: J. Gras- 24 bis, rue Faidherbe- Lille.
Circa 1926: 20, rue des Augustins.
1926:32, rue des Ponts-de-Comines, à Lille.
1927 mai: 32, rue des Ponts de Comines- 24 bis rue Faidherbe. Usines à Paris: 4 et 6 rue de Château Landon, Lille: 20 rue des Augustins.
1929-  32, rue des Ponts de Comines. Usine: 20, rue des Augustins.
1933 juin- Lille 36, rue Faidherbe, 36.
1937 mai- Lille. 36, rue Faidherbe.
1938 janvier- Création Gras frères (Sarl)- Série AL, garantie 10 ans contre tous défauts de fabrication, porte la marque "J. Gras, Lille".
1938 estampille barbe et Fils av du Dr Quettier Berck.


Janvier 1953
Février 1950.

1940 estampille sur bugle, Barbe & Co Berck plage.
1940-1944- Mise en sommeil.
1944 estampille sur trompette Barbe Frères Etoile du Nord Berck Plage.
1944 du 21 janvier 1944 au 9 février 1944 Barbe Frères à Berck.
1944 du 3 avril Barbe frères à La Couture Boussey.
1946 estampille trompette Barbe Etoile du Nord 36 rue de la goutte d'Or Paris.
1947 juin- J Gras 17, Parvis St Maurice.
1950 février- 17, Parvis St Maurice.
1953 janvier- 14, rue des Augustins.
1954 février- Gras Frères, 14, rue des Augustins.
Paris: 1912 septembre- 115, Paris- Bois-Colombes (Pub.du 23 sept 1912).
1913- 115, rue de Paris.
1922 juin- Paris 12, rue de la chaussée d'Antin, 12.
1923 août- 4 et 6 rue de Château Landon.
1926- 12, rue de la Chaussée-d'Antin, à Paris. 
1927 mai: 4 et 6 rue Château- Landon.
1929- 12 rue de la Chaussée- d'Antin (9è).
1933 juin- Paris 12, chaussée d'Antin, 12.
1937 mai- Paris. 12 rue de la Chaussée d'Antin.
1938 janvier- Création Gras frères (Sarl)- Séries GBS et Prima, garanties 12 ans contre tous défauts de fabrication, portent la marque "J. Gras, Paris". 
1940 circa- Nouvel atelier rue Ramponneau- Magasin 4, rue de la Rochefoucault.
1945- 15 rue de la Tour des Dames.
1950 février- J. Gras 15 rue de la Tour des Dames.
1954 février- Gras frères, 15 rue de la Tour des Dames.


Saxophone soprano Prima J. Gras:


Remerciements à Denis pour sa participation.

Photo Denis.

Les essayeurs pour la maison Gras:
1) Hannart professeur au conservatoire, soliste à l'opéra de Lille- Clarinette en sib, modèle Libérator.
2) Chevert- Ex basse solo de la musique de la garde républicaine- Tuba de l'opéra et de l'orchestre Lamoureux- Barytons et basses séries Prima et Gsb- 24bis et 26, rue Faidherbe.
3) E. Portré- Flûte solo à l'opéra comique et à la musique de la garde républicaine- Premier prix du conservatoire de Paris- Flûtes Prima- 24bis et 26, rue Faidherbe. 
4) Vu sur ophicléide.fr, remerciements: Letellier R.- 1 er prix de conservatoire de Paris et soliste à la musique de l'air- Saxophone alto Libérator Gras série Prima n°12114. Grand prix Bruxelles 1935- 15 rue de la Tour des Dames.
5) R. Ceugnart 1er prix conservatoire de Paris, saxophoniste à la musique de la garde républicaine. Certificat d'essai daté du 29 septembre 1947.  

Vu sur saxophones et autres:
Avec numéros de série:
1) Vu sur CLARINETS & CO: J. Gras Saxophone Soprano Curved- Joseph Gras- Paris-ca 1930- n°1914– bee logo-Prima- Brevete S.G.D.G. J. Gras- Fournisseur de L´Armée-12. Rue De La Chaussée D´Antin- Silver plated.
2) Vu sur Ebay: saxophone Alto de J. Gras en métal argenté, portant le numéro de série : 3770 situé sous crochet de pouce- Breveté s.g.d.g. dans banière- J. Gras- 12 chaussée d'Antin- Paris. Si et Si b à gauche du pavillon, double fa aigu.
3) Vu sur Ebay: saxophone alto argenté n°7965. Estampille: J. Gras- Fournisseur de l'armée- 15 rue de la tour des Dames- Paris- Etoile- Libérator. Gardes tôles, ancien modèle type Beaugnier. Gravure art déco.
Note: il existe des stencils Gras Libérator fournis par Beaugnier.
4) Vu sur Ebay:
Saxo alto argenté. Dans banière: breveté sgdg- J. Gras- Fournisseur de l'armée-12 rue de la  chaussée d'Antin- Paris-Etoile 5 branches. n°11064. Si et Si b à gauche du pavillon, pas de double fa aigu, pas de fa # coté. Sol # simple, palonnier sol # rectangulaire avec 2 rouleaux. Non gravé.
Note: stencil Guénot avec numéro de série Guénot.
5) Reçu sur ma boite:
Saxo alto J.GRAS "Prima" argenté- 4 Rue de la Rochefoucauld- Paris- N° de série 10941Gardes fils- Si et si b des deux cotés du pavillon. Trille ré mi b grave, trille sol #, fa # coté avec spatule en goutte d'eau, double fa aigu, palonnier sol # type Super série 34.
Note: (*) atelier commun et sous traitance Jouan et Guesdon. Liste de numéros commune avec numéros ci-dessous.
6) Vu sur Leboncoin:
Sax alto J.GRAS "Prima" argenté- 4 Rue de la Rochefoucauld- Paris- N° de série 11255. Gardes fils. Si et sib du coté droit. Double fa aigu.
7) Reçu sur ma boite:
Saxo alto argenté J.GRAS- 4 rue de la Rochefoucauld- Paris- Prima- N° de série 11275- Gardes fils- Si et si b coté droit. Trille ré mi b grave, trille sol #, fa # coté avec bouton de nacre, double fa aigu, palonnier sol # type Jouan et Guesdon- Gras avec spatule de sol # inversée. Acheté en 1948.
8) Vu sur la cave aux instrum: Saxophone alto J. Gras modèle Prima - n° 11440 - Argenté - Révisé - En étui. Si et sib graves coté droit, spatule sol# triangulaire, fa frontal (double fa aigu). Touche fa# coté: bouton rond garni nacre- Trilles main droite sol # et ré # (mi de résonance).
9) Saxo ténor J Gras Paris Lille prima (sans Libérator) N° 11851 certificat de garantie daté du 18 juin 1947
10) Saxo alto Gras prima Libérator N° 11586 essayé par R Ceugnart 1er prix conservatoire de Paris, saxophoniste à la musique de la garde républicaine. Certificat d'essai daté du 29 septembre 1947. Certificat avec un tampon violet au recto et un au verso marqué : Édition R. MARTIN Macon (S.-et-L.).
11) Vu sur Ebay: n°11891Saxophone alto J.Gras 15 rue de la tour des Dames- Paris- Prima dans portée- Libérator. Modèle argenté, gardes tôles situées à droite, barre "Jouan et Guesdon" sous bocal, fa # coté, double fa aigu, fa # aigu, gravure florale.
12) Vu sur Ebay: n°11934Saxophone alto J.Gras 15 rue de la tour des Dames- Paris- Prima dans portée- Libérator. Modèle argenté sans fa # aigu, gardes fils situées à droite pour si et si b, Fa # coté avec bouton nacre, double fa aigu. Barre sous bocal, non gravé.
13) Vu sur Ebay: n°12002Saxophone alto J.Gras 15 rue de la tour des Dames- Paris- Prima dans portée- Libérator. Modèle argenté avec fa # aigu.
14) Saxophone alto GRAS, modèle Professionnel prima Libérator, n°12008 argenté. Date du certificat d'essai 19 novembre 1949- Fa# aigu, double fa aigu, barre sous bocal. Garantie 12 ans. Gravure florale.
15) Saxophone alto GRAS, modèle Prima Liberator, n°12023 argenté. Date vraisemblablement des années 50  Fa# aigu, double fa aigu, barre sous bocal.
16) Vu sur Leboncoin:
saxophone alto- J. Gras prima libérator- Numéro: 12091.
17) Vu sur ophicléïde.fr: saxophone alto Prima Libérator- 15 rue de la Tour de Dames- n°12114, essayé par Letellier. Fa# aigu, double fa aigu, barre sous bocal.
18) Très beau saxophone ténor de la marque "Gras" en métal argenté, datant des années  50.
Porte la mention "Gras 15 Rue de la Tour des Dames Paris" et la mention "Prima"inscrite dans une portée avec une clé de sol. N° 13004.
19) Vu sur JF Sax Paris- Saxophone Ténor J.GRAS "Prima" n°13025-15 Rue de la Tour des Dames Paris. Fa frontal (double fa aigu). Touche fa# coté: bouton rond garni nacre- Trilles main droite sol # et ré # (mi de résonance).
20) Saxo soprano n°19142 Prima J. Gras, remerciements à Chris du 68.
21) Saxo baryton ci-dessous, 212XX. Libérator.

Notes: les numéros de série cuivres sont ils différends pour les bois? (*) Les instruments  flammés rue de la Rochefoucauld précèdent ceux flammés Tour des Dames, bien que les voies soient identiques.

Sans numéro de série:
1) Dans bannière: breveté SGDG-J GRAS- Fournisseur de l'armée-12, rue de la Chaussée d'Antin-PARIS- Pentacle- Portée et clé de sol.(Sol# à gauche et à droite, levier de fa# coté, cadence d'ut et sib, sib grave et fa aigu).
2) Breveté S.G.D.G , J.GRAS , fournisseur de l'armée , 15, rue de la Tour des Dames , Paris , 47 Parvis St Maurice , LILLE, avec sac en cuir d'époque .
3) J. GRAS, 16 Place d'Armes, CALAIS sur soprano deux clés d'octaves.
4) Breveté SGDG-J.GRAS-Fournisseur de l'armée-32, rue des ponts de Comines- Lille.
5) Vu sur wikisik:  alto descendant au si grave- Breveté S.g.d.g dans bannière-(J. Gras - Fournisseur de l'armée- Paris- Radaelli Hnos- Representantes en Buenos - Aires- Made in France- Tout en majuscule).
Musique Adresses 1929: Radaelli Hnos, 426 Entre Rios.- Inst., Musi. (Mayor y Menor)- Buenos Aires.
Succursale Buenos Aires vue sur publicité 1954.


Saxophone baryton Liberator proposé par André: Ce sax porte le numéro 212XX.




Tous mes remerciements à André pour ces magnifiques photos.

Saxophone alto Imperator:
la marque Impérator se retrouve sur des becs qui équipaient
les Super Série 1934 de chez Guénot à livraison.
Ce saxophone fut vendu par l'auteur des photos pour un stencil Gras.
La marque Imperator fut aussi diffusée par Couesnon pour des
flûtes traversières faites en Italie.
J'ai retrouvé ce palonnier sol # sur un Spezial Modell de chez Hug qui semblerait provenir de chez Julius Keilwerth. 
L'origine Julius Keilwerth pour ces saxophones signés Imperator paraitrait la plus pertinente, le système d'octave, la couronne sur l'estampille et la forme générale du clétage, remarquez les plots en formes de balustres et non en double cônes.  

Source Ebay jazzventure, tous mes remerciements.

Source Ebay jazzventure.

Source Ebay jazzventure.



Etat civil:
Mariage de Gras Joseph Désiré le 28 avril 1869 à Lille. Source archives du Nord.
L'an 1869, le 28 avril...Joseph Désiré Gras, chaudronnier cuivre, né le 22 août 1840 ...état civil de Cambrai (Nord)...demeurant à Lille depuis 8 mois...domicilié rue de Thumesnil n°3, majeur, fils légitime de Louis Gras décédé à Cambrai le 21 février 1856 et de Julie Daby, âgée de 66 ans, journalière, domiciliée à Cambrai...et Appoline Marceline Joseph Mas, couturière, née le 14 mai 1846...Moulin Lille, domiciliée à Lille rue de Thumesnil n°1, majeure, fille légitime de Noël Joseph Mas, décédé à Lille le 18 avril 1863 et de Fideline Marceline Joseph  Vanlerberghe, âgée de 42 ans, épicière, domiciliée à Lille...en présence de...François Gras, contre maître de tissage, frère de l'époux...

Acte de naissance de Gras Joseph Désiré à Cambrai le 22 août 1840.  Source archives du Nord.
...Louis Gras, âgé de 42 ans, journalier, rue de la porte de Lille à Cambrai...et de Julie Daby son épouse...

Acte de naissance de Charles Eugène Gras le 14 octobre 1875 à Lille.  Source archives du Nord.
...a comparu, Joseph Désiré Gras, chaudronnier en cuivre, âgé de 35 ans...domiciliés à Lille, rue Solférino n°330...
En marge: marié à Lille le 27 mai 1901 avec Belvat Marie Sophie Reine Josephe...

Vu sur blog de Christian:
Charles décède le 9 mai 1940.

État de service de Charles Eugène Gras.  Source archives du Nord.
Matricule 2873 classe 1895...résidant à Lille rue des ponts de Comines 3è...profession de luthier...engagé volontaire pour 3 ans à Lille le 7 octobre 1895...soldat musicien le 11 février 1897- Envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1898...réformé n°2 le 30 septembre 1910...Maintenu même mention le 10 mars 1915...

Notes tirées du blog ci-dessous: 
Emile Gras :
Emile Marie Joseph Gras naît à Lille le 13 septembre 1907.
 Vers les 16 ans, Emile, prix de solfège du Conservatoire de Lille quitte la classe de flûte de M. Bouillard pour devenir auditeur au Conservatoire de Paris de celle de Moyse "l'ange de la flûte".  
Un lien très intéressant, tous mes remerciements à Christian, par suite de la transmission de cette transcription:

Un bugle transmis par Jean Eric, tous mes remerciements:

Bugle Libérator n°15248.


Photos Jean Eric, mes remerciements.

Vu sur Trumpetmaster:

Pseudo ATrumpetDude, Bugle Gras Liberator n°19154, 
deux adresses sur cet instrument: 17 parvis St Maurice et 
15 rue de la Tour des Dames, circa 1950, antérieur à 1953.
Mes remerciements.

Pseudo ATrumpetDude, mes remerciements.

samedi 14 avril 2012

TROTTE

Voici une lignée d'ouvriers luthiers originaire de la Couture Boussey, ayant exercée aussi à Mantes et flamant Paris sur certains de leurs instruments. Par défaut, trois générations sont présentées, les origines de leurs apprentissages resteraient à compléter en préalable de leurs activités de luthiers chez Trotte, Martin, Julliot et Selmer. La lignée présentée est issue d'un ancêtre commun, Augustin Trotte 1810-1856 qui eu deux fils, Alexandre Isidore né en 1846 et Jules Edmond né en 1848.

De son union avec Marie Stéphanie Blery, le 17 mai 1873, le premier, Alexandre Isidore fut père de quatre enfants.
le 26 février 1874 naquit à La Couture Boussey Augustin Émile Trotte, fils de Trotte Alexandre Isidore, âgé de vingt sept ans, luthier ...en présence de Julliot Victor, âgé de trente sept ans , fabricant de clefs d'instruments de musique , et de Hama Eugène âgé de trente quatre ans , luthier...Sur les recensements de La Couture de 1901 et 1906, il y est inscrit comme luthier, patron.
Ambrosine Trotte est née le 6 avril 1878, fille légitime de Trotte Alexandre - Isidore, ouvrier en clés d'instruments de musique...Témoins: Trotte Jules âgé de 29 ans, ouvrier en clés d'instruments de musique et par Léon Baudet , âgé de 25 ans luthier, ami du père à l'enfant...
En marge: le 29 mars 1902 a contractée mariage avec Lafauche Emile Edmond...
Le 22 mars 1880, Auguste Alexandre Trotte naquit, ...fils de Trotte Alexandre Isidore, luthier âgé de trente trois ans ...en présence de Bléry Jules, âgé de vingt deux ans et de Trotte Jules, âgé de trente et un ans tous deux luthiers...oncles de l'enfant...
En marge: le 15 juillet 1908 marié avec Bobin Laurence Cécile Émilie...Sur recensement: en 1906 luthier chez julliot. Au service militaire du 16/09/1901 au 20/09/1904, soldat musicien, puis du 11/08/1914 au 7/03/1919; se retire à Ivry, le 27/10/1909 à Ivry la Bataille ainsi que le 30 mai 1925, rue de Garennes.

Le 25 mai 1882 Gustave Edouard Trotte naquit à Garennes, fils de Trotte Alexandre Isidore, luthier âgé de trente trois ans et de Bléry Marie Stéphanie...domiciliés en cette commune où ils se sont mariés le 17 mai 1873...en présence de Bléry Jules, âgé de vingt deux ans et de Trotte Jules, âgé de trente et un ans tous deux luthiers...oncles de l'enfant...
En marge: le 15 juillet 1908 marié avec Bobin Laurence Cécile Émilie...En 1901 à La couture il est luthier chez Martin Jean Baptiste. Service militaire de 1903 à 1905, profession luthier finisseur, le 17 novembre 1919, 2, rue de Metz à Mantes, le 1 décembre 1920, rue du Muret Mantes la Ville, le 11 octobre 1922, Ezy, rue Grande, le 16 janvier 1928, rue Raspail Ezy. Chez Julliot en 1906, chez Selmer en 1921.

Le deuxième frère, Jules Edmond (1848-1897) déclare être cocher le 28 juillet 1873 et ouvrier en clés d'instruments de musique le 6 avril 1878, marié le 22 octobre 1872 à Dampierre-en-Yvelines, avec Léontine Bargue 1851. Le 1 novembre1882 les témoins au décès de Léontine sont Vaquelin Ernest, âgé de trente neuf ans et de Djalma Julliot Eugène, âgé de vingt quatre ans , tous deux fabricants de clés, domiciliés en cette commune, amis de la défunte.

Le 28 juillet 1873 à Dampierre en Yvelines naquit Trotte Edmond ...né hier à 10 heures du matin (le 27)...fils de Jules Edmond Trotte, cocher et de dame Léontine Bargue...
En marge: marié le 20 novembre 1897. Décédé à Mantes la Ville le 16 novembre 1949.
Luthier chez Julliot en 1901-1906, chez Selmer 1921, chez Schaeffer en 1926, patron en 1931, chez Buffet Crampon en 1936.

Acte de naissance de Trotte Léon Alin le 10 août 1898:
...fils de Trotte Edmond luthier âgé de 25 ans et de Massin Marie Aline, ménagère âgée de 18 ans domiciliés à La Couture Boussey et mariés à Bueil le 20 novembre 1897...
En marge: marié à Grenoble le 26 août 1920 avec Léonie Césarine Joséphine Couvert.
Décédé à Mantes la Ville le 1 mars 1983. Luthier chez Selmer en 1921, chez Schaeffer en 1926, chez Trotte en 1931, chez Buffet Crampon en 1936.
Aline Trotte sœur d'Edmond naquit en 1881.

Musique adresses 1941:
Trotte L. Fils, 38, rue Pasteur.- Mantes (Seine et Oise).

Journal de Mantes:
Le 13 juillet 1932. Harmonie de Deuil (S.-et-O.), 60 exécutants, Directeur M. Levindrey (2° D.
2ème S. 1er prix lecture a vue, 1er prix ascendant exécution. Classée en 2° D. 1ère S. prime
de 150 fr. 1er prix honneur, prime 600 fr. prix de direction a M. Levindrey, prix spécial offert par M. Trotte, fabricant à Mantes-la-Ville, une clarinette métal argenté si bémol.

Tous mes remerciements à Claude pour ses photos.

samedi 17 mars 2012

Emilien Auguste, Maurice, Louis-Hippolyte et André Polydore Isaï  Beaugnier

Photo JP mes remerciements

L'objet de cet article est de retracer l'histoire des origines de la maison Beaugnier, facteur de saxophones installé à Mantes la Ville, la forme progressive dépendra des informations le complétant.
Beaugnier Émilien, Auguste est né le 30 juin 1873 à Vincelles dépendance de Château Thierry. Son père Louis François Beaugnier est carrier en plâtre, âgé de quarante quatre ans et sa mère Anna Joséphine Doffin est âgée de quarante trois ans, elle décédera le 14 mars 1910. Comme son frère Louis Hippolyte, il a pour témoin un luthier, Baptiste Nicolas Vanderkelen, facteur d'instruments de musique âgé de 48 ans.
Il se marie le 28 juin 1902 à Paris dans le 11ème, étant luthier et domicilié à Mantes avec Louise Augustine Wailly née à Château Thierry (Aisne) le 2 mai 1880, son frère Hippolyte Beaugnier, luthier de 37 ans, domicilié 16, impasse du Moulin Joly est témoin ainsi que Lecœur Pierre, ciseleur, 60 ans rue Palikao au 15. Son père est décédé.
Il décède au 15 rue Pasteur, le 28 août 1954 à Mantes la Ville à l'âge de 81 ans et sans profession.

Journal de Mantes 1902 (Archives des Yvelines):
Journal du 18/06/1902. Mariage entre Beaugnier, Émilien -Auguste, luthier domicilié à Mantes Place Saint- Maclou, 32, et Mlle Wailly, Louise- Augustine, polisseuse domiciliée à Paris, 7 et 9 impasse Moulin- Joly.
Le 14 novembre 1864, est né son frère aîné, Louis Hippolyte Beaugnier, même lieu et même profession du père avec pour témoin Jean Louis Daniel, facteur d'instruments, âgé de quarante ans.
Beaugnier Maurice, fils de Beaugnier Émilien, est né le onze juillet 1903 à Mantes en présences de Messieurs Hazard Marc, luthier âgé de quarante ans, demeurant à Mantes la Ville et Bourgeois Émile, luthier âgé de vingt neuf ans demeurant à Mantes rue des Marbrait.
Maurice se marie le 12 avril 1930 à Mantes la Ville, âgé de 26 ans, luthier domicilié rue Pasteur avec Christiane Louise Sosson, âgée de 21 ans, comptable fille d'un entrepreneur en maçonnerie domicilié même rue; Arthur Auguste Wailly, chaudronnier est l'un de leurs témoins.
L'adresse la plus ancienne observée sur les archives de Mantes est celle déclarée lors de son mariage, 32, place Saint Maclou en 1902, adresse occupée en 1901 par un luthier de chez Schaeffer: Jehemm Émile luthier de 43 ans. 
Note: Hazard Marc était luthier chez Dolnet en 1896.

Vu sur recensement 1906 Mantes la ville ainsi que sur celui de 1911:
Beaugnier Émilien né en 1873 à Château Thierry luthier chez Schaeffer, domicilié rue Pasteur.
Beaugnier Maurice né en 1903 à M L V enfant luthier chez Schaeffer.
Beaugnier Louise née Wailly en 1880 à Château Thierry sans profession.

Vu sur enveloppe à en tête:
Manufacture d'instruments de musique- E. BEAUGNIER & Cie- 15 rue Pasteur- Mantes- La- Ville -Seine- et -Oise.
Remerciements R.P.
En 1921, domiciliés avenue de la Mairie, Beaugnier Émilien est luthier en nom propre, son fils Maurice est enfant luthier. En 1926, habitant 730, rue de Dreux, avec ses pères et mères, Maurice est Chaudronnier chez Beaugnier. En 1931 plusieurs luthiers illustres travaillent dans les ateliers de la maison Beaugnier: Hazard Maurice né en 1904 à M L V, luthier; Leroux Marcel né en 1911 à Château du Bois, idem; Mignolet Jules né en 1871 à Sotteville, polisseur ; Mignolet André né en 1907 à M L V, tourneur; Beaugnier Émilien, luthier patron, 741, rue Pasteur. Beaugnier Maurice, chaudronnier; Bertrand Alexandre né en 1852 à Courson, chaudronnier; Lefevre Henri né en 1915 à Mureaux luthier chez Beaugnier.

Naissance de Beaugnier Louis Hippolyte:
...né le 14 novembre 1864...à comparu Louis François Beaugnier carrier en platre...Vincelles...en présences de Messieurs Jean Louis Daniel, facteur d'instruments, âgé de 40 ans...

Etats de service militaire de Louis Hippolyte en 1884 à Soissons:
...ouvrier de fabrique...
Adresses successives habitées:
1 juillet 1881 Château Thierry Soissons.
20 janvier 1902, 16 impasse du Moulin Joly Paris.
14 novembre 1905, 22 rue d'Angoulême, Paris 11 ème.
13 septembre 1908, 23 rue du Grand Prieuré, Paris 11 ème.

Annuaire du commerce Didot Bottin: source Gallica.
1921: Beaugnier (A.), r., Oberkampf, 142.
1925: Beaugnier (A.), r. Moret, 1. Paris.

Note: il s'agit de André Polydore Isaï Beaugnier, né le 7 mars 1889 à Château Thierry... Artiste musicien et constructeur T.S.F., fils de Louis Hippolyte, soldat musicien le 9 août 1911, localités successives habitées: 
27 novembre 1912, Paris 11 ème, 1 boul. de Belleville.
29 janvier 1914, Paris 11 ème, 142 boul. Oberkampf.
20 mars 1929, Nice, 52 boul. Victor Hugo.
Il précise sur une publicité de 1925 être un ancien ouvrier de Millereau et Couesnon.

Vu sur Journal de Mantes:
Journal du 21/01/1903. Société de secours mutuels de Mantes, Limay, Mantes la Ville...Voici la liste des nouveaux sociétaires...Beaugnier, luthier; Chapron, luthier; Fontclause, luthier; Leroux, luthier; Nigon, luthier;...
Divers dates: dons des époux Beaugnier pour le monument au mort de Mantes, en faveur de la pouponnière et du service d'enfants malades de Mantes sur Seine.
Le 3 juin 1931; Henri Balzel, fils d'honorables commerçants de Mantes qui depuis de longues années jouissent de l'estime publique, avait fait son apprentissage d'ouvrier luthier a la maison Beaugnier de Mantes-la-Ville, dans laquelle il était resté. Habile, sérieux et travailleur, le jeune homme se trouva récemment prive de son travail, une partie du personnel de la maison ayant été remercié par suite de la crise économique que nous subissons...
Journal du 23 septembre 1931. L'harmonie de Mantes la Jolie a le plaisir d'annoncer qu'elle se fera entendre... Trombone solo, M. Beaugnier.
Journal du 22 juin 1932. Pour le concours de Musique. La Maison Beaugnier. 15-17, rue Pasteur à Mantes-la-Ville vient de faire connaître au comité d'organisation, qu'elle faisait don d'un saxophone alto nickelé à la Société d'Heiltz-le-Maurupt qui a accepté de participer gracieusement a la retraite du 25 juin.
Journal du 13 juillet 1932. Concours de fanfare...prix spécial offert par la maison Beaugnier de Mantes la Ville: un saxophone alto.
Journal du 26 octobre 1938. Adjudication...le samedi 12 novembre 1938... Maison à Mantes la Ville "villa les glycines, rue Pasteur...et pour visiter: chez M. Beaugnier, 15 rue pasteur, à Mantes la Ville...

Brevets visibles sur espacenet:
Robert Siour- Brevet n°649265- Résident en France (Seine)- Demandé le 18 février 1928. Nouveau baril réglable pour clarinettes en métal.
Robert Siour et Emilien Beaugnier- Brevet n° 656 239-Résidant en France Seine et Oise-Demandé le 22 Juin 1928. Perfectionnements apportés aux saxophones.
(Système de trilles petit doigt main droite).
Robert Siour et Emilien Beaugnier- Brevet n° 662 866-Résidant en France Seine et Oise-Demandé le 24 Octobre 1928. Perfectionnements apportés aux saxophones, clarinettes et instruments analogues.
(Dispositif de réglage d'accord du bocal et du bec, voir article Augu bois).
Beaugnier Maurice. Brevet n° 904 355 Résidant en France Seine et Oise- Demandé le 19 Mai 1944. Nouveau dispositif de commande des clefs d'octave automatiques des instruments à vent.
Beaugnier Maurice. Brevet n° 979 343 Résidant en France Seine et Oise- Demandé le 21 Janvier 1949. Perfectionnement apporté aux instruments de musique à clefs.

Dave me transmet ses photos d'un alto "stencil" Bajus-Beaugnier, tous mes remerciements. N°3508.

Musique adresses universel 1913 mis en ligne par M. JL Matté:
Avesnes le Comte- Pas de Calais- Bajus Z., Musique et Instruments et Éditeur- Fond en 1877.

Document Personnel, à noter l'auteur, Louis Bajus.




Ainsi que ce magnifique soprano argenté des années 60, photographies prisent dans un cadre campagnard:




Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, Partie 1 de 1964 :
 R. C. 60-B 165. ETABLISSEMENTS M. BEAUGNIER ET Cie, S. A. au capital de 80.000 F. Fabrication, achat et vente d'instruments de musique. Siège social : Mantes-la-Ville, 17, rue Pasteur. Gérant : BEAUGNIER (Maurice), Français, demeurant à Mantes la Ville, 17, rue Pasteur ; Capital porté à 210000 Francs.

Contribution instrumantique pseudo Gilmor:
En fait Beaugnier a cessé son activité, à Mantes La Ville, en 1967 (la Chambre de Commerce pourrait le confirmer). La fabrication fut reprise par Leblanc avec le personnel de l'usine et continua la production sous la marque Leblanc jusqu'en 73. Dolnet (sous la direction de Mr Jumelin, marié à la fille Dolnet) repris la production avec les ouvriers Leblanc, jusqu'en 86. Dixit un ouvrier embauché chez Leblanc en 68 que je pense plus digne de foi que le Langwill.

Vu sur stencil beaugnier: 
1) Alto argenté: STANDARTISTE-Timbre d'argent-ANDRIEU Freres-72 rue Rodier-PARIS.
2) Alto argenté Barbe, Etoile du nord, 1939 dans étoile et n°9204. Ce qui présagerait une remise à zéro des numéros de série circa 1941-1942 et à n°10000.

Je vous signale cet excellent travail incontournable qui visiblement n'en tient pas compte:
http://www.doctorsax.biz/beaugnier_ser_nos.htm

Lefèvre-Selmer (Henri), La Facture instrumentale Mantaise. Le Mantois 5 ― 1954 (nouvelle série) : Bulletin de la Société « Les Amis du Mantois ». Mantes-la-Jolie, Imprimerie Mantaise, p. 29-32.
Extraits:
"À cette époque (1920), deux nouveaux établissements furent installés à Mantes-la-Ville. La Maison Beaugnier, spécialisée dans la fabrication des pièces de chaudronnerie fine pour instruments de musique, commença d’étudier la possibilité de fabriquer entièrement les saxophones. Une longue expérience de «montage » de ces instruments aida le fondateur de la maison à créer les outillages nécessaires, et vers 1925, les saxophones «Beaugnier» firent leur apparition sur le marché, sans déroger à la tradition de la qualité mantaise. Aujourd’hui cette maison occupe une quarantaine d’ouvriers, tant à la production des saxophones qu’à celle – toute récente – des trompettes d’harmonie... (*)
les nouveaux ateliers étudièrent d’abord un procédé usité seulement aux U.S.A. pour la production des corps de saxophones: le remplacement des cheminées sur lesquelles s’appuient les tampons d’obturation, jusqu’alors soudées sur le corps de l’instrument, par des cheminées étirées à même le corps. En 1921, l’outillage nécessaire était construit, et mis en œuvre en janvier 1922 avec un plein succès. Outre les grands avantages de solidité, légèreté, élégance conférés aux instruments par ce procédé, la rapidité de production des «corps » passa de un à huit..."
Note: Beaugnier fabriquait tardivement aussi des trompettes d'harmonie et fournissait à l'origine (1920) des pavillons et suites de cuivre pour d'autres facteurs, lesquels?

Vu trompette "Royal" sur dépliant Rotinat- Bourges: stencil Beaugnier- Augu.
(*) "qu’à celle – toute récente – des trompettes d’harmonie... "