lundi 5 décembre 2011


Ernest Bénisch
Ernst Bénisch

L'ouverture de cette nouvelle fiche fait appel à votre contribution, si vous avez des sources sur ce facteur ou marchand, n'hésitez pas à faire de commentaire et je vous en remercie.





Voici un beau saxophone alto au grain intéressant, dans un état de conservation et de restauration idéal et après des recherches difficiles je vous transmet les pistes principales. Je ne sais s'il s'agit de la personne estampillée sur ce saxophone et j'espère trouver par ce biais, des témoignages le concernant.
Vu sur saxophone:
Saxophone alto argenté Ernest Bénisch- Paris Koeln; a Rh- n°2052- inscrit dans "fer à cheval": NO-PE  O-DE  SA-PE.


Vu sur Google livre:
Benisch, Ernest -Strakowitz 15.10.1893-Unt M- Köln.
Google map: Strakowitz: 38601 Strakonice.




ERNEST BENISCH:
SSN:056-16-2195 Né le: October 15, 1893 .décédé le: May 1, 1977, 83 years CA (Los Angeles).
CRT II Claims resolution tribunal:
List of Swiss bank accounts from the ICEP investigation
Benisch, Ernst
Benisch, Rosa [Strakonice, Czechoslovakia] [1]
Benisch, Rosa
Benisch, Ernst [Cologne, Germany] [1]
List of members of the american society of composers...
Benisch Ernest est inscrit antérieurement au 1 janvier 1936 à la SIAE: Sociétà italiana degli Autori ed Editori.
Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France MATTEOLI Jean, SIMON Yannick...Source Gallica. 
"À partir de 1933, aux immigrés venus de Russie, d’Italie et de l’Europe centrale, s’ajoutent des Allemands fuyant le nazisme et, parmi eux, de nombreux juifs. La crainte de voir s’installer en France un trop grand nombre d’artistes étrangers conduit le conseil d’administration de la SACEM à refuser massivement les candidats étrangers dont beaucoup trouvent refuge en Italie auprès de la Societa italiana degli autori ed editori (SIAE)."
Trouvé ce recueil:
Benisch, Ernest- Brieflicher Meisterkursus für Saxophonisten. Abschnitt 3, Technicien, Jazzen, HFT. 2- Cologne et / Rh, 1928 -. 20 p.
Benisch, Ernest- Master classes épistolaire pour les joueurs de saxophone. Section 3, Technicien, jazz, HFT. 2- Cologne et / Rh, 1928 -. 20 p.
Becs:
1)Vu sur Ebay de: Vintage Altsaxophonmundstück 3 * ETERNA * Ernst Benisch Made in France * Bahn 1.
2)Vu sur Ebay de: "spécial" dans ovale en pointillé, "Ernest Benisch- Made in France". Numéro 2. Ebonite avec virole maillechort collet. Le vendeur pense à un bec pour alto. Photo ci-dessous.
3)Vu sur notice en allemand intérieure étui de bec, Ernest Benisch Köln Machabaerstr. 65. Bec steel ebonite, anches Ernest Benisch inscrit en diagonale sur dessus talon.

Le saxophone ci-dessus a été acheté en Allemagne juste après la fin de la deuxième guerre mondiale.

Pistes à pourvoir: 
Cette fiche n'avance pas, en effet les contributions proposées en  tête d'article n'ont rien données et on ne trouve pas grand chose sur le net vraisemblablement parce que l'on considère être en présence d'un facteur . 
Un profil complexe se dégage de ces données, auteur, compositeur, éditeur, saxophoniste, enseignant et éventuellement facteur mais probablement, marchand de saxophones.  Il me parait peu vraisemblable que cette abondance de qualité, lui laissait assez de temps pour fabriquer, en était il capable?
Concernant le saxophone  ci-dessus, quel en serait le facteur? Mon idée est qu'il fut fabriqué pour ce marchand par Robert Drouet et voici les ressemblances qui élaborent cette piste. Le système d'octave est de même type, les profils de spatules de mi b et do graves aussi, également le travail de molette sur les viroles, la gravure fleurie est dans le jus de ses pavillons ainsi que l'estampille, gravée et non estampée, le type de garde de do grave est présent sur des saxophones de ce facteur ainsi que le profil de spatule de sol # en remarquant que la spatule de si b grave est nouvelle pour moi. L'entre deux pavillon- corps est aussi remarquable.
Pour abonder dans cette recherche sur son rôle de marchand, un nouveau fournisseur se profile par suite de la rencontre avec deux saxophones Benisch mis à la vente sur un site tchèque et slovaque.  Le premier, un alto argenté de même type que celui ci-dessus et de même origine, dans un état médiocre, plusieurs clés et pièces ayant disparues portant le numéro 1050 (encore un petit nombre). Le deuxième un soprano argenté avec anneau-support de pouce main droite évoquant Drouet et composé de clés observés sur des saxophones Guénot et Drouet, palonnier sol# identique avec spatule de si b caractérisée, forme rectangulaire des touches sol # et fa # coté, tiges de fa # coté et si b index en deux angles droits.  Voici la photo ci-dessous issue de l'un de ces sites, de ce soprano Benisch-éventuellement "Guénot, Douchet" ou "Drouet", le système d'octave non observé le préciserait et je ne suis pas au courant d'anneau de pouce main droite chez Guénot..



Pour ce qu'il s'agit des becs flammés en son nom, on ne sait actuellement qui les fabriquait? Certains becs sont estampillés made in France. Nous sommes face à un marchand tchèque, installé sur Cologne, fuyant la barbarie allemande et qui se fournissait entre autres et à découvrir, en France.

Christian me transmet les photos d'un bec métal pour ténor: tous mes remerciements.




Si l'on se réfère au document ci-dessous, n°2:
une table d'orchestre très fermée.


La ligature de ce bec est similaire aux becs Lelandais.
Voir ci-dessous


Source UlmQtiW.jpg


Source Ebay, pseudo euterpe31, bec alto Lelandais.

Source The statue of liberty & Elis island:
Benisch Ernest né en Tchécoslovaquie, arrivé à New York en 1936 à l'age de 43 ans sur le Lisenstein.

Remarquez que cet article date de 2011 et qu'en 2018, il n'y a aucun commentaire. Il existe d'autres sources allemandes au sujet:
http://www.sonic.de/index.php?eID=dumpFile&t=f&f=7187&token=b742b01daa88375c621a9240bca8a1cf40c7ff08
Ce texte est en allemand, je ne le comprend pas, cela parle de cette méthode, prise de bec et autres...
L'avantage de mon blog est de ne pas hésiter à proposer des pistes crédibles, menant à des facteurs, c'est ce qui le démarque de ce document.
Il est notable que la côte d'un ténor Bénisch est double par rapport à un ténor Drouet !

 Andreas me propose cette traduction:

"Bonjour, je suis tombé sur ce blog en cherchant des informations sur un bec des années 1930 portant le cachet Benisch ainsi que l'inscription "Eterna". Et j'ai trouvé l'article allemand dans Sonic, voici une traduction mécanique en français, je pense qu'il y a des choses intéressantes dedans:

Le hasard est de loin le plus grand allié de l'historien de la musique. On 
peut passer des heures, des jours, voire des semaines et des mois à 
chercher en vain une minuscule pièce du puzzle du passé, mais c'est 
précisément au moment où l'on ne s'y attend pas qu'elle nous tombe 
inopinément dans les mains. C'est ainsi que, dans le cadre de mes travaux 
de recherche pour ma thèse sur le jazz dans la République de Weimar, j'ai 
certes pressenti la possibilité d'apprendre quelque chose sur les 
saxophones vendus à la fin des années 1920 sous le nom de saxophones Ernest 
Benisch, mais j'ai eu beau chercher dans la littérature spécialisée, je 
n'ai trouvé aucune référence à cette marque de saxophone. J'avais renoncé à 
perdre mon temps à chercher un Ernest Benisch mystérieux, jusqu'à ce que, 
pour des raisons totalement différentes, je feuillette des piles de 
magazines de l'époque et que je tombe sur une publicité de 1928 qui 
promettait de faire du bruit :
"L'anche, le bec et le cours de maître par correspondance d'Ernest Benisch 
représentent le chemin le plus sûr et le plus droit pour devenir un maître 
saxophoniste". Découverte fortuite et coup de maître en même temps ! J'ai 
aussitôt commencé à chercher dans les annuaires professionnels de l'époque 
auxquels j'avais accès, mais contre toute attente, je n'y ai trouvé aucune 
trace d'Ernest Benisch. De simples carnets d'adresses historiques de 
Cologne m'ont alors apporté au moins un peu de clarté : en 1928, Benisch y 
est encore mentionné comme musicien à l'adresse indiquée dans sa publicité, 
qui lui servait probablement aussi de domicile, et en 1930, à la fois à son 
adresse privée et à une adresse professionnelle, comme marchand de musique 
ou d'instruments - mais toujours sous le nom d'Ernst Benisch. Probablement 
pour des raisons d'harmonie linguistique, Benisch a changé son prénom Ernst 
en Ernest comme partie de son nom d'artiste. On peut donc supposer que 
Benisch était un musicien qui, quelle qu'en soit la raison, a tenté sa 
chance dans le commerce de la musique. Afin d'établir d'autres données 
biographiques, il était de mon triste devoir, faute d'autres sources, de 
jeter un coup d'œil dans le "Lexikon der Juden in der Musik" (Dictionnaire 
des Juifs dans la musique), publié en 1940 "sur ordre de la direction du 
Reich du parti national-socialiste sur la base de documents officiels 
contrôlés par le parti", qui sert souvent aujourd'hui d'unique preuve 
historique des dates de naissance des musiciens de divertissement 
(persécutés) des années 1920. On y trouve l'entrée suivante : "Benisch, 
Ernest, *Strakowitz 15.10.1893, UntM - Coeln." Benisch n'y est cependant 
pas mentionné comme marchand de musique, mais seulement comme musicien de 
divertissement (UntM). Il ne donne pas non plus d'indications sur les 
instruments qu'il jouait. On peut néanmoins supposer qu'il s'agit ici 
d'Ernest Benisch, qui vendait également des saxophones à son nom. Tout cela 
soulevait une question fondamentale : Comment quelqu'un pouvait-il placer 
pendant plusieurs mois de la publicité dans un magazine à un endroit exposé 
- à savoir en dehors de la section publicitaire normalement prévue à cet 
effet et donc aux emplacements publicitaires normalement occupés par les 
grandes maisons d'édition musicale - tout en étant absent des principaux 
annuaires professionnels ? Eh bien, peut-être la période de son activité 
économique était-elle tout simplement trop courte pour laisser des traces 
notables en tant que marchand d'instruments. Mais Benisch avait 
probablement de bonnes raisons de faire de la publicité à grande échelle 
dans les magazines. En 1927, il a certes fait la promotion de sa "maison 
spécialisée et atelier de réparation pour saxophones de toutes marques" à 
Cologne, mais toute sa publicité s'adressait aux musiciens de 
divertissement, qui ont probablement appris l'existence de son magasin 
principalement par le biais du magazine Artist. Ces musiciens étaient 
dispersés dans tout le Reich allemand de l'époque et acceptaient 
généralement de se produire aux quatre coins du pays. En bref, la clientèle 
d'Ernest Benisch était en tournée.
C'est pourquoi Benisch avait, en plus de son magasin, un autre pilier 
économique qui correspondait à la réalité de la vie de ses clients : selon 
toute vraisemblance, il vendait ses saxophones, ses becs et ses anches 
principalement par correspondance. Or, à l'époque comme aujourd'hui, ne pas 
pouvoir tester un instrument de musique et ses accessoires dans un magasin 
présentait de sérieux inconvénients pour l'acheteur potentiel. C'est 
pourquoi, en 1927, Benisch proposait dans une annonce publicitaire 
d'envoyer le bec Ernest Benisch (Paris) à l'intéressé "contre remboursement 
pour un essai de 8 jours" et ajoutait : "S'il ne répond pas à vos attentes, 
vous pouvez nous le renvoyer contre remboursement dans les 8 jours". Ce 
modèle commercial, plus actuel que jamais, était donc déjà pratiqué à la 
fin des années 1920. C'est aussi dans cette optique qu'Ernest Benisch 
vantait ce cours de maître épistolaire pour saxophonistes, qui visait sans 
doute aussi les musiciens amateurs rarement sédentaires et devait leur 
permettre, où qu'ils se trouvent, de progresser sur leur instrument. Outre 
des explications générales sur l'entretien et la manière de jouer de 
l'instrument, on y trouve une leçon qui en dit long sur la compréhension 
que Benisch a de la pratique du saxophone, à savoir ses explications sur ce 
qu'il appelle l'approche sans pression. Il appelle cette méthode "non 
pressure method" et explique à ce sujet : "Le terme Ohne-Druck doit être 
correctement appelé : Ohne-Zähne-Druck, car il est évident qu'une certaine 
pression est nécessaire pour faire vibrer l'anche. Mais cette pression ne 
doit provenir que du muscle élastique que doit maintenant devenir votre 
lèvre inférieure, mais jamais des dents inférieures, qui sont recouvertes 
par une lèvre inférieure sans force". Les dents supérieures doivent 
cependant être fermement placées sur l'embouchure "sans pression 
excessive". Cette approche sans pression, que l'on aurait peut-être 
qualifiée aujourd'hui d'approche moderne non clarinettiste, permettrait 
selon lui d'utiliser une anche plus souple et une trajectoire moyenne à 
semi-ouverte. Les saxophones proposés par Benisch étaient annoncés - comme 
à l'époque - par des voix de musiciens. Pour ses saxophones soprano, alto 
et ténor, la douceur du son et la bonne intonation sont mises en avant. 
Pour le saxophone alto, un musicien du nom de Paul Möw atteste en outre 
d'une réponse facile et l'exprime en ces termes : "Un souffle suffit". Ces 
constatations s'accordent avec l'approche de non-pression prônée par 
Benisch. Il faut donc partir du principe que Benisch avait un certain idéal 
sonore, que l'on pourrait décrire aujourd'hui - seulement éventuellement et 
avec l'arrière-pensée que même les descriptions sonores actuelles sont 
rarement univoques - comme un son de saxophone doux, pauvre en harmoniques, 
donc comme une sorte d'approche subtone. Benisch lui-même parle d'un son 
feutré qui ne doit pas avoir de "coins et de bords" et qui doit 
être "exempt de tout son nasal, boisé ou métallique".
Pour revenir au point de départ de ma recherche : Il ne me serait 
probablement pas venu à l'idée de rechercher Ernest Benisch si je n'avais 
pas eu sous les yeux un saxophone alto Ernest Benisch argenté appartenant à 
la famille. Deux particularités ressortent de cet instrument : 
premièrement, le saxophone possède un trille en sol dièse qui permet de 
refermer la clé de sol dièse lorsque celle-ci est ouverte - il s'agit donc 
d'un mécanisme de trille en sol dièse. Deuxièmement, il présente un 
poussoir qui permet d'ouvrir la clé de mi bémol avec l'index de la main 
droite. Dans un tableau des doigtés, Benisch n'indique toutefois pas ce 
mécanisme pour le mi bémol aigu, mais en combinaison avec un do normalement 
doigté comme doigté auxiliaire pour le ré bécarre et le ré triple bécarre. 
On peut certainement avoir des avis divergents sur l'intonation des 
saxophones vintage. Mais sur cet exemplaire, il semble qu'il y ait un 
déficit considérable dans l'unité d'octave, ou plus simplement : 
l'instrument n'est pas juste derrière et devant. Seule une révision 
générale chez un spécialiste permettrait de savoir s'il s'agit d'un 
problème de construction ou simplement d'un manque de réglage fin. Mais si 
l'on suit les conseils d'Ernest Benisch sur l'approche "non-pressure", 
l'intonation s'améliore au moins un peu. L'instrument est livré avec une 
embouchure en bois portant les inscriptions "Eterna" et "Ernest Benisch 
Made in France". Sur la vis à anche, on peut lire "Ernest Benisch - Paris". 
Il pourrait donc s'agir globalement d'un instrument de fabrication 
française. Mais s'il s'agit d'un stencil, je ne sais pas encore qui en est 
le véritable fabricant. En 1933, Benisch proposait encore des saxophones, 
des becs et des anches portant la marque Favorit. C'est ici que s'arrête ma 
recherche de traces. On peut supposer qu'Ernest Benisch a émigré quelque 
temps après l'arrivée au pouvoir des nationaux-socialistes. Si l'on en 
croit les sites Internet spécialisés dans la généalogie, il devrait être 
décédé en 1977 à Los Angeles. Plus que les saxophones qu'il a distribués, 
ses explications sur l'approche ont une valeur historique, car elles 
donnent un aperçu de l'idéal sonore qui prévalait à l'époque ; un idéal 
sonore qui, selon lui, devait être très proche de la voix humaine.

Cordialement,
Andreas" 


Alain me transmet ce bec de soprano nu: tous mes remerciements. La piste Lelandais est envisagée !


Inscription: "EXTRA"- Dans ovale pointillé: 
Ernest Benisch- Made in France.

L'ouverture n'est pas précisée,  la chambre est ronde et
convoitable pour un soprano. Photos Alain.

Source Ebay, pseudo g.mu6, éventuellement alto 
trouvé dans étui de ténor. L:8,3 cm et ouverture 2.
Mes remerciements 
Similitudes troublantes pour cette estampille.
Deux types, EXTRA, SPÉCIAL.

Source Ebay kaufrausch-2016 soprano Benisch n°1007:


Ebay kaufrausch-2016 soprano benisch n°1007, mes remerciements.

Ebay kaufrausch-2016 soprano benisch n°1007, mes remerciements.

Ebay kaufrausch-2016 soprano benisch n°1007.

Ebay kaufrausch-2016 soprano benisch n°1007.


Ebay kaufrausch-2016 soprano benisch n°1007. 
Stencil Drouet, mes remerciements.
Ebay kaufrausch-2016 boite d'anches avec publicité bec et adresse.




Afin d'illustrer et de compléter cet article, si vous possédez un instrument de marque concernant ce(s) luthier(s), il serait louable de votre part de proposer des photos de celui ci afin de faire rebondir ce sujet en perpétuelle évolution. Toutes mes salutations musicales.

samedi 26 novembre 2011

-Louis, Léon, Joseph Lebret-
1862-1942

Cet article est un humble hommage aux grands noms de la facture française et se réfère à Monsieur Louis Lebret. Je partagerais ainsi avec vous la passion de cet instrument merveilleux en revenant épisodiquement sur des publications concernant la flûte traversière.
Voici des éléments de recherche personnels sur l'état civil de ce facteur, je vous laisse parcourir, ce qu'elle apporte de nouveau sur ce que vous sauriez déjà. 

 Mes remerciements à J P pour toutes tes superbes photos.

Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical: source Gallica B.N.F.
1893,94,95: LEBRET, 4, avenue Parmentier. Spécialité de flûtes cylindriques, hautbois et clarinettes. Modèles du Conservatoire.
1896: Lebret, 8, avenue Parmentier. Spécialiste de flûtes cylindriques, hautbois et clarinettes. Modèles du conservatoire.
1903: Instruments de musique L Lebret- Ex ouvrier de la maison Lot- Fournisseur des conservatoires, Sociétés Musicales, Musiques militaires, Lycées, Communautés, etc...- 8 avenue Parmentier (XIème)- PARIS- spécialité de flûtes métal, bois système Boehm- Procédé nouveau de fabrication défiant toute concurrence pour flûtes système Boehm en argent ou métal argenté- Modèle déposé N°8.311- Médaille d'or Paris 1897- Flûtes système Boehm en métal ou en bois dans tous les tons...
1905: Lebret 113 rue Saint Antoine (IVème) ci devant 8 avenue Parmentier. Nouvelle flûte métal modèle déposé.
1910: la commission spéciale chargée de l'examen pour la fourniture d'instruments de musique à l'armée, a dans sa séance annuelle du 2 décembre 1908, classé PREMIERE à l'unanimité la maison L Lebret, pour ses améliorations dans ses grandes flûtes; la justesse, la sonorité et la facilité d'émission incomparables sont telles que le ministre de la guerre l'a chargée à nouveau de cette fourniture pour les musiques militaires françaises en 1909.


Archives commerciales de France: Source Gallica B.N.F.
1)Vendeur: Lebret. Acheteur:X. Instruments de musique, 8, av. Parmentier- 7 février 1903.

2)04.06.1930-  PARIS. — Modification. -— Soc. LEBRET (Soc. des Anciens Établissements 
L. Lebret), 52, Picpus. — Transfert du siège à La Couture-Boussey (Eure). — 8 mai 1930. —J. S. S. (publ. du 28 mai 1930). 

3)Déclaration de faillite. Ancien établissements L Lebret- fabr. d'instruments de musique- 12 avenue Georges V-3 novembre 1931-


Publicité de 1913 sur Musique adresses universel:
Spécialité de flûte en métal et en bois système Boehm- L Lebret 10, rue de Lesdiguières, PARIS- Embouchure idéale- La maison Lebret a perfectionné l'embouchure de la flûte en métal système Boehm, de manière à obtenir dans les sons graves ou aigus, la pureté et l'homogénéité, ainsi qu'une grande intensité et une émission parfaite.

Lebret L., 10, rue de Lesdiguières, (IVème),- Fabr. de Flûtes.- Fond en 1889.


Langwill:
Louis Léon Joseph Lebret, 1888-c1932. Né en 1862, successeur Celles René en 1928 et Malerne Robert autour de 1932. Bibliographie: Lenski and Ventzke 1992.


Acte de mariage:
Le 12 juin 1886, acte de mariage de Louis Léon Joseph Lebret né le 6 juin 1862 à Nogent le Rotrou (Eure et Loir) soldat au 50 ème régiment d'infanterie demeurant à Périgueux (Dordogne) et avant 15 Place des Vosges à Paris fils majeur de Frédéric Joseph Lebret artiste musicien (professeur de musique sur acte de naissance de Louis Léon Joseph)et de Victoire Françoise Pottier, son épouse domiciliée à Paris rue de la Marre 77...d’une part et de Louise Pauline Pottier née le 5 mars 1862 à Nogent le Rotrou, découpeuse de papier dentelle demeurant à Paris place des Vosges 15, fille majeur de François Louis Pottier... veulent légitimer Alice née le 24 avril 1884...en présence de Auguste Adrien Bonneville âgé de soixante six ans, facteur d’instruments de musique, rue Corbeau, 9...
Vu sur "Au fil du temps, flûtes traversières du monde entier" (Peter Spohr):
Flûte L.L/LEBRET/PARIS/1860/Feur datée autour de 1905.

Essai de chronologie: en dates.
1862: naissance de Louis Léon Joseph Lebret, né le 6 juin 1862 à Nogent le Rotrou (Eure et Loir). Année de naissance de Adolphe Hennebains. Son père Frédéric Joseph Lebret était professeur de musique et âgé de 41 ans.
1872: si l'information des dix années de formation et travail dans les ateliers Lot est vraie, Louis aurait commencé son apprentissage à 10 ou 11 ans, ce qui paraitrait tôt ?
Il paraitrait que dans le catalogue de 1902, il fait mention de son apprentissage à 16 ans; en 1878, Louis Lot s'était retiré, c'est la période de son successeur, M. Vilette.
1875: "Ce fut une des dernières, car il se retira en 1875 à Chatou." Pierre Constant parlant de M. Louis Lot. M. Villette repris la succession de son ami M. L Lot. M. Bernard Duplaix (collectionneur et auteur d'un bel article sur L Lot paru dans la Traversière n°21/55 oct-nov-déc 1996) donne avril 1876.
1882: Debonneetbeau successeur de Villette. Louis Léon Joseph Lebret apparaît sur les listes de recrutement de la liste principale du premier bureau, début de son service militaire, numéro de matricule 1666..
1884: le 24 avril 1884 était née Alice Lebret au 15 place des Vosges.
1886: service militaire par tirage au sort de 1 an ou 5 ans, bons et mauvais numéros. Service au 50 ème régiment d'infanterie, domicilié à Périgueux et avant 15 place des Vosges à Paris.
1886: le 12 juin 1886, mariage à Paris (IV ème arr) avec Louise Pauline Pottier. Témoin: Auguste Adrien Bonneville âgé de soixante six ans, facteur d’instruments de musique, rue Corbeau, 9.
1887: service de 5 ans, libre cette année.
1888: le 29 septembre, témoin de mariage de Debonneetbeau de Coutelier Louis Ernest, Léon est domicilié au 4 avenue Parmentier, beau frère et luthier âgé de 27 ans.
1889 à 1895: Maison fondée en 1889. 4 avenue Parmentier, domicile et atelier. 
1896 à 1903: 8 avenue Parmentier.
1897: décès de son père au 15 place des Vosges, Paris (IVème)déclaré par Émile Lebret, fruitier et fils.
1901: Jules Knockaert, luthier, déclare habiter au 8 av. Parmentier du 28 janvier 1901 au 20 avril 1903. Vu sur ses états de service.
1903: vendeur: Lebret. Acheteur:X. Fonds d' instruments de musique, 8, av. Parmentier- 7 février 1903.
1903: annuaire almanach Didot Bottin: Lebret, instruments de musique en bois, av Parmentier, 8.
1904: annuaire almanach Didot Bottin: instruments de musique en bois : Sarlite av Parmentier 8. Note sur l'identité de X: Sarlit (sans e) veuve, Mélanie Caroline Agathe Branquart de son nom de jeune fille, a acheté un fonds piano-musique à Versailles, 16, Satory en juillet 1898 à Martin.
Vente du fonds d'instruments de musique situé au 8 av. Parmentier en date du 7 février 1903.
1905: mariage d'Alice Lebret le 12 octobre 1905 4 ème ardt. Paris: ...domiciliée avec ses père et mère rue Saint Antoine 113...en présence de Jules Léon Marie Knockaert, 33 ans luthier.
1903 à ? (après 1910): 113 rue Saint Antoine (IVème).
1911: recensement La Couture 1911: CELLES René, Louis né en 1901 à La Couture.
1913: musique adresses universel- L Lebret- 10 rue de Lesdiguières (IV è) - Fabricant de flûtes- Fond en 1889.
1914: annuaire du commerce Didot-Bottin-Lebret, instruments .de musique en bois, r. Lesdiguières., 10 , (4è). 
1921: annuaire du commerce Didot-Bottin-Lebret, instruments .de musique en bois, r. Lesdiguières., 10 ,(4è). 
1919: Jules Knockaert, luthier, déclare habiter au 29 av. de la Grande Ceinture (parc St Maur) à partir du 20 avril 1903 (adresse confirmée comme témoin au mariage d'Alice Lebret) et à partir du 18 janvier 1919 également. Vu sur ses états de service militaire.
1921: Musique adresses 1921: St Maur des Fossés : Lebret L., 29, avenue de la Grande Ceinture- Le Parc St Maur- Fabrique de flûtes (station Champigny).
1930: 04.06.1930-  PARIS. — Modification. -— Soc. LEBRET (Soc. des Anciens Établissements L. Lebret), 52, Picpus. — Transfert du siège à La Couture-Boussey (Eure). — 8 mai 1930. —J. S. S. (publ. du 28 mai 1930). 
1931: 3 novembre-Déclaration de faillite. Ancien établissements L Lebret- fabricant d'instruments de musique- 12 avenue Georges V. 
La succession Malerne daterait après le 8 mai 1930 et avant le 1 avril 1931, en considérant que sur le recensement de la Couture Boussey de 1931, Robert Malerne était déjà patron, ce recensement est daté du 1 avril.
1929-1939: listes électorales de Nogent le Rotrou (Eure et Loir): Lebret Léon, né le 6 juin 1862, Nogent le Rotrou, fabricant d'instrument de musique, 16 rue des tanneurs.
1942: Décès de Louis Léon Joseph Lebret le 29 juillet 1942, âgé de 80 ans à Nogent le Rotrou et sans profession.
1945-1948: listes électorales de Nogent le Rotrou (Eure et Loir): Lebret Alice femme Crocquevieille née le 24 avril 1884 à Paris 4è sans profession, 30 rue des Tanneurs.
1946: Recensement au 30 rue des Tanneurs en 1946 :
Crocquevieille Edmond né en 1875 chef mécanicien.
Lebret Alice née en 1884 épouse sans profession.
Pottier veuve Lebret Pauline belle mère née en 1862.

Source Le Nogentais archives d'Eure et Loir d'août 1942.



Etat civil de Jules Léon Marie Knockaert :
Né le 21 mars 1872 à Paris dans le 4 ème ardt, résidant à Paris 102 rue de Provence en 1892, luthier, fils de Julien Joseph Théophile Dieudonné...
Marié à Angers (Maine et Loire) le 25 juin 1930 avec Eulalie Jeanne Marie Désirée Lecarre.
Décédé à Angers (Maine et Loire) le 5 janvier 1969.
Note: mariage et décès sur Angers et à partir de 1930.

Vu sur flutes, flautists and makers (Andrew fairley):
...(parlant de L Lebret) in 1937-1938 he imported many clarinets and oboes to England. Soon after the business was taken over by Malerne.

Vu sur divers sources: approximations relevées de dates et numéro de série.
Flûte Lebret, numéro de série: 526; autour 1892.LEBRET/PARIS/526. Source vintage flute shop.
Flûte Lebret, numéro de série: 668; autour 1893. L.L/LEBRET/PARIS/668/Feur des Conservatoires. Source vintage flute shop.
Flûte Lebret, numéro de série: 1038; autour 1897.L.L/LEBRET/PARIS/1038/Feur des Conservatoires. Source vintage flute shop.
Flûte Lebret, numéro de série: 1176; autour 1898.L.L/LEBRET/PARIS/1176/Feur des Conservatoires. Source vintage flute shop.
Flûte Lebret, numéro de série: 1800; autour 1900.
Flûte Lebret, numéro de série: 3500; autour 1910.
Flûte Lebret, numéro de série: 4242; 1923.
Flûte Lebret, numéro de série: 4900; 1920?
Flûte Lebret, numéro de série: 4907; autour 1920.
Flûte Lebret, numéro de série: 5221; signée sur plaque  LEBRET PARIS.

Source Serial estimation of Vintage flute Shop: year/serial number.
1888/1-1891/346-1897/1036-1903/1776-1909/2526-1915/3276-1920/3901-1924/4285-1926/4477(René Celles)-1930/4861-1932/5053(Robert Malerne).
Note: sur recensement de la Couture, Robert Malerne est ouvrier chez Siour en 1926, patron en 1931, la date du transfert du siège au 8 mai 1930 est elle un préalable à la succession ?

Diffusion des instruments L Lebret par M. Malerne:
Catalogue Renoux autour de 1950: grande flûte modèle "LEBRET", spécial Paris: 28500 francs.
Catalogue Robert Martin de janvier 1956: grande flûte métal argenté Lebret à anneaux: 27885 francs.

Deux liens sont prévus pour cet article:
1) Instruments remarqués et filiation M. Celles.
http://luthiervents.blogspot.fr/search/label/Lebret.%20Instruments

2) Robert Malerne successeur.
https://luthiervents.blogspot.com/search/label/Malerne%20Robert

mardi 22 novembre 2011

Combiné saxophones ténor, soprano:

Document original: US 4341146 (A). 27 juillet 1982.
Inventeur: Louis B MASSA, Bergenfield, N J.
Application numéro: 231.682
Classement: 5 février 1981.
Si vous éprouvez autant de plaisir à jouer le saxophone soprano, le ténor et que vous désirez prendre deux fois plus votre pied.
Pour éviter les impressions de déjà vu ou pour ne pas copier l'illustre Roland Kirk tout simplement.
Ne pas vous lester inutilement tout en acceptant de laisser de coté votre coté narcissique, ne pas confondre instrument à vent et instrument à vampe.
Si vous avez gardé le goût des vieilles caisses (des étuis et non pas celles équipées de klaxon) que les housses "flight" ont remplacées, le sur-mesure conviendrait.
Luthier vents à cherché pour vous dans les bases de brevet d' EPO- Espacenet et a trouvé une solution: le "saucissonnage".
Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux. Devise de Frédéric Chopin.
Those people who never laugh are not serious people.

samedi 12 novembre 2011

-COUSIN Jean Léon et Henri-
-PIHAN Henri et Marcel-
 -Facteurs vents LYON-

Une estampille de marchand et détaillant, le facteur, Pierret;
 le marchand, Pihan; le détaillant, Champel.


L'origine de cet article est inspiré des grandes maisons de facture instrumentale lyonnaise (voir article sur Couturier) ainsi que de la rencontre avec un saxophone alto au son étonnant.
Le sujet est important, il concerne plusieurs grands noms de l'histoire des instruments à vent et je vous propose de survoler les deux premiers facteurs, Messieurs Sautermeister et Muller, illustres luthiers, fabricants d'instruments et concepteurs d'avant garde.
Pierre Constant: source J.P. COGNIER- R. TERRIER.
"...fondée par François Sautermeister, à Lyon, en 1809. Ce facteur se signala en 1812 par l’invention d’un curieux instrument qu’il nomma basse-orgue. Il était parfaitement cylindrique jusqu’au pavillon et recourbé comme le basson, il avait pour embouchure un bec semblable à celui de la clarinette et produisait plus de 3 octaves par demi-ton. Le pavillon pouvait se remplacer par un globe ou par un tube percé de part en part. En 1827, Sautermeister imagina une basse d’harmonie ou nouvel ophicléide, à 11 clés, perce conique et pavillon évasé, dont le son tenait du buccin et du ((p 345)) serpent. Les instruments de ce facteur sont très rares, une seule clarinette en cuivre, à 9 clés, déjà signalée (La Facture, p. 168) nous est connue. Il mourut en 1830 et sa veuve continua avec son neveu Louis Muller pendant quelques années, après quoi, il resta seul jusqu’à son décès, qui survint en 1867 (Dans le Catalogue du musée du Conservatoire, G Chouquet a indiqué comme époques d’exercice de ce facteur 1835-55 (page 136) et 1830-60 (page 166).
Ce facteur fut très inventif ; en 1835, il donna aux pistons une perce plus forte ; en 1838, il fit un système de cor à 2 pistons percés de trois trous au lieu de quatre et actionnés par des touches ou boutons, à volonté ; en 1846, il construisit une clarinette-basse à deux corps parallèles en forme de basson, descendant à l’ut, qu' il proposa pour remplacer le basson, puis, une clarinette à 14 clés et 4 anneaux dont un spécimen est au Conservatoire (n° 539) ; en 1855, ce fut une contrebasse à anche à corps parallèle, également en forme de basson, descendant une octave au dessous de cet instrument, à perce cylindro-conique, pavillon en cuivre et disposition nouvelles des clés, qu’il appela muller-phone. Ses cornets à 2 et 3 pistons furent jugés les plus satisfaisants en 1855 (méd. De 2eme classe). Peu après la mort de Muller, M. Jean-Léon Cousin, né à Paris le 30 janv. 1843, se rendit acquéreur de son fonds (sept. 1868) ; il avait fréquenté les classes entretenues au conservatoire par le ministre de la guerre, alors qu’il était musicien au 2e génie, et obtenu un 3e accessit de clarinette au concours de 1863. M . Cousin ((p 346)) enseigne actuellement cet instrument à l’école de musique de Lyon, succursale du Conservatoire de Paris. Comme facteur, cet artiste a remporté deux médailles d’argent (1878-89) ; il a imaginé un système d’instruments à 5 piston sur lequel nous nous sommes étendu dans la Facture (p 138) ; il est encore l’auteur d’un entre-deux articulé, servant à monter et à démonter instantanément les instruments à pistons, faits avec un tube sans soudure."
Pour information, ces facteurs sont présents sur le blog de René Pierre:
http://rp-archivesmusiquefacteurs.blogspot.fr/search?updated-min=2013-01-01T00:00:00%2B01:00&updated-max=2014-01-01T00:00:00%2B01:00&max-results=1

Cousin Jean Léon et Henri:
Contrairement au texte ci-dessus, erreur répercutée sur le "Langwill" qui s'en est inspiré concernant la date et le lieu de naissance de M. Cousin père, j'ai consulté les recensements de population du quai Saint Vincent aux périodes intéressées.

Recensement de 1921: au 19 quai Saint Vincent.
Cousin Henri né en 1876 dans le Rhône luthier patron
Cousin Berthe née en 1874 dans le Rhône professeur épouse.
Cousin Jean né en 1843 B Pyr père industriel patron.

Recensement de 1926: au 19 quai Saint Vincent.
Cousin Henri né en 1876 dans le Rhône employé.
Cousin Berthe née en 1874 dans le Rhône épouse.

Acte de décès de Cousin Jean Léon:
"Le quinze novembre mille neuf cent vingt cinq à neuf heures: Jean Léon Cousin né le vingt janvier 1843 à Pau (Basses Pyrénées), fils des feus Pascal et Antoinette Renault, veuf de Alix Suzanne Renault, ancien industriel, est décédé en son domicile quai Saint Vincent numéro 19...Sur la déclaration de Charles Boquin, cinquante ans, employé domicilié rue Victor Hugo 51."
Remarquez le changement de statut professionnel de son fils Henri, luthier en 1921 et employé en 1926.
Sur l' acte de naissance de Jean Léon: son père, Pascal Cousin, âgé de 39 ans, était en garnison à Pau, chef de musique au 25 ème régiment d'infanterie en ligne.

Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical : source Gallica.
"1896-Marchands d'instruments de musique: Cousin, Quai saint Vincent 30.
Facteurs d'instruments de musique en cuivre: Cousin, Quai saint Vincent 30. 1910-Marchands d'instruments de musique: Cousin, Quai saint Vincent 30.
Président de la chambre syndicale des instruments de musique de Lyon.
Facteurs d'instruments de musique en cuivre: Cousin, Quai saint Vincent 30.
Luthier: Cousin, Quai saint Vincent 30. (cuivre)."

Participation aux expositions universelles: source Malou HAINE.
"Lyon 1872:
Médaille d'argent- Cousin Louis- passage Couderc- Lyon- Instruments de musique.
Paris 1878: catalogue. Cousin (L) 9 place des Célestins Lyon. Instruments de musique.
Instruments à vent en bois:
Médaille d'or- Cousin L- Lyon Rhône- Instruments à vent en bois et en cuivre.
Instruments à vent en cuivre et instruments à percussion:
Médaille d'argent- Cousin L- Lyon Rhône- Instruments à vent en bois et en cuivre, d’une bonne fabrication.
Paris 1889:
Instruments à vent en bois:
Médaille d'argent- Cousin Léon (anc Muller)- Lyon Rhône- Instruments à vent en bois et en cuivre.
Instruments à vent en cuivre et instruments à percussion.
Médaille d'argent- Cousin L- Lyon Rhône- Instruments à vent en bois et en cuivre."

Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical : source Gallica.
"1896-Marchands d'instruments de musique: Cousin, Quai saint Vincent 30.
Facteurs d'instruments de musique en cuivre: Cousin, Quai saint Vincent 30.
1910-Marchands d'instruments de musique: Cousin, Quai saint Vincent 30.
Président de la chambre syndicale des instruments de musique de Lyon.
Facteurs d'instruments de musique en cuivre: Cousin, Quai saint Vincent 30.
Luthier: Cousin, Quai saint Vincent 30. (cuivre)."

Musique adresses universel 1913:
Cousin L., 30 quai Saint Vincent- Instruments bois et cuivre. Fond en 1830 CSF Lyon.

Bulletin des lois de la république française: source Gallica.
159201, brevet de quinze ans, 17 décembre 1883; Cousin représenté par Delaj.. à Paris, rue Saint-Sébastien n°45, cornet à piston perfectionné.

Revue française de musique. Le 15/09/1906: Chronique Lyonnaise; Source Gallica.
HISTOIRE DE CLARINETTES 
M. Léon Cousin, facteur d'instruments de musique et professeur de clarinette au Conservatoire de Lyon, m'a adressé la lettre suivante. 
Monsieur le Directeur de la Revue Musicale de Lyon : 
"Il vient de me tomber par hasard entre les mains un numéro de votre journal dans lequel se trouve le compte rendu des concours du Conservatoire. La classe de clarinette n'a pas en l'avantage de mériter vos éloges. Je le regrette tout en tenant compte que les opinions sont libres et que l'appréciation des critiques n'a, en somme, d'autre valeur que celle que leur accorde le lecteur. Mais je me permettrai de compléter votre article en rectifiant une légère erreur. Il semblerait d'après vous que tous mes élèves se servent de ces clarinettes lyonnaises que je fabrique. Hélas! il n'en est rien. Vous pouvez attribuer sans crainte à l'infériorité du professeur les défauts de sonorité que vous avec si bien remarqués, car, malgré mes catalogues (à votre service d'ailleurs), et malheureusement pour moi, la plupart de mes élèves arrivent au Conservatoire déjà pourvus d'une clarinette que je ne leur ai pas vendue. 
Je suis donc moins favorisé que le critique qui, à défaut d'autres, peut au moins imprimer sa prose dans un journal à lui. 
Vous m'obligeriez en insérant la présente lettre afin de détromper les lecteurs qui pourraient supposer, d'après votre article, que j'use de ma qualité de professeur pour aider à la vente de mes clarinettes. 
Et, certain que vous ferez droit a ma demande, je vous prie d'agréer, etc. L. COUSIN."


Tous mes remerciements Mehdi pour cet échange concernant ce ténor en ut 
que faute d'agrandissements, nous n'avons pas pu avancer sur son origine.

Etats de service de Henri Auguste Cousin en 1896,  matricule 821 Lyon sud. archives du Rhône.
Henri Auguste Cousin né le 18 juillet 1876 à Lyon 2ème ardt, profession facteur d'instruments, fils de Jean Léon et de Suzanne Renault, domiciliés Lyon mée. Saint Barthélémy, 36 dans le 5ème ardt. Engagé volontaire du 17 octobre 1894 au 18 septembre 1897... Localités successives habitées: 
Le 27 septembre 1899 Quai Saint Vincent 20...
Le 16 avril 1909 Lyon 26 quai Saint Vincent...


Pihan Henri et Marcel:


Recensement de 1926: au 30 quai Saint Vincent.
Pihan Henri né en 1869 à Paris fabricant d'inst de musique.
Pihan Berthe née en 1871 à Paris épouse.
Pihan Marcel né en 1891 à Paris fils.
Pihan Berthe Annette née en 1893 à Paris fille.
Pihan Marcelle née en 1898 à Brasles. Belle fille.

Recensement de 1931:
Pihan Henri né en 1869 à Paris ouvrier inst de musique.
Pihan Marcel né en 1891 à Paris fils fabricant
Pihan Berthe née en 1893 à Paris fille.
Pihan Marcelle née en 1898 à Brasles.

Recensement de 1936:
Pihan Henri né en 1869 à Paris (IV) père ouvrier inst de musique.
Pihan Marcel né en 1891 à Paris (XI) fils fabricant
Pihan Berthe née en 1893 à Paris fille.
Pihan Marcelle née en 1898 à Brasles.

Note: la succession est éventuellement due à l'origine du décès de Jean Cousin, fin 1925. La famille Pihan est absente en 1921 et présente en 1926.

Annuaire Fournier de la Drome de 1926: source Gallica.
INSTRUMENTS DE MUSIQUE PIHAN, 30, quai Saint Vincent, Lyon.

Note: la demande de parution dans cet annuaire daterait de 1925, le décès de Jean Léon Cousin au 15/11/1925 déclare qu'il était ancien industriel. Le recensement de 1921 précise sa fonction d'industriel. Cela indiqueraient une succession établie du vivant de Jean Léon et en considérant que son fils, étant employé en 1926, ne désirait pas reprendre la tête de l'entreprise; Henri Pihan succédait déjà en 1925.  

Musique adresses universel 1924:

Pihan H, 30 quai Saint Vincent-

Musique adresses universel 1929:
Pihan H (Succ Cousin), 30 quai Saint Vincent- Fabricant d'instruments à vent, bois et cuivre et pièces détachées - Réparations- Fond en 1830.

Acte de naissance de Pihan Henri, Auguste:
Henri, Auguste est né le 22 mars 1869 à midi et déclaré le 23, au 4 rue de Birague (Paris) chez sa mère, Marie, âgée de vingt et un ans, blanchisseuse et de père non dénommé.
Décédé à Dormans (Marne) le premier février mille neuf cent quarante six.

Acte de naissance de Pihan Marcel, Henri:
Marcel, Henri est né le 9 mars 1891 à Paris (XI) et déclaré le 11, au 64 rue Fontaine au Roi chez ses parents, Henri, Auguste déclare être facteur d'instruments de musique, son épouse Berthe Mahussier est âgée de vingt ans, profession cartonnière. Mariés le 4 juillet courant.
Témoins: Victor Nez 35 ans facteur d'instruments de musique domicilié au 10 rue du Chalet.
Edmond Brishle 24 ans facteur d'instruments de musique domicilié 101 rue Saint Charles.
Marcel est décédé à Reims (Marne) le 9 mars 1985.

Journal officiel de la république française du 5 septembre 1949:
Pihan (Marcel-Henri) administrateur de section de la société mutualiste les médaillés militaires, à Dormans.



Exposition universelle de Paris 1900: source Malou HAINE.
"Médaille d'argent en tant qu'ouvrier de la maison Schoenaers H (anciennement Millereau) 66 rue d'Angoulême Paris: Pihan Henry Maison Schoenaers- Millereau (Bois, cuivres, divers). Instruments à vents en cuivre à pistons et à clefs, instruments à vents en bois, instruments à percussion, batteries, accessoires d'instruments en cuivre et en bois. "
Éventuellement une connaissance de Louis Pierret, ex ouvrier de Millereau, l'ombre d'une sous traitance en saxophone avec M. Louis Pierret se précise. Nous sommes en présence d'un "stencil" Pierret type "corps embouti" n°118X provenant de la rue Béranger et dans un état d'usure avancée.

Une sous traitance plus évidente est mis à jour avec les établissements Beaugnier (voir stencils), j'en parlerai en suite à cet article.


Etats de service militaire de Henri Auguste Pihan classe 1889:
...résidant à Paris, rue Fontaine au Roi, 64. Ouvrier en instruments de musique. 1890: ajourné, 1891: ajourné:1892: services auxiliaires.
Adresses successives habitées:
16 décembre 1895, 97,rue d'Angoulême Paris.
15 mai 1896, 29 rue Moret Paris.
23 août 1900, 62, rue Compans Paris.
7 mars 1907, 10, quai des Filoirs Château Thierry.
28 novembre 1910, Etampes (Con de Château Thierry) ouvrier d'usine.
3 septembre 1914, Paris XIè 56, rue Fontaine au Roi.
25 novembre 1914, Château Thierry, 68, r Carnot.

Vu sur documents:
Enveloppe à en tête: MANUFACTURE D'INSTRUMENTS DE MUSIQUE- Établissements Pihan- Lyon, 30, Quai Saint Vincent, 30- Lyon. Datée de 1932.

Vu sur Ebay:
Deux documents: 4 pages avec 2 photos de la manufacture et des modèles recommandés et un 8 pages de tarifs, les 2 datés de 1934 et 1935. Un catalogue avec note manuscrite vers 1936.

Annuaire industriel, répertoire général de la production française. 1935 et 1938. Source Gallica.
Clairons. Pihan (Henri), 3o, q. St-Vincent, Lyon, Rhône.
Note: il n’est pas sur les rubriques autres instruments à vent. Flûtes, saxophones et autres bois et cuivres. Ce document indique seulement une activité de facteur de clairons. Ce qui expliquerait la présence de "stencils" vendus sous cette enseigne.
Il resterait à concevoir l'année de disparition de l'entreprise, Marcel Pihan était âgé de soixante ans en 1951 et nous le saurons éventuellement par la suite. En remerciant vivement les auteurs des sources pour leur professionnalisme et leurs références.

Stencils: 
Alto Beaugnier:


Saxophone alto Beaugnier signé Pihan, mes remerciements à l'auteur, identité du photographe à préciser. Numéro de série difficilement lisible: 55XX.

Afin d'illustrer et de compléter cet article, si vous possédez un instrument de marque concernant ce(s) luthier(s), il serait louable de votre part de proposer (et d'envoyer!) des photos de celui ci afin de faire rebondir ce sujet en perpétuelle évolution. Toutes mes salutations musicales.