jeudi 8 décembre 2011

Antoine Courtois



L'idée initiale de cet article en construction est de cerner la production de saxophones d'une grande maison, connue depuis plus de deux siècles pour la qualité supérieure des instruments produits, les établissements Antoine Courtois. Bien que connu dans le monde entier comme facteur de cuivres, principalement pour la robustesse, la qualité et l'innovation; je me limiterai à rechercher des informations sur la production de saxophone.

Nous savons que Mrs. Gaudet et Deslaurier sous traitaient la facture de saxophone par les établissements Pierret en 1920 et que M. Gaudet a acheté Lyrist le 15 décembre 1936. Il existe des saxophones flammés: "Fabrication française-Lyrist-8 rue de Nancy-Paris" et il semblerait que la volonté de cette maison de fabriquer ou de faire fabriquer de nouveau des saxophones est issue de cette période.

Cette introduction en dates, concerne tous les Courtois de profession identique, la facture instrumentale des cuivres était à l'origine, une spécialité des chaudronniers.

La plupart des dates sont issues d'actes d'état civil présent sur le net et elles sont sourcées aux archives de Paris.
 
Voici des données historiques qui ont la particularité de vous expliquer les identités et relations familiales de cette lignée de chaudronniers.

Introduction: en dates.

1740 Le 18 septembre 1740, Louis Courtois, fils de Nicolas Courtois, naquit à Villenauxe la
Grande, Archives de l'Aube.
1742 Le 21 octobre 1742, Louis Nicolas Courtois, fils du maître chaudronnier, Nicolas Courtois, également chaudronnier et frère de Louis, naquit à Villenauxe la Grande dans l'Aube. Archives de l'Aube.
1762 Louis Courtois est à Paris et exerçait comme chaudronnier.
1774 Louis Nicolas Courtois, âgé de 32 ans, garçon chaudronnier, dem. rue St Martin.
1785 Louis Nicolas Courtois, chaudronnier, rue Mazarine. Archives de Paris. Acte de naissance de sa fille. Entre 1774 et 1785 le garçon chaudronnier devient chaudronnier.
1789  M. Courtois père, avait dès 1789 son premier atelier rue Mazarine à Paris. (Source site Courtois). Louis Nicolas Courtois n'est pas le père d' Antoine Laurent Courtois fils et il est domicilié rue Mazarine comme chaudronnier déjà en 1785.
1799 1149. — Trompette de cavalerie...trompette d'un régiment de hussards, envoyé en parlementaire au siège de Saint-Jean-d'Acre (1799). Sur l'instrument on lit: Courtois à Paris, rue Mazarine, faubourg Germain... Suppléments au catalogue de 1884: source archive.org.
1798-1799: chaudronniers: source almanach du commerce de Paris-Gallica B.N.F:(1)
Courtois, rue d'Avalle, n.° 11 , -de Montreuil. 
Courtois, rue Mazarine, n.° 1541 ,–de l'Unité. (Louis Nicolas).
1799 Décès de Louis Courtois le 5 novembre à Paris, né le 18 septembre 1740 à Villenauxe, son frère Louis Nicolas est son héritier.
1799-1800: (1) facteurs d'instrumens.
Courtois, rue Mazarine, n.° 1541.
1801: mariage d'Antoine Laurent Courtois le 26 août 1801 à Paris avec Joséphine Marie Poirrier. 
1800-1801: (1) facteurs d'instrumens.
Courtois (cor) rue Mazarine, n.° 1541, Unité.
1801-1802: (1) facteurs d'instrumens.
Courtois (cors de chasse) rue Mazarine, n.° 1541, Unité.
1803 
(*) Antoine Courtois (1770-1855) fils, rue du Caire, 21. (Source site Courtois).
1803-1804: (1) facteurs d'instrumens.
Courtois (cors de chasse) rue Mazarine, n.° 1699, Unité.
1804 1150. — Trompette de cavalerie en fa. Elle est de Courtois frères. 1804. L'instrument est muni d'une pompe d'accord... source archive.org.
Antoine Laurent Courtois au 524 rue des Prouvaires, facteur d'instruments. (Source acte de naissance de sa fille).
Source almanach du commerce de Paris-Gallica B.N.F: Courtois (cors de chasse) rue des Prouvaires, 525. C. Soc.
1805: (1) facteurs d'instrumens.
Courtois ( de cors ), R. Mazarine, 1699. 
Courtois ( cors de chasse ), R. des Prouvaires. 525 –C. Soc. 
(*) Antoine Laurent Courtois est né le 13 décembre 1774 à Sézanne, dans la Marne; décédé le 30 mai 1844 à Sézanne, 69 ans, facteur d'instruments. Déclarant au décès de Louis Nicolas et de sa veuve, témoin de naissance de Denis, Antoine. Demeurant rue des Prouvaires. Pour l'adresse du 21 rue du Caire occupée en 1803, je n'ai aucune entrée; le 25 rue du Caire est occupé en 1814 par Denis Victor Courtois (fils de Antoine Laurent père, frère de Antoine Laurent fils).
1806: (1) facteurs d'instrumens.
Courtois ( cors ), R. Mazarine, 37. Même adresse que le 1699, numéro réattribué. 
Courtois ( cors ), R. des Prouvaires. 35. 
1807: (1) facteurs d'instrumens.
Courtois ( cors ), R. Mazarine, 37. 
Courtois ( cors de chasse ), R. des Prouvaires. 35. 
1808: (1) facteurs d'instrumens.
Courtois ( cors ), R. Mazarine, 37. 
Courtois ( cors de chasse ), R. des Prouvaires. 35.
Halary, rue Mazarine, 37.
1810: Louis Nicolas Courtois décède le 7 mars 1810 au 37, rue Mazarine, à Paris.
1810-1812: (1) facteurs d'instrumens.
Courtois ( cors ), R. Mazarine, 37. 
Courtois ( cors de chasse ), R. des Prouvaires. 35.
1813: (1) facteurs d'instrumens de cuivre.
Courtois neveu aîné, rue des Vieux-Augustins, 34. (Antoine Laurent Courtois âgé de 38 ans)
Halary, rue Mazarine, 37. 
1814  Naissance de Denis, Antoine Courtois fils de Denis Victor Courtois, rue du Caire, 25.
AP, Extrait du Registre des Actes de 5 mars 1814 – Naissance de l’an 1814 [birth
record, Denis Antoine Courtois] L’an mil huit cent quatorze le vingt deux mars à
deux heures – est comparu, Mr Denis Victor Courtois facteur d’instruments demeurant
rue de Caire no. 25 quartier Bonne Nouvelle, lequel nous a présenté un enfant du sexe
masculin né le dit jour à trois heures du matin de lui déclarant et d’Elizabeth Angélique Bizet son épouse et duquel il a donné les prénoms  Denis Antoine. En présence de Antoine Laurent Courtois âgé de 39 ans facteur d'instruments demeurant rue des Vieux Augustins,n° 34 et François Joseph Kurder âgé de 50 ans tailleur demeurant rue du Caire n°25.
Denis Antoine Courtois retiré à Clermont (Oise), rue Saint André n°2, où il mourut à l'âge de 67 ans, le 16 décembre 1881.
1816 1158. — Bugle en la à 7 clefs. Courtois frères, 1816. Source archive.org.
Il s'agirait de deux fils de Antoine Laurent père, né le 2 février 1748 à Villenauxe la Grande (Aube), Antoine Laurent Courtois fils né le 13 décembre 1774 à Sézanne (Marne) et Denis Victor Courtois né le 1 décembre 1784 à Sézanne (Marne).
1822  Bazar parisien, ou Annuaire raisonné de l'industrie des premiers artistes et fabricans de Paris : offrant l'examen de leurs travaux, fabrications, découvertes, produits, inventions, etc. : ouvrage utile à toutes les classes de la société- COURTOIS neveu, aîné, Cors de musique, rue des Vieux-Augustins, n°. 34. Facteur ordinaire de la garde du roi et du théâtre de l'Opéra-Comique; confectionne les cors de musique dans tous les genres, trompes de chasse , trombones , trompettes , timbales, cymbales turques et acier, carillons turcs, etc. Il garantit tous les instrumens sortant de ses ateliers; et c'est avec raison , car il fabrique avec beaucoup de soin.  Source Gallica.
1826  COURTOIS frère, rue du Caire, n. 21. 
Facteur d'instrumens en cuivre, tels que cors dans tous les genres, clairons et trompettes à clefs, ophicléides, quinticlaves, trompes de chasse en si, ut, mi-bémol; quintes basses et contre basses, et tous les instrumens à clefs ; trombone et trompettes , buccins , timbales, cymbales turques et acier, carillons turcs et "pajitornes" ou cornets de musique. Il fait la commission pour tous les autres instrumens. 
COURTOIS neveu aîné, rue des Vieux-Augustins, n. 34. 
Facteur ordinaire de la garde du Roi et du théâtre de l'Opéra-Comique, confectionne avec soin les cors de musique dans tous les genres, trompes de chasse et trombones , trompettes, timbales, etc. 
Antoine Laurent fils est propriétaire à Sézanne et y est domicilié ainsi que sa fille. (Source: mariage de sa fille).
1827 Le 26 mai- Décès de Elizabeth Angélique Bizet, âgée de 36 ans...épouse de Denis Victor Courtois est décédée en la maison rue du Caire, 21. Denis Victor Courtois né le 2 décembre 1784 à Sézanne, marié le 1 mars 1813 à Villeneuve les Sablons (Oise) décède à Paris le 2 octobre 1827, 21 rue du Caire.
1828 1141. — Cornet en ut à deux pistons. Il est de Courtois frères. Paris 1828. Suppléments au catalogue de 1884: source archive.org.
1830 1142. — Cornet à 2 pistons...De Courtois neveu. Paris 1830. Suppléments au catalogue de 1884: source archive.org.
1837 Courtois, rue du Caire, 21.
1842 Courtois frères, r. du Caire, 21.
1844 Antoine, Denis Courtois fils successeur. 21, rue du Caire
1851 2o5° Le brevet d'invention de quinze ans, dont la demande a été déposée, le 21 février 1851, au secrétariat de la préfecture du département de la Seine, par le sieur Courtois (Denis-Antoine), rue du Caire, n° 21 pour des perfectionnements apportés dans les instruments de musique en cuivre et spécialement dans les constructions des pistons.
1852 1147. — Cornet à 5 cylindres. Combinaison Arban exécutée par Antoine Courtois. Paris 
 (Don de M. Mille). 
1855 er février 1855 COURTOIS- License Sax- Source M. Kampmann.
1855 Médaille de première classe exposition universelle 1855.
1856 1148. — Cornet à 5 pistons. D'Antoine Courtois et Derette. 1856. Suppléments au catalogue de 1884: source archive.org.
1856 Rue des Marais Saint-Martin, 88.
1876 Denis Antoine Courtois devient veuf, Justine Mélanie Halé décède le 24 octobre 1876, les déclarants sont Sébastien Drouelle et Auguste Mille.
1878 Rapport de l'exposition universelle de paris 1878: médaille d'or- COURTOIS. - France. - Instruments en cuivre d’une excellente fabrication et d’une justesse irréprochable.
Collaborateurs: médaille de bronze- MARCHAND (Z.), contremaître de la maison A. Courtois. - France. MILLE, chef des ateliers de la maison Courtois. - France.
1880 Paris. — Formation de la Société en nom collectif Antoine COURTOIS et MILLE, facteurs d'instruments, rue des Marais- St-Martin, 88. — Durée : 10 ans. Cap. : 20,000 fr. — Acte du 29 juillet 1880. — A. P.
1881 Décès de Denis Antoine Courtois le 16 décembre 1881 à Clermont (Oise), son fils  Emile Victor, chanteur d'opéra décède en 1885.
1882 Mille successeur-Vendeur: Courtois et Mille, acquéreur: Mille- R. Marais- Saint- Martin, n°88, Facteur d'instruments, r. Marais- Saint- Martin. 14 mai 1882.
1885 Exposition universelle d’Anvers 1885 : Mille Auguste (anc. A. Courtois & Mille) Rue des Marais, 88 Paris- Instruments à vent à embouchure.
1889 Exposition universelle de paris: médaille d'or- Mille (anc. Courtois Antoine & Mille) Rue des Marais, 88 Paris- Instruments de musique en cuivre.
1893 Exposition de Chicago: Mille Auguste- Rue des Marais, 88 Paris- Instruments de musique en cuivre.

Remerciements à RP pour cette facture
 et donc pour ces deux extraits.

1893-1894-1895 (dernière publicité dans l'annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical) Mille, 88, rue des Marais. Fournisseur du conservatoire de paris en cornets, trompettes et trombones.
1895 E. Delfaux successeur (vu sur publicité), chaque année aux élèves les plus méritants du Conservatoire de Paris, MM. Delfaux et Schoenaers offrent des instruments à vent. La parution 1996 fut clôturée au 15 novembre 1995.
1896 Vendeur: Lafleur, acheteur: Gaudet- Le 15 avril 1896- Fonds d'éditeur de musique au 9 faubourg Saint-Denis- Maison Lafleur, 4 boulevard Bonne Nouvelle et 9, faubourg Saint-Denis -Musique et instruments- Éditeurs et fabricant d'instrument à plectre. Fond 1780. Vu sur méthode: Alliance musicale, ancienne maison Lafleur, fondée en 1780, (121ème année).
1900 Exposition universelle de Paris:médaille d'or- Delfaux Emile (anc. Courtois A.) Rue des Marais, 88 Paris- Instruments de musique et accessoires. Collaborateur récompensé: médaille d'argent- Legay Amédée- Maison Delfaux Émile.
1905 Rapport [instruments de musique] / par G. Dutreih ; Exposition universelle et internationale de Liège, 1905, Section française, Classe 17: Grands prix DELFAUX France. 
1908 Le Figaro: source Gallica. 1908/02/14
DEUIL: De M. Emile Delfaux, fabricant d'instruments de musique, décédé à Paris, 88, rue des Marais... Selon tables décennales 13/02/1908. Selon acte, né à Périgueux (Dordogne) le 26 juin 1860, facteur d'instruments de musique, domicilié 88, rue des Marais, âgé de 47 ans, décédé chez M. Ravet, rue de Milan, 1, le 11 février 1908, célibataire.
1909 Vu sur publicité: Diplôme d'honneur exposition universelle d'Anvers 1885- Médailles d'or exposition universelles de Paris 1889 et 1900- Vice président du jury à l'exposition de Saint Louis 1904- Deux grands prix exposition de Liège 1905- Maison Antoine Courtois fondée en 1803- M. DELFAUX succ- 88 rue des Marais- Paris- Seul fournisseur du ministère des beaux arts pour les conservatoires de Paris et des départements, de l'opéra, de l'opéra comique, des concerts classiques, de la musique de la garde républicaine de Paris.
1911 Exposition internationale des industries et du travail de Turin 1911. Catalogue spécial officiel de la Section française. Delfaux (Melle, M.), (Maison A. Courtois), 88, rue des Marais, Paris. Instruments de musique en cuivre.
1913 Delfaux M. et A. legay successeurs de A. Courtois, 88, rue des Marais (Xème)- Manuf. d'inst. de cuivre- Fond en 1803.
Vu sur publicité: principales récompenses obtenues aux expositions internationales: Turin 1911, Gd prix Paris 1889, Médaille d'Or Chicago 1893, Hors concours Paris 1900, 1ère Médaille d'or Glasgow 1901, Gd diplôme Saint Louis 1904, Hors concours vice-président du jury Liège 1905, deux grands prix Bruxelles 1910, Grands Prix.
Représentants: J.-R. LAFLEUR & SON, 147, Wardour street, Londres...
1913 Deslauriers, 9 bis passage des Petites-Ecuries (Xè)- Réparations d'instruments bois et cuivres.- Fabr. de fantaisies à musique- Fond en 1903-(Succ. à Château -Thierry.).
1914 Vendeur: Dlle Delfaux, acheteur: Delfaux et Le Gay (soc.), domiciles élus pour les oppositions: Le Gay, 1, Marie-Louise- le 21 janvier 1914- apport d'une fab. d'instruments de musique, 88, Marais-
1917 La Maison Courtois est rachetée par Emmanuel Gaudet. (non vérifié).
Depuis le 1 er octobre 1917, la maison Courtois est dirigée par MM Gaudet & Deslaurier. (Source catalogue Gaudet et Deslaurier).


La semaine religieuse du 6 et 27 
septembre 1919. Source Gallica.

1920 En date du 17 janvier, 
courrier entre Pierret et Gaudet et Deslaurier pour de la fourniture de saxophone.
1922 Musique adresses universel 1922: Gaudet E (Fournitures générales), 4 boulevard Bonne Nouvelle, Paris.
1922 Chambre syndicale des facteurs d'instruments de musique- Reçu de Messieurs Gaudet et Deslauriers à Paris- Rue des Marais n°88-Le 22 mars 1922.
1926 Courrier de Louis Pierret à Gaudet Deslauriers, 88 rue des Marais- Paris le 11 mars 1926, livraison de saxophones altos, ténor et baryton-
1927 PARIS. — Modification. — Soc. GAUDET et DESLAURIER, fabr. d'instruments de musique, 88, Marais. — Transformation en soc. à responsabilité limitée. — Capital porté de 35.000 fr. à 100.000 fr. — 31 août 1927. — A. P.
Note: siège social 8 rue de Nancy (source site Courtois).
1928 Vendeur: Gaudet, acheteur: sté des éditions E Gaudet- 9 faubourg Saint Denis- Apport d'un fonds d'éditeur musique, 9, Faubourg Saint Denis. Le 6 janvier 1928.
1930 Catalogue de janvier- Gaudet et Deslaurier, 88 rue des Marais- Nouvelle adresse 8 rue de Nancy. Illustrations de saxophones anciens avec doubles clés d'octave, sans intérêt documentaire. Vu lettre en date du 29 avril 1930 domiciliée au 88 rue des Marais.
1932 Annuaire OGM de 1932: Deslaurier (Rép d'inst anciens) 9 bis cours des Petites Écuries, Paris (Xè). Remarquez le voisinage avec le domicile de M. et Mme Gaudet, 
 rue des Petites Écuries, Emmanuel Gaudet était présent au mariage de Paul Deslaurier en 
1929.



Cette réduction de facture est présente sur un article 
de l'encyclopédie virtuelle à mon insu. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Manufacture_
Il est clair que cette réduction fait partie d'un ensemble 
original non publié sur ce blog; bien que daté
 de 1932, il fut probablement imprimé avant 1931.

1934 Gaudet & Deslaurier société à responsabilité limitée au capital de 100.000 francs
Siège social ; à Paris, rue de Nancy, n° 8. source archives commerciales de la France- Gallica.
Suivant acte reçu par Maître COTTENET, notaire à Paris., boulevard Bonne-Nouvelle, n° 25, le 21 juin 1934 il a été constaté que, par suite du décès de Monsieur Aimé-Emmanuel. GAUDET, éditeur de musique, demeurant à Paris, rue des Marais, n° 88, l'un des gérants de la société à responsabilité limitée « GAUDET et DESLAURIER », au capital de 100.000 francs, dont le siège est à Paris, rue de Nancy, n° 8, cette société se trouve exister aujourd'hui entre : Monsieur Émile DESLAURIER, fabricant d'instruments de musique, demeurant à Paris, rue des Marais, n° 88. Monsieur Paul-Henri GAUDET, fabricant d'instruments de musique, demeurant à Paris, cour des Petites- Écuries, n° 2. Et Madame Marie- Catherine- Élisabeth BERTRAND, demeurant à Paris, rue des Petites- Écuries, n° 2, veuve de Monsieur Aimé- Emmanuel GAUDET.
Et que conformément aux statuts Monsieur Paul, GAUDET est devenu co-gérant de la société aux lieu et place de son père. En conséquence, il a été apporté aux statuts de ladite société les modifications suivantes: Article 4
L'article 4 a été supprimé et remplacé par la rédaction suivante :
La raison et la signature sociales restent GAUDET ET DESLAURIER .
Monsieur Paul GAUDET et Monsieur Émile DESLAURIER auront la signature sociale, mais ne pourront en faire usage, que pour les besoins et: affaires de la société à peine de nullité, de
dommages-intérêts au profit des associés lésés et de dissolution anticipée qui pourrait: être demandée par ces derniers.
Article 11
Les premier, avant-dernier et dernier alinéas de l'article 11 sont supprimés et l'ensemble de cet article a été rédigé de la manière suivante: La société est gérée et administrée par Messieurs Émile DESLAURIER et Monsieur Paul GAUDET, l'un et l'autre gérants, pour une durée illimitée.
Les deux gérants auront la signature sociale et la direction des affaires de la société ; ils ne peuvent faire usage de cette signature que pour les affaires sociales comme indiqué à l'article 4.
Ils ont les pouvoirs les plus étendus pour agir ensemble ou séparément au nom de la société et pour faire toutes les opérations se rattachant à son objet ; toutefois, la signature des deux associés sera toujours nécessaire pour toutes opérations supérieures à dix mille francs en principal.
Ils peuvent notamment : traiter, transiger, compromettre, ester en justice, donner tous désistements et main-levées avec ou sans paiement. Mais ils ne peuvent conclure aucun emprunt, acheter, "échanger ou hypothéquer des immeubles, nantir ou donner en gage des biens sociaux sans y être autorisés par des associés représentant plus de la moitié du capital social.


Tous mes remerciements à Marc pour ses photos.

1936 Lyrist est vendue à Gaudet, clientèle et achalandage, fonds d'instruments- 15 Décembre 1936- Vu sur saxophone: "Fabrication francaise-Lyrist-8 rue de Nancy-Paris".
1937 M. Gaudet Paul devient 'président-directeur' d'après the new Langwill index.
Archives Commerciales de la France du 13/10/1937. Source Gallica.
P. GAUDET & Cie 
Société à responsabilité limitée 
Capital 125.000 francs 
Siège social à Paris, 
rue de Nancy, n° 8. 
Registre de commerce 
Seine n° 119.580 

1. — Suivant acte reçu par le substituant de Me  COTTENET, notaire à Paris, boulevard Bonne-Nouvelle, n° 25, le 20 septembre 1937.

Monsieur Emile DESLAURIER, fabricant d'instruments de musique, demeurant à Paris, rue des Marais, n° 88, dite actuellement rue de Nancy, n° 8, 
Madame Marie Annette BAGUE, sans profession, demeurant à Paris, cour des Petites-Ecuries, n° 2, veuve de Monsieur Emmanuel Aimé GAUDET, 
Et Monsieur Paul Henri GAUDET, fabricant d'instruments de musique, demeurant à Paris, cour des Petites- Ecuries, n° 2, 

Seuls membres de la société à. responsabilité limitée "GAUDET ET DESLAURIER" , au capital d'alors cent mille francs, dont le siège est à Paris, rue de Nancy, n° 8, 

Ont prorogé de cinquante années la durée de ladite société, c'est-à-dire jusqu'au 20 septembre 1987. 

Aux termes du même acte le capital social a été augmenté de vingt-cinq mille francs au moyen de l'apport en nature effectué par M. Paul GAUDET, l'un des associés, d'un matériel détaillé à l'acte, à l'usage de la société, qui a été évalué vingt- cinq mille francs et de la marque " Lyrist " déposée au Greffe du Tribunal de Commerce de la Seine, n° 238.256 et transférée au nom de rapporteur sous le n° 17.661, portée pour mémoire; en rémunération de cet apport, il a été attribué à M. GAUDET, apporteur, 250 parts nouvelles de 100 francs chacune entièrement libérées de ladite société. 

II. — Suivant acte reçu par Me COTTENET, notaire sus-nommé, le 30 septembre 1937, 

M. DESLAURIER, sus-nommé, a cédé à M. Paul GAUDET sus-nommé, les cinq cents parts lui appartenant de la. société « GAUDET ET DESLAURIER », sus-indiquée. 

Par suite de cette cession M. DESLAURIER a cessé de faire partie de la société et a donné en outre sa démission de gérant. 

III. — Aux termes des deux actes sus-énoncés, il a été apporté aux statuts diverses modifications et notamment celles suivantes : 
Art. 2, — Le siège de la société reste fixé à Paris, rue de Nancy, n° 8, dite précédemment rue des Marais, n° 88. 
Art. 3. — L'article trois a été supprimé et remplacé par la rédaction suivante : 
La société, constituée pour une durée prenant fin le vingt septembre mil neuf cent trente-sept, a été, suivant acte reçu par Me COTTENET, notaire à Paris, ledit jour (20 septembre 1937) prorogée pour une durée expirant le vingt septembre mil neuf cent quatre vingt-sept. 
Art. 4. — L'article quatre est supprimé et remplacé par la rédaction suivante : 
La raison et la signature sociale sont : « P. GAUDET ET COMPAGNIE », société à responsabilité limitée. 
M. Paul GAUDET reste comme seul gérant; il aura en conséquence seul la signature sociale; il ne pourra en faire usage que pour les besoins et affaires de la société à peine de nullité, de dommages et intérêts au profit des associés lésés et de dissolution anticipée qui pourrait être demandée par ces derniers. 
Art. 5. — Le premier alinéa de l'article. 5 a été supprimé et remplacé par la rédaction suivante : le capital social, qui était primitivement de trente-cinq mille francs, a d'abord été porté à cent mille francs par acte sous seings privés du trente-un août mil neuf cent vingt- sept et est fixé à cent vingt-cinq mille francs divisé en mille deux cent cinquante parts de cent francs chacune, entièrement libérées et réparties entre les associés proportionnellement à leurs apports, savoir : 1ment. — M. Emmanuel GAUDET et M. Emile DESLAURIER font.... 
(cette partie de l'article relative aux apports de MM. GAUDET et DESLAURIER sans changement.) 
Avant, le dernier alinéa de l'article 5 a été intercalée la rédaction suivante : 
2ment. — M. Paul Henri GAUDET l'un des associés, a, aux termes d'un acte reçu par Me COTTENET, notaire a Paris, le vingt septembre mil neuf cent trente-sept, apporté à la société à titre d'augmentation de capital, un matériel à l'usage de la société estimé vingt-cinq mille francs et la marque « Lyrist » évaluée pour mémoire. 
En représentation de cet apport, il lui a été attribué deux cent cinquante parts nouvelles de ladite société de cent francs chacune entièrement libérées. 
En conséquence, les mille deux cent cinquante parts sociales réparties entre les associés roportionnellement à leurs apports respectifs, appartiennent. savoir : 
Aux héritiers et représentants de M. Emmanuel GAUDET (Madame Veuve GAUDET et M. Paul Henri GAUDET pour cinq cents parts 500 Et à M. Paul Henri GAUDET personnellement pour sept cent cinquante parts 750. 
Ensemble mille deux cent cinquante parts .............. 1.250 
Les comparants déclarent expressément que ces parts sont réparties entre eux clans les proportions sus-indiquées. 
Le dernier alinéa de l'article sans changement. 

Art. 11. — L'articl.e 11 a été supprimé et remplacé par la rédaction suivante : 
La société est gérée par M. Paul GAUDET, seul gérant pour une durée illimitée. 
Le gérant a la signature sociale et la direction des affaires de la société; il ne peut faire usage de cette signature que pour les affaires sociales comme indiqué par l'article 4. 
Il a les pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de la société et pour faire toutes les opérations se rattachant à son objet. Il peut notamment traiter, transiger, compromettre, ester en justice, donner tous désistements et. mains- levées avec ou saris paiement. 
Mais il ne peut conclure aucun emprunt, acheter, aliéner, échanger ou hypothéquer des immeubles, nantir ou donner en gage les biens sociaux, sans y être. autorisé par une délibération de l'assemblée des associés représentant la majorité des associés et plus de la moitié du capital social. 
En outre, les opérations suivantes: dissolution ou prorogation de la société, fusion avec toute autre société, changement de forme et d'objet social, augmentation ou diminution de capital social, acceptation d'associés nouveaux ne pourront être décidés un a la, majorité d'associés 
représentant les trois quarts au moins du capital social. 

Art. 15. — L'article quinze a été supprimé et remplacé par la rédaction suivante : 
L'année  sociale commence le premier janvier et finit le trente-et-un décembre. 
Il est dressé chaque année par les soins du gérant un inventaire de l'actif et du passif de  la société. 
Deux expéditions de chacun des actes sus-énoncés ont été déposées au Greffe du Tribunal de Commerce de la Seine le 8 octobre 1937. 
Pour mention et publication - 
P. COTTENET. 
1956 M. Paul Gaudet, usine à Amboise (Indre et Loire).
1994 M. Jacques Gaudet fils intègre JA Musik.
2006 Antoine Courtois retrouve ses origines françaises grâce au prestigieux groupe Buffet Crampon.
Sources non mentionnées issues de Gallica B.N.F, site Courtois et divers...



Pierre Constant :

Courtois qui, en 1789, était rue Mazarine, exerça aussi au commencement du siècle, puis, des membres de sa famille formèrent deux maisons distinctes ; l’une eut son siège rue des Vieux-Augustins, 34 et fut dirigée d’abord par Courtois neveu aîné, puis vers 1841 par ses enfants (Auguste, Eugène et Louis), sous la raison sociale Les trois fils de Courtois neveu, avant de devint la propriété de l’aîné, Auguste Courtois, (1847-48), qui la transporta rue de la Folie-Méricourt, un peu avant 1860 (Son frère Eugène créa une maison qui dura peu, rue Bichat. En 1849, il figurait sur la liste des exposants.) l’autre, datant de 1803, connue sous le nom de Courtois frère, située rue du Caire, eut pour continuateur Antoine Courtois fils (1844-80) qui la transféra, en 1856, rue des Marais, où elle est encore sous la direction de M. Mille.

Courtois neveu fit, en 1838, un cornet à piston et à coulisse. On retrouve peu d’instruments de sa fabrication. Nous ne connaissons que le cornet à 2 pistons du Musée du Conservatoire (Inv n° 1227) et de son fils Aug. Courtois aîné, aucun ne nous est encore parvenu. A l’exposition de 1849, ce dernier obtint une mention pour un cornet placé au 4eme rang ; il figura sur la liste des exposants de 1855, mais il ne parait pas avoir soumis ses produits au jury. Aug. Courtois inventa, en 1847, le piston curviligne et, en 1856, les pistons obliques par rapport à l’instrument. (p 330) 

De Courtois frère, il y a au Conservatoire une trompette de cavalerie en usage sous Napoléon 1er (n° 604), une trompette circulaire en sol qui servit à l’opéra de 1826 à 32 (n° 605) et un autre en forme de demi lune avec laquelle on obtenait des sons bouchés comme sur le cor. On y voit aussi un clairon présenté par Courtois frère qui fut adopté en 1823 par le ministre, lorsqu’il fit appel aux facteurs pour la création d’un instrument à sons différents de la trompette, pour les signaux dans l’infanterie (n° 590). La même collection possède les trombones à coulisse, décernés en prix à D Simon et à Delisse (1838-41), des cornets, bugles à clés, cors, ophicléides, donnée par M. Mille, dont nous avons parlé dans la facture instrumentale. La renommée des instruments des frères Courtois est solidement établie aussi bien à l’étranger qu’en France, elle est due à un travail consciencieux et très artistique. On ne s’explique donc pas pourquoi ces habiles facteurs se sont abstenues aux diverses expositions ; ce n’est que lorsque Antoine Courtois eût pris possession de la maison qu’elles y parurent. Pour ses débuts, A. Courtois obtint la Prize medal à Londres en 1851, et la médaille de 1ere classe à Paris, en 1855, où figura une grande variété de beaux instruments, parmi lesquels les cornets, trompettes et trombones firent merveille et dont l’excellence ne s’est jamais démentie (Prize medal, Londres 1862, méd d’argent, Paris 1867, d’or à Moscou 1872, et Paris 1878. Depuis 1856, M. Aug. Milles (né à Lille, le 3 avril 1838) faisait partie de la maison ; après l’exposition de 1878, où il reçut une médaille ((p 331)) de bronze en qualité de chef d’atelier, A. Courtois se l’associa et, à son décès, (1880), il lui succéda. Initié de longue date aux procédés de facture qui ont fait la gloire de la maison et lui ont valu le titre de fournisseur du Conservatoire et des écoles succursales, M. Mille était à même de les maintenir ; ses succès, personnels aux expositions postérieures le prouvent assez : décoration nationale (Boston 1883), grand diplôme d’honneur à Anvers, médaille d’or à Londres (1885) et à Paris (1884). A cette dernière, il présenta un trombone à coulisse avec une 8eme position (si naturel), que nous avons décrit à l’époque (loc. cit., p 105).

Notes: à l'origine, deux acteurs principaux ont exercés à Paris, Louis Courtois et son frère Louis Nicolas, nous savons que Louis Nicolas fut héritier de Louis en 1799 et que ces deux chaudronniers exerçaient sur Paris. 
Entre 1774 et 1785 le garçon chaudronnier, Louis Nicolas devient chaudronnier et sa spécialité est la facture instrumentale.
Leur neveu, Antoine Laurent, fils de Antoine Laurent se marie en 1801, il exerce au 524 rue des Prouvaires en 1804.
Le 17 mars 1813, Denis Victor Courtois déclare lors de son mariage être domicilié chez son frère, Antoine Laurent (fils) au 34 rue des Vieux Augustins.
Il est probable que les références à la rue du Caire soient ultérieures à ces années et que ses antériorités font parties de la légende.
Le 25 rue du Caire est mentionné dans l'almanach du commerce de Paris en 1817 et concerne Denis Victor.

Gallerie:

Aux origines d'une sous-traitance en saxophones:
Auguste Feuillet.

Source Ebay, pseudo partoches, mes remerciements.
Alto Courtois de la période Mille, médaille d'or paris 
1878 et de numéro de série 5321.

Source Ebay, pseudo partoches, mes remerciements.
Il n'y a pas de bocal, les patins des clés de do et mi b
sont rectangulaires, les spatules sont symétriques,
observez le détail des spatules de paume de main 
droite, l'angulation à 90° de celle de si b, les viroles 
d'assemblage des corps sont bombées.
Nous sommes sur de la facture Feuillet, cheminées 
soudées, double clé d'octave et tessiture, fa au si.

Source Ebay, pseudo partoches, mes remerciements.
Vue de gauche. sol # simple, pas de liaison si b de la
main droite à gauche.


Les rapports divers de fournitures avec Henri Dolnet.

Courriers et factures entre les établissements Henri Dolnet et Gaudet et Deslauriers.
Le 24 janvier 1920:
"je tiens à vous prévenir que je suis obligé de vous faire dorénavant 20 % de majoration sur les prix de catalogue de mes saxophones..."

Le 26/04/1928:
"bonne note est prise de votre commande..."

Le 23 février 1931:
"une clarinette Boehm remise en état, changé deux corps bois..."

Relevé de factures du 2/09/1931 au 7 mars 1932.

Le 5 avril 1932:
"une petite flûte tamponnée réglée..."

Source Ebay, pseudo Antiquité Brocante Autrefois,
mes remerciements, saxophone ténor Courtois, 88
rue des Marais, système d'octave automatique
 à fourche Dolnet.



Vu sur divers.
Vu saxophone Courtois, rue des Marais, avec Saint Louis 1904, sans Turin et Genève, type de facture antérieure aux années 20, avec origine de facture attribuée à Pierret, modèles équivalent à Thibouville frères, Masspacher, Thibouville Cabart...

Vu sur courrier entre Pierret et Gaudet et Deslaurier: daté du 17 janvier 1920, L.P. ne peut fournir un saxophone soprano en si b parce que M. Martinot (sous traitant chaudronnerie de L. P. à cette époque) n'a pas le mandrin...

Vu sur courrier entre Pierret et Gaudet et Deslaurier: daté du 20 avril 1923, concernant un ténor en ut au polissage et ne pouvant être livré...

Vu sur courrier entre Pierret et Gaudet et Deslaurier: daté du 20 février 1924 précisant qu'à l'avenir il livrerait les instruments terminés...

Vu sur blog de R.P daté 1926: Pierret fournissait Gaudet Deslaurier en saxophones.

Vu sur Leboncoin, stencil Dolnet-Courtois, rue des Marais, exposition de Genève 1927, modèle avec extension spatule de si b disponible pendant la période Euphone.

Vu sur catalogue janvier 1930, nouvelle adresse 8 rue de Nancy. Nous savons que Lyrist exerçait en société entre 1930 et 1936, il existe probablement des "stencils" Lyrist- Courtois.
Vu sur sites américains, stencil Boiste- Gaudet Deslaurier.

Note: des distributeurs variés sur une période de quinze années jusqu'au rachat de Lyrist, Pierret, Dolnet, Dubois, Lyrist...


Le Boncoin photos Pascal alto Courtois 1927. 
Je ne sais si 1927 est son numéro de série 
ou une évaluation de l'année par son propriétaire, 
Grand prix Genève 1927; je supposerais ni l'un, 
ni l'autre étant donné que le 8 rue de Nancy 
fut occupé en 1929 (apparaît sur catalogue de 
janvier 1930 et le site officiel Courtois parle 
de 1927) et que si cela serait son numéro, 
il est inférieur à 2000. Cet alto ne porte pas 
de marque Lyrist et le positionnerait avant 1936. 
Remarquez le levier de sib en deux parties 
que l'on retrouvera sur des saxophones 
Lyrist- Antoine Courtois.



Vu sur site français, ténor Lyrist- 8 rue de Nancy...
Postérieur à 1936. Ecriture bâton pour Lyrist.



Source Ebay, photo Bruno C. tous mes 
remerciements. Saxophone alto argenté de 
facture Lyrist-Courtois.  Ce saxophone 
présente toutes l'organologie des 
saxophones  Lyrist (écriture ruban pour Lyrist) 
et présente la mention breveté, 
de quel brevet s'agirait t-il ?.


Photo Bruno Coppens, mes remerciements.

Photo Bruno Coppens, mes remerciements.

Photo Bruno Coppens, mes remerciements. 
Remarquez le n° de série 507 toujours placé 
au même endroit, ce  qui indiquerait une remise 
à zéro en 1936, lors du rachat. Ce saxophone 
est pourvu d'un levier de sib en deux parties.

Photo Bruno Coppens, mes remerciements.

Saxophones signés Courtois et Lyrist:
1) celui ci dessus n°507.
2) Alto argenté n°515.
3) Saxophone alto mi b Lyrist Courtois 8 rue de Nancy Paris n°519.


Julien me propose les photos de son saxophone, tous mes remerciements:


Les plateaux de si et si b sont situés à droite du pavillon. 
Pas d'inscription Lyrist sur celui ci et circa 1950.


Vu par ailleurs un modèle similaire avec en plus barre 
sous bocal et spatule de double fa aigu différente.


Remarquez que les gardes sont en fil, elles sont 
arrondies et bien que ce modèle semblerait maison, il 
possède des cheminées roulées, il ressemblerait par 
son palonnier sol # à la facture Beaugnier. 
Ce saxophone porte le numéro 5106.


Vu sur saxophones Courtois attribués à Beaugnier.
L'attribution est antérieure à ce blog et rien de ces modèles ne ressemblerait à la facture Beaugnier à part une quelconque similitude du palonnier sol #, je ne sais pas actuellement si ce sont des stencils ou des Courtois.

1) N°5106 alto argenté, gardes fils à droite du pavillon, spatules de do et mi b graves avec rouleaux sables et de type MVI, entre deux pavillon corps fil, pal. sol # Beaugnier-Courtois. Cheminées roulées. Conçu autour de 1951.
2) N°5259 alto argenté, gardes tôles à droite du pavillon (gardes Courtois, ovalisées avec queues prolongeant la courbe et central), spatules de do et mi b graves avec rouleaux sables et de type MVI, entre deux pavillon corps fil, pal. sol # Beaugnier-Courtois.
Cheminées roulées
3) N°5378 alto argenté, gardes Courtois, spatules de do et mi b graves avec rouleaux noirs et de type MVI, entre deux pavillon corps fil, pal. sol # Beaugnier..
4) N°5393 alto argenté, gardes courtois, do et mi b graves type MVI, entre deux fil, sol # Beaugnier. Sans fa # aigu.
5) N°5469 (alto sans fa # aigu).
6) N°5588 (alto sans fa # aigu) gardes Courtois, do et mi b triangulaires, rouleaux sables. Entre deux nouveau, plat et élargi au pavillon.
7) N°5609. De finitions argentées, les cheminées sont roulées, la justesse est convenable et le volume est puissant. ANTOINE COURTOIS, Breveté, FACTEUR DU CONSERVATOIRE NATIONAL, 8 Rue de Nancy, PARIS inscrit sur saxophone. 
8) N°5632 (alto argenté sans fa # aigu), palonnier sol # type Beaugnier, gardes Courtois (tôles avec découpe particulière).... 
9) N°5641 alto argenté, palonnier sol # Beaugnier, gardes Courtois...Sans fa # aigu.
10) N°5684. Alto argenté , numéro inscrit sous support de pouce main droite, Gardes Courtois, palonnier sol # Beaugnier comportant 5 rouleaux sables, do et mi b graves triangulaires et rouleaux sables, entre deux pavillon corps barre élargie au pavillon...
11) Ténor argenté n°5885, double fa aigu, gardes Courtois, palonnier sol # Beaugnier comportant 5 rouleaux sables, do et mi b graves triangulaires et rouleaux sables, entre deux pavillon corps barre plate élargie au pavillon...
12) N°6586. 
13) N°6591. En photo ci-dessous, entre deux pavillon corps barre élargie au pavillon,  gardes tôles type nouveau que l'on retrouvera sur celles des modèles: The Face. La garde de si et si b graves est une et ajourée de 4 triangles arrondis. Cheminées lamées.
14) N°6668 (Vu de nouveau à la vente en 2022, sole american importers-Leblanc u.s.a, made in France) alto argenté sans fa # aigu, spatules de do et mi b triangulaires, palonnier sol # nouveau type(spatule sol # ovale et 3 rouleaux), gardes tôles type nouveau.
15) N°6831 ténor argenté sans fa # aigu, spatules de do et mi b triangulaires, palonnier sol # Beaugnier, gardes Courtois, entre deux pavillon corps barre élargie au pavillon .
16) N°7095.
17) N°9835, alto verni et clés nickelées, modèle "The Face", fa # aigu (voir remarque ci dessous, circa 1960), entre deux portraits, do et mi b triangulaires. Vu à nouveau en 2021 avec bocal dessoudé, désolidarisés barre de renfort et clé, enfoncement sous soudure du patin.
18) Ténor verni, modèle "The Face", n°10254, do et mi b trian., entre deux portrait et portrait sur bocal.
19) Ténor argenté, 
modèle "The Face", n°10334, Pas de fa # aigu, do et mi b triangulaires, entre deux portraits, portrait sur bocal, palonnier: sol # semi ovalisé, deux rouleaux sur spatule de do # et si graves, rouleau long sur spatule de si b.
20) N°1036X Alto argenté, made in France. The face
21) Soprano argenté Mgk1 N°16073, numéro inscrit entre plateau de mi b et si graves, palonnier Spécial Perfect, du si b grave au fa aigu...

Vu sur tarif Rotinat- Bourges de septembre 1960: adjonction du fa# aigu sur alto et ténor argentés.

Denis propose de belles photos de son alto argenté n°6591, tous mes remerciements:






Stencil Beaugnier- Courtois: modèle argenté avec trille de sol # 
main droite, pas de fa # aigu, double levier 
de fa aigu et les cheminées sont lamées.

Afin d'illustrer et de compléter cet article, si vous possédez un instrument de marque concernant ce(s) luthier(s), il serait louable de votre part de proposer des photos de celui ci afin de faire rebondir ce sujet en perpétuelle évolution. Toutes mes salutations musicales.

lundi 5 décembre 2011


Ernest Bénisch
Ernst Bénisch

L'ouverture de cette nouvelle fiche fait appel à votre contribution, si vous avez des sources sur ce facteur ou marchand, n'hésitez pas à faire de commentaire et je vous en remercie.





Voici un beau saxophone alto au grain intéressant, dans un état de conservation et de restauration idéal et après des recherches difficiles je vous transmet les pistes principales. Je ne sais s'il s'agit de la personne estampillée sur ce saxophone et j'espère trouver par ce biais, des témoignages le concernant.
Vu sur saxophone:
Saxophone alto argenté Ernest Bénisch- Paris Koeln; a Rh- n°2052- inscrit dans "fer à cheval": NO-PE  O-DE  SA-PE.


Vu sur Google livre:
Benisch, Ernest -Strakowitz 15.10.1893-Unt M- Köln.
Google map: Strakowitz: 38601 Strakonice.




ERNEST BENISCH:
SSN:056-16-2195 Né le: October 15, 1893 .décédé le: May 1, 1977, 83 years CA (Los Angeles).
CRT II Claims resolution tribunal:
List of Swiss bank accounts from the ICEP investigation
Benisch, Ernst
Benisch, Rosa [Strakonice, Czechoslovakia] [1]
Benisch, Rosa
Benisch, Ernst [Cologne, Germany] [1]
List of members of the american society of composers...
Benisch Ernest est inscrit antérieurement au 1 janvier 1936 à la SIAE: Sociétà italiana degli Autori ed Editori.
Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France MATTEOLI Jean, SIMON Yannick...Source Gallica. 
"À partir de 1933, aux immigrés venus de Russie, d’Italie et de l’Europe centrale, s’ajoutent des Allemands fuyant le nazisme et, parmi eux, de nombreux juifs. La crainte de voir s’installer en France un trop grand nombre d’artistes étrangers conduit le conseil d’administration de la SACEM à refuser massivement les candidats étrangers dont beaucoup trouvent refuge en Italie auprès de la Societa italiana degli autori ed editori (SIAE)."
Trouvé ce recueil:
Benisch, Ernest- Brieflicher Meisterkursus für Saxophonisten. Abschnitt 3, Technicien, Jazzen, HFT. 2- Cologne et / Rh, 1928 -. 20 p.
Benisch, Ernest- Master classes épistolaire pour les joueurs de saxophone. Section 3, Technicien, jazz, HFT. 2- Cologne et / Rh, 1928 -. 20 p.
Becs:
1)Vu sur Ebay de: Vintage Altsaxophonmundstück 3 * ETERNA * Ernst Benisch Made in France * Bahn 1.
2)Vu sur Ebay de: "spécial" dans ovale en pointillé, "Ernest Benisch- Made in France". Numéro 2. Ebonite avec virole maillechort collet. Le vendeur pense à un bec pour alto. Photo ci-dessous.
3)Vu sur notice en allemand intérieure étui de bec, Ernest Benisch Köln Machabaerstr. 65. Bec steel ebonite, anches Ernest Benisch inscrit en diagonale sur dessus talon.

Le saxophone ci-dessus a été acheté en Allemagne juste après la fin de la deuxième guerre mondiale.

Pistes à pourvoir: 
Cette fiche n'avance pas, en effet les contributions proposées en  tête d'article n'ont rien données et on ne trouve pas grand chose sur le net vraisemblablement parce que l'on considère être en présence d'un facteur . 
Un profil complexe se dégage de ces données, auteur, compositeur, éditeur, saxophoniste, enseignant et éventuellement facteur mais probablement, marchand de saxophones.  Il me parait peu vraisemblable que cette abondance de qualité, lui laissait assez de temps pour fabriquer, en était il capable?
Concernant le saxophone  ci-dessus, quel en serait le facteur? Mon idée est qu'il fut fabriqué pour ce marchand par Robert Drouet et voici les ressemblances qui élaborent cette piste. Le système d'octave est de même type, les profils de spatules de mi b et do graves aussi, également le travail de molette sur les viroles, la gravure fleurie est dans le jus de ses pavillons ainsi que l'estampille, gravée et non estampée, le type de garde de do grave est présent sur des saxophones de ce facteur ainsi que le profil de spatule de sol # en remarquant que la spatule de si b grave est nouvelle pour moi. L'entre deux pavillon- corps est aussi remarquable.
Pour abonder dans cette recherche sur son rôle de marchand, un nouveau fournisseur se profile par suite de la rencontre avec deux saxophones Benisch mis à la vente sur un site tchèque et slovaque.  Le premier, un alto argenté de même type que celui ci-dessus et de même origine, dans un état médiocre, plusieurs clés et pièces ayant disparues portant le numéro 1050 (encore un petit nombre). Le deuxième un soprano argenté avec anneau-support de pouce main droite évoquant Drouet et composé de clés observés sur des saxophones Guénot et Drouet, palonnier sol# identique avec spatule de si b caractérisée, forme rectangulaire des touches sol # et fa # coté, tiges de fa # coté et si b index en deux angles droits.  Voici la photo ci-dessous issue de l'un de ces sites, de ce soprano Benisch-éventuellement "Guénot, Douchet" ou "Drouet", le système d'octave non observé le préciserait et je ne suis pas au courant d'anneau de pouce main droite chez Guénot..



Pour ce qu'il s'agit des becs flammés en son nom, on ne sait actuellement qui les fabriquait? Certains becs sont estampillés made in France. Nous sommes face à un marchand tchèque, installé sur Cologne, fuyant la barbarie allemande et qui se fournissait entre autres et à découvrir, en France.

Christian me transmet les photos d'un bec métal pour ténor: tous mes remerciements.




Si l'on se réfère au document ci-dessous, n°2:
une table d'orchestre très fermée.


La ligature de ce bec est similaire aux becs Lelandais.
Voir ci-dessous


Source UlmQtiW.jpg


Source Ebay, pseudo euterpe31, bec alto Lelandais.

Source The statue of liberty & Elis island:
Benisch Ernest né en Tchécoslovaquie, arrivé à New York en 1936 à l'age de 43 ans sur le Lisenstein.

Remarquez que cet article date de 2011 et qu'en 2018, il n'y a aucun commentaire. Il existe d'autres sources allemandes au sujet:
http://www.sonic.de/index.php?eID=dumpFile&t=f&f=7187&token=b742b01daa88375c621a9240bca8a1cf40c7ff08
Ce texte est en allemand, je ne le comprend pas, cela parle de cette méthode, prise de bec et autres...
L'avantage de mon blog est de ne pas hésiter à proposer des pistes crédibles, menant à des facteurs, c'est ce qui le démarque de ce document.
Il est notable que la côte d'un ténor Bénisch est double par rapport à un ténor Drouet !

 Andreas me propose cette traduction:

"Bonjour, je suis tombé sur ce blog en cherchant des informations sur un bec des années 1930 portant le cachet Benisch ainsi que l'inscription "Eterna". Et j'ai trouvé l'article allemand dans Sonic, voici une traduction mécanique en français, je pense qu'il y a des choses intéressantes dedans:

Le hasard est de loin le plus grand allié de l'historien de la musique. On 
peut passer des heures, des jours, voire des semaines et des mois à 
chercher en vain une minuscule pièce du puzzle du passé, mais c'est 
précisément au moment où l'on ne s'y attend pas qu'elle nous tombe 
inopinément dans les mains. C'est ainsi que, dans le cadre de mes travaux 
de recherche pour ma thèse sur le jazz dans la République de Weimar, j'ai 
certes pressenti la possibilité d'apprendre quelque chose sur les 
saxophones vendus à la fin des années 1920 sous le nom de saxophones Ernest 
Benisch, mais j'ai eu beau chercher dans la littérature spécialisée, je 
n'ai trouvé aucune référence à cette marque de saxophone. J'avais renoncé à 
perdre mon temps à chercher un Ernest Benisch mystérieux, jusqu'à ce que, 
pour des raisons totalement différentes, je feuillette des piles de 
magazines de l'époque et que je tombe sur une publicité de 1928 qui 
promettait de faire du bruit :
"L'anche, le bec et le cours de maître par correspondance d'Ernest Benisch 
représentent le chemin le plus sûr et le plus droit pour devenir un maître 
saxophoniste". Découverte fortuite et coup de maître en même temps ! J'ai 
aussitôt commencé à chercher dans les annuaires professionnels de l'époque 
auxquels j'avais accès, mais contre toute attente, je n'y ai trouvé aucune 
trace d'Ernest Benisch. De simples carnets d'adresses historiques de 
Cologne m'ont alors apporté au moins un peu de clarté : en 1928, Benisch y 
est encore mentionné comme musicien à l'adresse indiquée dans sa publicité, 
qui lui servait probablement aussi de domicile, et en 1930, à la fois à son 
adresse privée et à une adresse professionnelle, comme marchand de musique 
ou d'instruments - mais toujours sous le nom d'Ernst Benisch. Probablement 
pour des raisons d'harmonie linguistique, Benisch a changé son prénom Ernst 
en Ernest comme partie de son nom d'artiste. On peut donc supposer que 
Benisch était un musicien qui, quelle qu'en soit la raison, a tenté sa 
chance dans le commerce de la musique. Afin d'établir d'autres données 
biographiques, il était de mon triste devoir, faute d'autres sources, de 
jeter un coup d'œil dans le "Lexikon der Juden in der Musik" (Dictionnaire 
des Juifs dans la musique), publié en 1940 "sur ordre de la direction du 
Reich du parti national-socialiste sur la base de documents officiels 
contrôlés par le parti", qui sert souvent aujourd'hui d'unique preuve 
historique des dates de naissance des musiciens de divertissement 
(persécutés) des années 1920. On y trouve l'entrée suivante : "Benisch, 
Ernest, *Strakowitz 15.10.1893, UntM - Coeln." Benisch n'y est cependant 
pas mentionné comme marchand de musique, mais seulement comme musicien de 
divertissement (UntM). Il ne donne pas non plus d'indications sur les 
instruments qu'il jouait. On peut néanmoins supposer qu'il s'agit ici 
d'Ernest Benisch, qui vendait également des saxophones à son nom. Tout cela 
soulevait une question fondamentale : Comment quelqu'un pouvait-il placer 
pendant plusieurs mois de la publicité dans un magazine à un endroit exposé 
- à savoir en dehors de la section publicitaire normalement prévue à cet 
effet et donc aux emplacements publicitaires normalement occupés par les 
grandes maisons d'édition musicale - tout en étant absent des principaux 
annuaires professionnels ? Eh bien, peut-être la période de son activité 
économique était-elle tout simplement trop courte pour laisser des traces 
notables en tant que marchand d'instruments. Mais Benisch avait 
probablement de bonnes raisons de faire de la publicité à grande échelle 
dans les magazines. En 1927, il a certes fait la promotion de sa "maison 
spécialisée et atelier de réparation pour saxophones de toutes marques" à 
Cologne, mais toute sa publicité s'adressait aux musiciens de 
divertissement, qui ont probablement appris l'existence de son magasin 
principalement par le biais du magazine Artist. Ces musiciens étaient 
dispersés dans tout le Reich allemand de l'époque et acceptaient 
généralement de se produire aux quatre coins du pays. En bref, la clientèle 
d'Ernest Benisch était en tournée.
C'est pourquoi Benisch avait, en plus de son magasin, un autre pilier 
économique qui correspondait à la réalité de la vie de ses clients : selon 
toute vraisemblance, il vendait ses saxophones, ses becs et ses anches 
principalement par correspondance. Or, à l'époque comme aujourd'hui, ne pas 
pouvoir tester un instrument de musique et ses accessoires dans un magasin 
présentait de sérieux inconvénients pour l'acheteur potentiel. C'est 
pourquoi, en 1927, Benisch proposait dans une annonce publicitaire 
d'envoyer le bec Ernest Benisch (Paris) à l'intéressé "contre remboursement 
pour un essai de 8 jours" et ajoutait : "S'il ne répond pas à vos attentes, 
vous pouvez nous le renvoyer contre remboursement dans les 8 jours". Ce 
modèle commercial, plus actuel que jamais, était donc déjà pratiqué à la 
fin des années 1920. C'est aussi dans cette optique qu'Ernest Benisch 
vantait ce cours de maître épistolaire pour saxophonistes, qui visait sans 
doute aussi les musiciens amateurs rarement sédentaires et devait leur 
permettre, où qu'ils se trouvent, de progresser sur leur instrument. Outre 
des explications générales sur l'entretien et la manière de jouer de 
l'instrument, on y trouve une leçon qui en dit long sur la compréhension 
que Benisch a de la pratique du saxophone, à savoir ses explications sur ce 
qu'il appelle l'approche sans pression. Il appelle cette méthode "non 
pressure method" et explique à ce sujet : "Le terme Ohne-Druck doit être 
correctement appelé : Ohne-Zähne-Druck, car il est évident qu'une certaine 
pression est nécessaire pour faire vibrer l'anche. Mais cette pression ne 
doit provenir que du muscle élastique que doit maintenant devenir votre 
lèvre inférieure, mais jamais des dents inférieures, qui sont recouvertes 
par une lèvre inférieure sans force". Les dents supérieures doivent 
cependant être fermement placées sur l'embouchure "sans pression 
excessive". Cette approche sans pression, que l'on aurait peut-être 
qualifiée aujourd'hui d'approche moderne non clarinettiste, permettrait 
selon lui d'utiliser une anche plus souple et une trajectoire moyenne à 
semi-ouverte. Les saxophones proposés par Benisch étaient annoncés - comme 
à l'époque - par des voix de musiciens. Pour ses saxophones soprano, alto 
et ténor, la douceur du son et la bonne intonation sont mises en avant. 
Pour le saxophone alto, un musicien du nom de Paul Möw atteste en outre 
d'une réponse facile et l'exprime en ces termes : "Un souffle suffit". Ces 
constatations s'accordent avec l'approche de non-pression prônée par 
Benisch. Il faut donc partir du principe que Benisch avait un certain idéal 
sonore, que l'on pourrait décrire aujourd'hui - seulement éventuellement et 
avec l'arrière-pensée que même les descriptions sonores actuelles sont 
rarement univoques - comme un son de saxophone doux, pauvre en harmoniques, 
donc comme une sorte d'approche subtone. Benisch lui-même parle d'un son 
feutré qui ne doit pas avoir de "coins et de bords" et qui doit 
être "exempt de tout son nasal, boisé ou métallique".
Pour revenir au point de départ de ma recherche : Il ne me serait 
probablement pas venu à l'idée de rechercher Ernest Benisch si je n'avais 
pas eu sous les yeux un saxophone alto Ernest Benisch argenté appartenant à 
la famille. Deux particularités ressortent de cet instrument : 
premièrement, le saxophone possède un trille en sol dièse qui permet de 
refermer la clé de sol dièse lorsque celle-ci est ouverte - il s'agit donc 
d'un mécanisme de trille en sol dièse. Deuxièmement, il présente un 
poussoir qui permet d'ouvrir la clé de mi bémol avec l'index de la main 
droite. Dans un tableau des doigtés, Benisch n'indique toutefois pas ce 
mécanisme pour le mi bémol aigu, mais en combinaison avec un do normalement 
doigté comme doigté auxiliaire pour le ré bécarre et le ré triple bécarre. 
On peut certainement avoir des avis divergents sur l'intonation des 
saxophones vintage. Mais sur cet exemplaire, il semble qu'il y ait un 
déficit considérable dans l'unité d'octave, ou plus simplement : 
l'instrument n'est pas juste derrière et devant. Seule une révision 
générale chez un spécialiste permettrait de savoir s'il s'agit d'un 
problème de construction ou simplement d'un manque de réglage fin. Mais si 
l'on suit les conseils d'Ernest Benisch sur l'approche "non-pressure", 
l'intonation s'améliore au moins un peu. L'instrument est livré avec une 
embouchure en bois portant les inscriptions "Eterna" et "Ernest Benisch 
Made in France". Sur la vis à anche, on peut lire "Ernest Benisch - Paris". 
Il pourrait donc s'agir globalement d'un instrument de fabrication 
française. Mais s'il s'agit d'un stencil, je ne sais pas encore qui en est 
le véritable fabricant. En 1933, Benisch proposait encore des saxophones, 
des becs et des anches portant la marque Favorit. C'est ici que s'arrête ma 
recherche de traces. On peut supposer qu'Ernest Benisch a émigré quelque 
temps après l'arrivée au pouvoir des nationaux-socialistes. Si l'on en 
croit les sites Internet spécialisés dans la généalogie, il devrait être 
décédé en 1977 à Los Angeles. Plus que les saxophones qu'il a distribués, 
ses explications sur l'approche ont une valeur historique, car elles 
donnent un aperçu de l'idéal sonore qui prévalait à l'époque ; un idéal 
sonore qui, selon lui, devait être très proche de la voix humaine.

Cordialement,
Andreas" 


Alain me transmet ce bec de soprano nu: tous mes remerciements. La piste Lelandais est envisagée !


Inscription: "EXTRA"- Dans ovale pointillé: 
Ernest Benisch- Made in France.

L'ouverture n'est pas précisée,  la chambre est ronde et
convoitable pour un soprano. Photos Alain.

Source Ebay, pseudo g.mu6, éventuellement alto 
trouvé dans étui de ténor. L:8,3 cm et ouverture 2.
Mes remerciements 
Similitudes troublantes pour cette estampille.
Deux types, EXTRA, SPÉCIAL.

Source Ebay kaufrausch-2016 soprano Benisch n°1007:


Ebay kaufrausch-2016 soprano benisch n°1007, mes remerciements.

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Stencil Drouet, mes remerciements.
Ebay kaufrausch-2016 boite d'anches avec publicité bec et adresse.




Afin d'illustrer et de compléter cet article, si vous possédez un instrument de marque concernant ce(s) luthier(s), il serait louable de votre part de proposer des photos de celui ci afin de faire rebondir ce sujet en perpétuelle évolution. Toutes mes salutations musicales.

samedi 26 novembre 2011

-Louis, Léon, Joseph Lebret-
1862-1942

Cet article est un humble hommage aux grands noms de la facture française et se réfère à Monsieur Louis Lebret. Je partagerais ainsi avec vous la passion de cet instrument merveilleux en revenant épisodiquement sur des publications concernant la flûte traversière.
Voici des éléments de recherche personnels sur l'état civil de ce facteur, je vous laisse parcourir, ce qu'elle apporte de nouveau sur ce que vous sauriez déjà. 

 Mes remerciements à J P pour toutes tes superbes photos.

Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical: source Gallica B.N.F.
1893,94,95: LEBRET, 4, avenue Parmentier. Spécialité de flûtes cylindriques, hautbois et clarinettes. Modèles du Conservatoire.
1896: Lebret, 8, avenue Parmentier. Spécialiste de flûtes cylindriques, hautbois et clarinettes. Modèles du conservatoire.
1903: Instruments de musique L Lebret- Ex ouvrier de la maison Lot- Fournisseur des conservatoires, Sociétés Musicales, Musiques militaires, Lycées, Communautés, etc...- 8 avenue Parmentier (XIème)- PARIS- spécialité de flûtes métal, bois système Boehm- Procédé nouveau de fabrication défiant toute concurrence pour flûtes système Boehm en argent ou métal argenté- Modèle déposé N°8.311- Médaille d'or Paris 1897- Flûtes système Boehm en métal ou en bois dans tous les tons...
1905: Lebret 113 rue Saint Antoine (IVème) ci devant 8 avenue Parmentier. Nouvelle flûte métal modèle déposé.
1910: la commission spéciale chargée de l'examen pour la fourniture d'instruments de musique à l'armée, a dans sa séance annuelle du 2 décembre 1908, classé PREMIERE à l'unanimité la maison L Lebret, pour ses améliorations dans ses grandes flûtes; la justesse, la sonorité et la facilité d'émission incomparables sont telles que le ministre de la guerre l'a chargée à nouveau de cette fourniture pour les musiques militaires françaises en 1909.


Archives commerciales de France: Source Gallica B.N.F.
1)Vendeur: Lebret. Acheteur:X. Instruments de musique, 8, av. Parmentier- 7 février 1903.

2)04.06.1930-  PARIS. — Modification. -— Soc. LEBRET (Soc. des Anciens Établissements 
L. Lebret), 52, Picpus. — Transfert du siège à La Couture-Boussey (Eure). — 8 mai 1930. —J. S. S. (publ. du 28 mai 1930). 

3)Déclaration de faillite. Ancien établissements L Lebret- fabr. d'instruments de musique- 12 avenue Georges V-3 novembre 1931-


Publicité de 1913 sur Musique adresses universel:
Spécialité de flûte en métal et en bois système Boehm- L Lebret 10, rue de Lesdiguières, PARIS- Embouchure idéale- La maison Lebret a perfectionné l'embouchure de la flûte en métal système Boehm, de manière à obtenir dans les sons graves ou aigus, la pureté et l'homogénéité, ainsi qu'une grande intensité et une émission parfaite.

Lebret L., 10, rue de Lesdiguières, (IVème),- Fabr. de Flûtes.- Fond en 1889.


Langwill:
Louis Léon Joseph Lebret, 1888-c1932. Né en 1862, successeur Celles René en 1928 et Malerne Robert autour de 1932. Bibliographie: Lenski and Ventzke 1992.


Acte de mariage:
Le 12 juin 1886, acte de mariage de Louis Léon Joseph Lebret né le 6 juin 1862 à Nogent le Rotrou (Eure et Loir) soldat au 50 ème régiment d'infanterie demeurant à Périgueux (Dordogne) et avant 15 Place des Vosges à Paris fils majeur de Frédéric Joseph Lebret artiste musicien (professeur de musique sur acte de naissance de Louis Léon Joseph)et de Victoire Françoise Pottier, son épouse domiciliée à Paris rue de la Marre 77...d’une part et de Louise Pauline Pottier née le 5 mars 1862 à Nogent le Rotrou, découpeuse de papier dentelle demeurant à Paris place des Vosges 15, fille majeur de François Louis Pottier... veulent légitimer Alice née le 24 avril 1884...en présence de Auguste Adrien Bonneville âgé de soixante six ans, facteur d’instruments de musique, rue Corbeau, 9...
Vu sur "Au fil du temps, flûtes traversières du monde entier" (Peter Spohr):
Flûte L.L/LEBRET/PARIS/1860/Feur datée autour de 1905.

Essai de chronologie: en dates.
1862: naissance de Louis Léon Joseph Lebret, né le 6 juin 1862 à Nogent le Rotrou (Eure et Loir). Année de naissance de Adolphe Hennebains. Son père Frédéric Joseph Lebret était professeur de musique et âgé de 41 ans.
1872: si l'information des dix années de formation et travail dans les ateliers Lot est vraie, Louis aurait commencé son apprentissage à 10 ou 11 ans, ce qui paraitrait tôt ?
Il paraitrait que dans le catalogue de 1902, il fait mention de son apprentissage à 16 ans; en 1878, Louis Lot s'était retiré, c'est la période de son successeur, M. Vilette.
1875: "Ce fut une des dernières, car il se retira en 1875 à Chatou." Pierre Constant parlant de M. Louis Lot. M. Villette repris la succession de son ami M. L Lot. M. Bernard Duplaix (collectionneur et auteur d'un bel article sur L Lot paru dans la Traversière n°21/55 oct-nov-déc 1996) donne avril 1876.
1882: Debonneetbeau successeur de Villette. Louis Léon Joseph Lebret apparaît sur les listes de recrutement de la liste principale du premier bureau, début de son service militaire, numéro de matricule 1666..
1884: le 24 avril 1884 était née Alice Lebret au 15 place des Vosges.
1886: service militaire par tirage au sort de 1 an ou 5 ans, bons et mauvais numéros. Service au 50 ème régiment d'infanterie, domicilié à Périgueux et avant 15 place des Vosges à Paris.
1886: le 12 juin 1886, mariage à Paris (IV ème arr) avec Louise Pauline Pottier. Témoin: Auguste Adrien Bonneville âgé de soixante six ans, facteur d’instruments de musique, rue Corbeau, 9.
1887: service de 5 ans, libre cette année.
1888: le 29 septembre, témoin de mariage de Debonneetbeau de Coutelier Louis Ernest, Léon est domicilié au 4 avenue Parmentier, beau frère et luthier âgé de 27 ans.
1889 à 1895: Maison fondée en 1889. 4 avenue Parmentier, domicile et atelier. 
1896 à 1903: 8 avenue Parmentier.
1897: décès de son père au 15 place des Vosges, Paris (IVème)déclaré par Émile Lebret, fruitier et fils.
1901: Jules Knockaert, luthier, déclare habiter au 8 av. Parmentier du 28 janvier 1901 au 20 avril 1903. Vu sur ses états de service.
1903: vendeur: Lebret. Acheteur:X. Fonds d' instruments de musique, 8, av. Parmentier- 7 février 1903.
1903: annuaire almanach Didot Bottin: Lebret, instruments de musique en bois, av Parmentier, 8.
1904: annuaire almanach Didot Bottin: instruments de musique en bois : Sarlite av Parmentier 8. Note sur l'identité de X: Sarlit (sans e) veuve, Mélanie Caroline Agathe Branquart de son nom de jeune fille, a acheté un fonds piano-musique à Versailles, 16, Satory en juillet 1898 à Martin.
Vente du fonds d'instruments de musique situé au 8 av. Parmentier en date du 7 février 1903.
1905: mariage d'Alice Lebret le 12 octobre 1905 4 ème ardt. Paris: ...domiciliée avec ses père et mère rue Saint Antoine 113...en présence de Jules Léon Marie Knockaert, 33 ans luthier.
1903 à ? (après 1910): 113 rue Saint Antoine (IVème).
1911: recensement La Couture 1911: CELLES René, Louis né en 1901 à La Couture.
1913: musique adresses universel- L Lebret- 10 rue de Lesdiguières (IV è) - Fabricant de flûtes- Fond en 1889.
1914: annuaire du commerce Didot-Bottin-Lebret, instruments .de musique en bois, r. Lesdiguières., 10 , (4è). 
1921: annuaire du commerce Didot-Bottin-Lebret, instruments .de musique en bois, r. Lesdiguières., 10 ,(4è). 
1919: Jules Knockaert, luthier, déclare habiter au 29 av. de la Grande Ceinture (parc St Maur) à partir du 20 avril 1903 (adresse confirmée comme témoin au mariage d'Alice Lebret) et à partir du 18 janvier 1919 également. Vu sur ses états de service militaire.
1921: Musique adresses 1921: St Maur des Fossés : Lebret L., 29, avenue de la Grande Ceinture- Le Parc St Maur- Fabrique de flûtes (station Champigny).
1930: 04.06.1930-  PARIS. — Modification. -— Soc. LEBRET (Soc. des Anciens Établissements L. Lebret), 52, Picpus. — Transfert du siège à La Couture-Boussey (Eure). — 8 mai 1930. —J. S. S. (publ. du 28 mai 1930). 
1931: 3 novembre-Déclaration de faillite. Ancien établissements L Lebret- fabricant d'instruments de musique- 12 avenue Georges V. 
La succession Malerne daterait après le 8 mai 1930 et avant le 1 avril 1931, en considérant que sur le recensement de la Couture Boussey de 1931, Robert Malerne était déjà patron, ce recensement est daté du 1 avril.
1929-1939: listes électorales de Nogent le Rotrou (Eure et Loir): Lebret Léon, né le 6 juin 1862, Nogent le Rotrou, fabricant d'instrument de musique, 16 rue des tanneurs.
1942: Décès de Louis Léon Joseph Lebret le 29 juillet 1942, âgé de 80 ans à Nogent le Rotrou et sans profession.
1945-1948: listes électorales de Nogent le Rotrou (Eure et Loir): Lebret Alice femme Crocquevieille née le 24 avril 1884 à Paris 4è sans profession, 30 rue des Tanneurs.
1946: Recensement au 30 rue des Tanneurs en 1946 :
Crocquevieille Edmond né en 1875 chef mécanicien.
Lebret Alice née en 1884 épouse sans profession.
Pottier veuve Lebret Pauline belle mère née en 1862.

Source Le Nogentais archives d'Eure et Loir d'août 1942.



Etat civil de Jules Léon Marie Knockaert :
Né le 21 mars 1872 à Paris dans le 4 ème ardt, résidant à Paris 102 rue de Provence en 1892, luthier, fils de Julien Joseph Théophile Dieudonné...
Marié à Angers (Maine et Loire) le 25 juin 1930 avec Eulalie Jeanne Marie Désirée Lecarre.
Décédé à Angers (Maine et Loire) le 5 janvier 1969.
Note: mariage et décès sur Angers et à partir de 1930.

Vu sur flutes, flautists and makers (Andrew fairley):
...(parlant de L Lebret) in 1937-1938 he imported many clarinets and oboes to England. Soon after the business was taken over by Malerne.

Vu sur divers sources: approximations relevées de dates et numéro de série.
Flûte Lebret, numéro de série: 526; autour 1892.LEBRET/PARIS/526. Source vintage flute shop.
Flûte Lebret, numéro de série: 668; autour 1893. L.L/LEBRET/PARIS/668/Feur des Conservatoires. Source vintage flute shop.
Flûte Lebret, numéro de série: 1038; autour 1897.L.L/LEBRET/PARIS/1038/Feur des Conservatoires. Source vintage flute shop.
Flûte Lebret, numéro de série: 1176; autour 1898.L.L/LEBRET/PARIS/1176/Feur des Conservatoires. Source vintage flute shop.
Flûte Lebret, numéro de série: 1800; autour 1900.
Flûte Lebret, numéro de série: 3500; autour 1910.
Flûte Lebret, numéro de série: 4242; 1923.
Flûte Lebret, numéro de série: 4900; 1920?
Flûte Lebret, numéro de série: 4907; autour 1920.
Flûte Lebret, numéro de série: 5221; signée sur plaque  LEBRET PARIS.

Source Serial estimation of Vintage flute Shop: year/serial number.
1888/1-1891/346-1897/1036-1903/1776-1909/2526-1915/3276-1920/3901-1924/4285-1926/4477(René Celles)-1930/4861-1932/5053(Robert Malerne).
Note: sur recensement de la Couture, Robert Malerne est ouvrier chez Siour en 1926, patron en 1931, la date du transfert du siège au 8 mai 1930 est elle un préalable à la succession ?

Diffusion des instruments L Lebret par M. Malerne:
Catalogue Renoux autour de 1950: grande flûte modèle "LEBRET", spécial Paris: 28500 francs.
Catalogue Robert Martin de janvier 1956: grande flûte métal argenté Lebret à anneaux: 27885 francs.

Deux liens sont prévus pour cet article:
1) Instruments remarqués et filiation M. Celles.
http://luthiervents.blogspot.fr/search/label/Lebret.%20Instruments

2) Robert Malerne successeur.
https://luthiervents.blogspot.com/search/label/Malerne%20Robert